La C-1 de Lit Motors, l’hybride scooter-voiture

20 octobre 2014

Le projet C-1 de Lit Motors est un nouveau modèle de deux-roues qui combine les performances d’une moto avec le confort d’une voiture. A savoir, une consommation et un encombrement réduit, et une position assise à l’abri des intempéries.

lite-motorOr, comment s’assurer que le deux-roues tienne debout tout seul, s’il n’y a pas moyen de poser le pied par terre au Stop ? Grâce à une technologie innovante et pleine de promesses : un système gyroscopique qui équilibre automatiquement le véhicule, grâce à deux volants d’inertie installés sous le siège conducteur sous le siège conducteur et tournant à 10 000 tours par minute. Les résultats sont assez impressionnants et même prometteurs en cas d’accident.

Techniquement, le C-1 a un poids à vide de 360 kg, pour 2,8 mètres de long, 1,4 mètres de hauteur, et 1 mètre de large. 100 % électrique, il est annoncé une vitesse de pointe de 160 km/h et 320 kilomètres d’autonomie, bien au-delà des standards actuels. Cela étant bien sûr à vérifier en phase de commercialisation.

Des pré-commandes ont déjà été passées, majoritairement en Etats-Unis. Si le lancement arrive à prendre, le constructeur annonce un prix aux alentours de 16/17.000€.

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Alimenter une lampe avec la chaleur du corps humain

23 septembre 2013

Une jeune canadienne présente son invention au Google Science Fair 2013.

lampe-torche-alimentee-par-la-chaleur-corporelleElle a 15 ans, mais Ana Makosinski a de l’imagination et du talent. Elle a créé une lampe de poche… alimentée par la chaleur du corps humain. En effet, cette lampe est équipé de capteurs sur lesquels reposent la main de l’utilisateur, et la différence de température créé un faible courant capable d’alimenter les quelques LED de la lampe.

Cette lampe fonctionne selon un principe bien connu de la thermodynamique : l’effet Seebeck. Si on applique des températures différentes à un couple de matériau, un différentiel électrique apparaît à la jonction des deux matériaux. C’est l’effet inverse d’un autre effet bien connu, l’effet Peltier, où deux matériaux soumis à un courant électrique change de température, l’un en froid, l’autre en chaud. Ce dernier principe est utilisé pour le refroidissement de certains petits systèmes, comme l’électronique.

Le courant électrique ou l’écart de température ne sont que d’une faible valeur, mais Ana Makosinski prouve ici que cela peut suffire pour une petite lampe. Et à l’avenir, pourquoi pas des appareils médicaux alimentés directement par le corps humain ?

Remarque : le Google Science Fair est un événement annuel où différents jeunes inventeurs internationaux sont conviés pour présenter leur invention. Le 23 septembre 2013, Ana Makosinski a été décernée gagnante dans la catégorie des 15-16 ans.


Bientôt le photovoltaïque organique ?

1 septembre 2013

Le Photovoltaïque Organique sera-t-il pour bientôt un matériau courant dans l’industrie ?

OPV film

Le photovoltaïque organique (OPV, ou photovoltaïque de 3ème génération) présente de nombreux avantages, à commencer par son mode de fabrication. Il s’agit d’« imprimer » des couches fines de molécules courantes (comme le carbone, et l’azote, d’ailleurs simples à recycler) avec des techniques ne nécessitant pas de température élevées. Potentiellement déjà, cela signifie une production à coûts réduits, avec un retour énergétique court (durée de fonctionnement nécessaire pour compenser l’énergie pour sa fabrication). Simple et flexibles, ces OPV peuvent s’installer facilement, sans surpoids sur les structures, et ont plusieurs couleurs possibles (actuellement rouge, bleu, vert, semi-transparent).

En revanche, leur rendements s’avèrent moins bons que le photovoltaïque classique (4 à 6%, contre 10 à 15%), les grosses installations de productions électriques s’en passeront, et la durée de vie bien plus courts (3-5 ans). De nombreux produits à durée de vies courtes pourraient s’en satisfaire.

En fin de compte, ils sont plus légers, plus flexibles, de formes et de couleurs variables, et potentiellement moins coûteux à produire que ceux de la filière classique. Parmi les différentes applications possibles, les OPV seraient intéressants dans différentes situations :

  • Les systèmes embarqués lourds (véhicules)
  • Les systèmes embarqués légers (sacs à dos)
  • L’amélioration des performances d’appareils demandant de l’autonomie (téléphones, ordinateurs)
  • L’application sur des matériaux de toutes sortes (parois, fenêtres)

Actuellement, la filière est en phase de pré-industrialisation, les chercheurs travaillant toujours sur le rendement des OPV, sur les différentes couleurs, le prolongement de la durée de vie, et surtout le mode de fabrication.

Quelques entreprises travaillant dessus : DisaSolar, Heliatek, Dracula Technologies…


Solar Impulse across America

8 mai 2013

Mission 2013 : Solar Impulse fait sa conquête des Etats-Unis.

Après avoir volé traversé la mer méditerranée l’an dernier, l’avion solaire, équipé de panneaux photovoltaïques, a pris le pari de traverser les Etats-Unis, d’ouest en Est. Solar Impulse a débuté à San Francisco et atteindra New York, après des haltes à Phoenix, Dallas, Saint Louis, et Washington.

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Année 2013, Solar Impulse à l’assaut de l’Amérique. Et pour 2015, un tour du monde ?

Site : Solar Impulse


EWICON et INVELOX, deux nouvelles éoliennes innovantes

20 avril 2013

De nouvelles propositions d’éoliennes apparaissent régulièrement, en voici deux prototypes récents : EWICON et INVELOX.

EWICONEWICON (lien vidéo) est un prototype d’une entreprise néerlandaise, qui se distingue par son innovation majeure : il s’agit d’une éolienne sans pales ! Son principe, en vulgarisant : des particules d’eau chargées positivement essayent de joindre la polarité négative de la structure, ce serait bien plus simple si le vent n’allait pas dans l’autre sens, repoussant ces particules, et créant ainsi une tension, donc de l’électricité.

Deux prototypes sont actuellement installés et en cours de test, avec l’objectif d’atteindre les rendements standards des éoliennes. L’intérêt de ce système est son caractère silencieux, vu qu’il n’y a aucune pièce métallique en mouvement, et les multiples possibilités de dimensionnements possibles. Tout cela fait d’EWICON un futur candidat idéal pour l’éolien urbain.

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INVELOXINVELOX, d’un caractère un peu plus classique, propose simplement de canaliser le vent, pour en augmenter sa vitesse, avant d’en récupérer son énergie. Il se présenterait ainsi plutôt sous la forme d’une cheminée.

La force de cette éolienne serait de produire de l’énergie à partir d’une vitesse de vent plus faible, donc de fonctionner plus régulièrement. De plus, les modèles seraient ainsi plus réduit que les concurrentes classiques, à mâts. L’INVELOX est encore en phase de test dans le Minnesota, et espère pouvoir être proposé en 2013.


Transformer de l’air en pétrole

3 février 2013

Des ingénieurs britanniques ont trouvé un moyen de créer un carburant de synthèse à partir de l’air ambiant.

Air Fuel SynthesisL’opération effectuée par les ingénieurs de Air Fuel Synthesis consiste à capter, par réactions chimiques et par électrolyse, le CO2 et l’hydrogène contenu dans l’air, puis de recombiner les deux produits en méthanol, utilisable en temps que carburant. On fait ainsi coup double : on produit du carburant, en récupérant du CO2 de l’atmosphère, en quelque sorte en « recyclant » ce gaz à effet de serre.

En trois mois, ils ont été capable de produire… 5L de carburant. Air Fuel Synthesis envisage de construire une unité d’ici 2-3 ans capables de produire 1 tonne par jour, soit environ 7 barils de carburant. Une bien belle performance, même si, bien sûr, c’est peu comparé aux 80 millions de barils extraits chaque jour dans le monde.

L’inconvénient principal tient aussi au fait que l’opération demande de l’énergie (électricité pour l’électrolyse). Pour être intéressante il faudrait pouvoir combiner l’opération avec des énergies renouvelables.

Même si on est loin, voici le pas dans le rêve d’extraire un carburant de l’air ambiant, utilisable immédiatement.


PSA met au point le moteur hybride à air comprimé

30 janvier 2013

PSA, qui s’attache à développer des véhicules hybrides, propose un véhicule utilisant de l’air comprimé.

Après l’hybride Diesel/Electrique typique, voici le modèle Essence/Air comprimé. Sorti du centre de recherche de Vélizy, l’objectif est d’offrir une alternative à l’électricité dans les modèles hybrides.

En effet, le rôle de l’air comprimé et de l’électricité sont exactement les mêmes : récupérer de l’énergie à certains moments, lors du freinage par exemple, pour pouvoir la restituer par la suite aux roues. Sur un petit modèle, le segment de voiture visé, le couplage avec l’air comprimé permettrait une économie de 30% de carburant par rapport à un modèle tout essence, permettant d’atteindre au moins les 3L/100 km.

Avantage par rapport à l’électricité ? Une technologie 2 fois moins chère essentiellement. Mais probablement un moyen aussi de contourner les problèmes d’approvisionnement de matières très demandées telles le lithium.

PSA envisage une développement commercial d’ici 2016.