Bientôt le photovoltaïque organique ?

1 septembre 2013

Le Photovoltaïque Organique sera-t-il pour bientôt un matériau courant dans l’industrie ?

OPV film

Le photovoltaïque organique (OPV, ou photovoltaïque de 3ème génération) présente de nombreux avantages, à commencer par son mode de fabrication. Il s’agit d’« imprimer » des couches fines de molécules courantes (comme le carbone, et l’azote, d’ailleurs simples à recycler) avec des techniques ne nécessitant pas de température élevées. Potentiellement déjà, cela signifie une production à coûts réduits, avec un retour énergétique court (durée de fonctionnement nécessaire pour compenser l’énergie pour sa fabrication). Simple et flexibles, ces OPV peuvent s’installer facilement, sans surpoids sur les structures, et ont plusieurs couleurs possibles (actuellement rouge, bleu, vert, semi-transparent).

En revanche, leur rendements s’avèrent moins bons que le photovoltaïque classique (4 à 6%, contre 10 à 15%), les grosses installations de productions électriques s’en passeront, et la durée de vie bien plus courts (3-5 ans). De nombreux produits à durée de vies courtes pourraient s’en satisfaire.

En fin de compte, ils sont plus légers, plus flexibles, de formes et de couleurs variables, et potentiellement moins coûteux à produire que ceux de la filière classique. Parmi les différentes applications possibles, les OPV seraient intéressants dans différentes situations :

  • Les systèmes embarqués lourds (véhicules)
  • Les systèmes embarqués légers (sacs à dos)
  • L’amélioration des performances d’appareils demandant de l’autonomie (téléphones, ordinateurs)
  • L’application sur des matériaux de toutes sortes (parois, fenêtres)

Actuellement, la filière est en phase de pré-industrialisation, les chercheurs travaillant toujours sur le rendement des OPV, sur les différentes couleurs, le prolongement de la durée de vie, et surtout le mode de fabrication.

Quelques entreprises travaillant dessus : DisaSolar, Heliatek, Dracula Technologies…


Glasswing, le panneau photovoltaïque français

14 avril 2013

Une petite entreprise française est à l’origine du premier panneau photovoltaïque éclairant.

SNAsolar est une SCOP (société coopérative et participative), basée en Normandie, qui a mis au point un panneau photovoltaïque équipé de LED, pour s’en servir directement comme éclairage. Cette innovation permettrait de gérer facilement la lumière (et un peu d’énergie) dans certains endroit isolés.

Glasswing

Tout en continuant à produire de l’énergie, ce panneau, équipé de deux couches de verre, transmet et contrôle directement la lumière par les LED intégrées (configuration personnalisable). Ce panneau protège ainsi de l’ensoleillement tout transmettant l’éclairage nécessaire, suivant les besoins.

En somme, c’est comme les petites lampes de jardins solaires, à un niveau supérieur.

Et tant qu’à parler d’amener la lumière dans des endroits difficiles, je vous présente une initiative simple et originale, qui a été développée aux Philippines : le bouteille solaire.

Vive la créativité.


Nouvelles du Solar Décathlon 2012

26 septembre 2012

La compétition du Solar Décathlon 2012 a démarré il y a quelques jours à Madrid.

Rappelons que dans ce concours, des équipes universitaires doivent créer un bâtiment de 70m² utilisant comme seule énergie l’énergie solaire. Les différentes équipes du mondes entier présentes sont départagées grâce à un barème reprenant 10 points spécifiques (voir article du 25/03).

[MAJ 01/10/2012 :]

Parmi tous les projets innovants qui ont été représenté, le projet français CANOPEA, gérée par la Team Rhones-Alpes, a terminé en tête du classement.

Leur projet représente un collectif de petits immeubles qui permettent entre autres, de profiter d’un étage vivable complet (avec vue à 360°), de profiter d’installations communes (avec une proximité de voisinage tolérable), de profiter d’espaces verts nombreux, et d’avoir un meilleur accès aux services de quartiers et de transports. Et tout cela même en plein centre urbain !

(Plus d’informations sur  le projet CANOPEA)


Solar Impulse traverse les mers

6 juin 2012

Solar Impulse, l’avion solaire, a fait son premier voyage intercontinental en joignant Madrid à Rabat, le tout sans carburant.

Et une performance de plus à l’actif de Bertrand Piccard, co-fondateur du projet. Après un premier vol de nuit en juillet 2010 (26 heures), et un premier vol international en mai 2011 (Suisse-Belgique : 13 heures), voilà à présent à son actif le premier voyage aérien intercontinental réalisé uniquement à partir d’énergie renouvelables.

Pour rappel, d’une envergure de 63,4m (comme un Airbus 340) pour seulement 1600 kg, l’avion Solar Impulse est équipé de 12.000 cellules photovoltaïques pour stocker l’énergie solaire dans des batteries, qui les redistribue aux 4 moteurs électriques de l’appareil (40 CV au total).

L’objectif n’est évidemment pas de faire avancer nos avions de lignes avec les énergies renouvelables, mais de prouver le fort potentiel de ces nouvelles énergies.

Solar impulse a terminé son périple ce mardi 05 juin 2012, après environ 17 heures de vol. La prochaine étape sera de poursuivre vers Ouarzazate, lieu où sera construite la future centrale solaire marocaine. Tout un symbole.

lien


Dessaler l’eau de mer avec l’énergie solaire

28 mai 2012

L’Algérie se lance dans la production verte d’eau potable.

Présenté au forum Asie-Afrique sur l’énergie durable, le projet expérimental de la ferme solaire de Saida, en Algérie relance les orientations du pays dans la recherche d’énergies alternatives. Cette ferme s’inscrit dans le projet général SSB (Sahara Solar Breeder), développé en partenariat avec 6 universités et deux agences japonaises.

Le projet prévoit aussi la création d’un pôle technologique du photovoltaïque dans la région, qui entraînerait un développement économique et un développement de la recherche. A la clé, on compte aussi une nouvelle création d’emploi et de formations professionnelles de différents niveaux.

Cette ferme devrait alimenter dès 2015 une usine de désalinisation de l’eau de mer. Ce développement est donc essentiel dans un pays très dépendant aux énergies fossiles et en manque d’eau potable.


Solar Decathlon, édition 2014 à Versailles

25 mars 2012

Le Solar Décathlon est un concours dans lequel des équipes universitaires doivent créer un bâtiment de 70m² utilisant comme seule énergie l’énergie solaire.

Organisé depuis 2010 sur le sol européen, par le Département américain de l’énergie, ce concours se fait en alternance avec le Solar Decathlon USA. L’édition 2012 aura lieu en septembre en Espagne, tandis que la France a obtenu l’organisation de l’édition 2014, non loin de Versailles.

Chaque équipe est évaluée selon dix critères, avec les points répartis comme suit :

  1. Architecture : 120 points
  2. Ingénierie et construction : 80 points
  3. Efficacité énergétique : 100 points
  4. Bilan d’énergie électrique : 120 points
  5. Confort : 120 points
  6. Equipements et fonctionnement : 120 points
  7. Communication et sensibilisation du public : 80 points
  8. Industrialisation et viabilité du marché : 80 points
  9. Innovation : 80 points
  10. Durabilité : 100 points

Pour l’édition 2012 à Madrid, notons que la France y sera représentée par 2 équipes : la Team Aquitaine-Bordeaux-Campus et la Team Rhône-Alpes. Cette dernière réunissant des étudiants de l’ENSAG (école nationale supérieure d’architecture de Grenoble), de l’ENSAL (école nationale supérieure d’architecture de Lyon), et de Polytech Annecy-Chambéry.

Un concours universitaire de haute qualité, qui sert de vitrine technologique aux bâtiments propres.


L’Espagne ouvre deux nouvelles centrales héliothermodynamiques

17 mai 2011

Déjà leader mondial dans ce domaine, l’Espagne creuse son écart avec le reste du monde sur l’énergie héliothermodynamique.

Deux nouvelles centrales ont été mises en service : « La Dehesa »  et Extresol-2, respectivement installée par les entreprises Renovables Samca et Cobra Energia, dans la région de Badajoz. Elles représentent à elles deux 100MW de puissance.

Ce genre d’annonce risque de se répéter de plus en plus fréquemment. En effet, depuis la première centrale PS10, de 11MW, installée en mars 2007 proche de Séville, l’Espagne a mis un grand coup d’accélérateur. C’est ainsi près de 3000 MW de centrales héliothermodynamiques qui sont en construction ou annoncées en Espagne à l’heure actuelle.