Inventair : VMC double flux sans tuyaux

23 janvier 2012

Voici une technologie VMC double flux étonnante, une alternative sans tuyaux, idéal pour la rénovation.

Les VMC-DF (Ventilation Mécanique Contrôlée Double Flux) permettent de ventiler sa maison en limitant les pertes thermiques. Le système est composé de deux réseaux de ventilation, l’un aspire l’air neuf, l’autre extrait l’air vicié. Un échangeur permet de récupérer des calories à l’air chaud sortant pour le transmettre à l’air froid entrant. On limite ainsi les pertes thermiques dues au chauffage de l’air neuf.

Le problème de cette technologie est qu’elle peut être très coûteuse et complexe à mettre en place dans le cas d’une rénovation. Difficile d’installer un double réseau de ventilation complexe dans une maison non prévue pour ça à l’origine. Pour pallier à ça, une société allemande, a développé un système de VMC-DF sans tuyaux, renommé Inventair (ou Inventer) en France.

Le système est une bouche d’aération à deux cycles de 70 secondes. Dans un premier temps, la bouche extrait l’air vicié de la maison qui va transmettre son énergie à un accumulateur céramique situé dans le système. Au cycle suivant le système fera entrer l’air extérieur qui récupérera cette même énergie sur l’accumulateur. C’est aussi simple que cela. Il faut au moins un extracteur par pièce et tout les 20/30 m², et on recommande d’y mettre deux modèles, qui fonctionneront en alternance.

Le principal avantage de cette technologie est sa simplicité d’installation en rénovation, même s’il faut le réseau électrique et le lien avec le régulateur pour chaque modèle. Le coût de fonctionnement est limité, les premières versions annonçaient un coût de 16€/an pour une maison de 120 m², avec des rendements allant de 70 à 90%.

Le système a toutefois ses inconvénients : création de nouveaux ponts thermiques dans la paroi (= pertes de chaleur), pertes pour l’insonorisation extérieure, et un bruit de ventilation et de changement de cycle perceptible.

A noter que d’autres constructeurs proposent une technologie équivalente en France, tel Atlantic, sous le nom extracteur d’air DF individuel (ici).


Solarwall, avoir de l’air chaud simplement

17 octobre 2010

La technologie SolarWall utilise l’énergie solaire pour chauffer l’air alimentant la ventilation des grands bâtiments.

La simplicité du système rappelle un peu le principe du puit canadien, et bien c’est justement une entreprise canadienne, Conserval Engineering, qui est a développé SolarWall. Le principe : Un revêtement métalique microperforé est intallé en façade sud d’un grand bâtiment, à 30 cm du mur. L’air passe par les microperforations du revêtement, qui lui transmet alors sa chaleur accumulée par rayonnement. Les pertes thermiques du batîment de la façade sud ajoute même un surplus de chaleur au système. L’air réchauffé sera ensuite envoyé dans le système de ventilation.

Le principe est simple, déclinable en plusieurs versions, et joue toujours un rôle en été puisqu’il devient une couche d’isolation supplémentaire, en empêchant la rayonnement d’atteindre le mur exposé sud du bâtiment. L’air chaud produit en été sera simplement rejeté à l’extérieur cette fois. Cela fait 30 ans que cette technique a fait ses preuves Outre-Atlantique, mais de grands projets voient le jour en Europe. Le magasin Auchan Miskolc en Hongrie évalue à présent son retour sur investissement sur 4 à 5 ans plutôt que sur les 6 ou 7 prévus initialement. 

Conseval Engineering étudie à présent très sérieusement l’idée de combiner cette technologie au photovoltaïque. La chaleur dégagée par les cellules serait évacuée par ce système, ce qui permettrait en plus d’améliorer le bilan photovoltaïque, qui diminue avec l’augmentation de température.


Objectifs de la RT 2012

20 juillet 2010

La Réglementation Thermique 2012 promet une grande avancée dans le secteur du bâtiment.

La nouvelle réglementation RT 2012, sortie tout droit des cartons du Grenelle de l’Environnement, promet de grandes évolutions énergétiques dans le bâtiment. Et il en est temps : A lui tout seul, le bâtiment représente plus de 40% de la consommation d’énergie en France, représentant environ 2 tonnes de CO2 rejetées par habitant et par an. Par comparaison, c’est comme si chaque français avait fait 16 fois le trajet Paris-Marseille en voiture individuelle (rejet moyen d’une voiture en France : 160g/km).

La RT 2012 fixe notamment comme objectif une consommation maximum pour les nouveaux logements de 50 kWh/m²/an, la moyenne actuelle étant aux alentours de 260 kWh/m²/an ! Si on regarde la réglementation actuelle, il s’agit en fait de ne construire plus que des Bâtiments Basse Consommation (BBC). Et c’est tout à fait faisable, les méthodes sont nombreuses, connues et complémentaires :

  • Conception réfléchie dans la forme globale du bâtiment. (implantation et orientation).
  • Isolation performante du bâtiment (murs et vitrages), avec retour à l’isolation extérieure.
  • Ventilation améliorée, grâce notament à la VMC double flux.
  • Système de chauffage performant (Pompe à chaleur, chaudière bois, gaz à condensation).
  • Utilisation de matériaux renouvelables, de proximité.
  • Intégration des énergies renouvelables (le solaire thermique est devenu incontournable).

Bien entendu cela entraîne une augmentation du coût de construction, de l’ordre de 10 à 15%, mais à relativiser du fait de l’immense économie engendrée sur le long terme. La généralisation et la mise en place avancée de la RT2012 en 2011 aux bâtiments tertiaires et publics devraient aider à la baisse des prix.


Le Puits Provençal ou Canadien

8 octobre 2009

Comment ventiler une maison à température confortable, à moindre frais d’entretien ? Réponse, le puits canadien ou puits provençal.

A savoir : Grâce à sa grande inertie thermique [*], le sol reste à une température moyenne constante en profondeur. Dans nos régions, le sol reste ainsi à une température d’ environ 15°C, à 1.5 m de profondeur, et ceci en toute saison.

Ventiler, c’est renouveler l’air de la maison par de l’air extérieur. Or, en plein hiver, on rechigne à ouvrir la fenêtre, et on fait rechauffer l’air entrant par la ventilation. Le puits canadien, c’est un système de préchauffage naturel : l’air entre par des gaines de ventilation enterrées sur des dizaines de mètres. L’air est plus froid que le sol et se réchauffe ainsi avant de passer dans la VMC [*]. Du coup, on a moins à chauffer.

puit provençal

Etonnant de voir comment on peut économiser de l’énergie avec un système composé essentiellement de simples gaines. Le plus beau, c’est qu’en été, le système est inversé : l’air se refroidit grâce au sol. On parle ici de puits provençal, l’homologue du puits canadien.

Pour les prix, on estime les coûts de matériel de 150 à 300 € si vous êtes déjà équipé de VMC, auquel il faut ajouter les coûts de main-d’oeuvre. Il s’agit donc d’un moyen simple, peu coûteux, qui a depuis très longtemps fait ses preuves, et sobre en énergie.