Les recherches françaises sur le gaz de schiste auront lieues… en Algérie.

6 janvier 2013

Un accord devrait voir le jour pour permettre aux scientifiques français de faire de la recherche sur l’exploitation du gaz de schiste en Algérie.

Parmi le conclusions du voyage en Algérie de François Hollande et de son impressionnant cortège, voici une information qui était passée discrètement avant les vacances de Noël. C’est Laurent Fabius qui avait dévoilé cette information.

Fabius_BouteflikaOn sait le sujet sensible en France, sujet qui est probablement la ligne rouge à ne pas franchir pour le maintien de l’entente EELV-PS. Alors, bien que François Hollande ait assuré qu’il n’y aurait pas d’exploitation sous son quinquennat, il avait laissé tout de même entendre que la recherche d’une autre méthode d’exploitation pouvait être soutenue, afin de pouvoir un jour contourner la fracturation hydraulique et ses conséquences environnementale désastreuses (voir ici et).

Le pouvoir politique algérien a visiblement beaucoup moins de soucis à tester des méthodes sur son sol, qui pourront lui être profitables sans gros investissement si les recherches aboutissent. Il va sans dire que la population y ignore probablement plus les conséquences faute d’un débat aussi médiatique que celui ayant eu lieu en France… pour le moment en tout cas.

Rappelons que plusieurs études soutienne que le gisement français en gaz de schiste est un des plus important d’Europe. Dans le même temps, un rapport de la Commission européenne évoque une empreinte écologique pour son exploitation bien plus importante que pour le gaz naturel

Pour ne pas bousculer l’opinion, faisons ça chez le voisin. Quand la recherche se donne un petit air colonialiste.

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Les hydrates de méthane

25 février 2012

Les recherches accélèrent pour récupérer ces nouveaux hydrocarbures., qui représentent toutefois un danger important.

Les hydrates de méthane se forment dans certaines conditions spécifiques, coincées dans la glace, dans les régions arctiques ou dans les sédiments marins (à moins 500m). Potentiellement, les ressources des hydrates de méthane représentent deux fois les ressources de pétroles et de charbon réunies. Les hydrates de méthane sont probablement la dernière ressource d’hydrocarbure capables d’assurer, à ce rythme de consommation, notre avenir énergétique.

(voir le blog NaturenDanger)

Pour exploiter ce gaz, une nouvelle méthode est testée sous la houlette des ministères des énergies américains et japonais. Pour ne pas fragiliser les couches de glace, on injecte du CO2 en remplacement du méthane compris dedans, autrement dit en retirant du gaz, on stocke dans le même temps du CO2 nocif pour l’atmosphère : à la fois intéressant écologiquement et financièrement pour les plate-formes.

Toutefois, ce type d’exploitation nécessiterait un contrôle parfait pour éviter une fragilisation des sols, ou un rejet massif du méthane dans l’atmosphère (qui a un impact bien plus fort que le CO2 sur l’effet de serre). Si cela arrive, le naufrage d’un pétrolier passerait pour propre en comparaison.

Cette actualité montre surtout que l’augmentation du prix des hydrocarbures classiques, la peur du nucléaire, et l’augmentation toujours croissante des besoins autorisent à présent une recherche de ressources beaucoup plus chères à l’exploitation, et plus polluantes aussi.


La fusion nucléaire reproduite par des lasers

31 mai 2009

Les conditions de fusion nucléaire retrouvées grâce aux lasers.

L’avantage des lasers est de pouvoir transporter sans presque aucune pertes ou modifications une très grande intensité au niveau d’un point précis. Avec une telle énergie déployée si précisement, on créé des conditions de pression et de température suffisante (mais toutefois infernales !) pour amorcer la fusion des éléments présents, fusion qui peut apporter 10 fois plus d’énergie que celle fournie par les lasers. Chambre sphérique du NIF

Le 10 mars dernier, le NIF (National Ignition Facility) ont fait tourner les faisceaux de leurs 192 lasers sur un cylindre d’un demi-millimètre de diamètre, lui-même placé dans une chambre sphérique de 10m de diamètre. Opération réalisée : les lasers se sont tous déclenchés en même temps (les 192 !) et ont permis d’atteindre une énergie phénoménale de 1.1 MJ. Le but de cette expérience est d’étudier le comportement de la matière, étape déterminante pour une conception d’un réacteur adapté à la fusion.

Les physiciens américains ont donc lancé les expériences de fusion véritable. Leurs homologues français du CEA devraient leur emboîter le pas prochainement en activant les 240 faisceaux du Laser MégaJoule (LMJ), dimensionné pour atteindre les 1.8 MJ !

Science&Technology, article du 30 mars 2009 à propos du NIF (en anglais)