Alimenter une lampe avec la chaleur du corps humain

23 septembre 2013

Une jeune canadienne présente son invention au Google Science Fair 2013.

lampe-torche-alimentee-par-la-chaleur-corporelleElle a 15 ans, mais Ana Makosinski a de l’imagination et du talent. Elle a créé une lampe de poche… alimentée par la chaleur du corps humain. En effet, cette lampe est équipé de capteurs sur lesquels reposent la main de l’utilisateur, et la différence de température créé un faible courant capable d’alimenter les quelques LED de la lampe.

Cette lampe fonctionne selon un principe bien connu de la thermodynamique : l’effet Seebeck. Si on applique des températures différentes à un couple de matériau, un différentiel électrique apparaît à la jonction des deux matériaux. C’est l’effet inverse d’un autre effet bien connu, l’effet Peltier, où deux matériaux soumis à un courant électrique change de température, l’un en froid, l’autre en chaud. Ce dernier principe est utilisé pour le refroidissement de certains petits systèmes, comme l’électronique.

Le courant électrique ou l’écart de température ne sont que d’une faible valeur, mais Ana Makosinski prouve ici que cela peut suffire pour une petite lampe. Et à l’avenir, pourquoi pas des appareils médicaux alimentés directement par le corps humain ?

Remarque : le Google Science Fair est un événement annuel où différents jeunes inventeurs internationaux sont conviés pour présenter leur invention. Le 23 septembre 2013, Ana Makosinski a été décernée gagnante dans la catégorie des 15-16 ans.

Publicités

Glasswing, le panneau photovoltaïque français

14 avril 2013

Une petite entreprise française est à l’origine du premier panneau photovoltaïque éclairant.

SNAsolar est une SCOP (société coopérative et participative), basée en Normandie, qui a mis au point un panneau photovoltaïque équipé de LED, pour s’en servir directement comme éclairage. Cette innovation permettrait de gérer facilement la lumière (et un peu d’énergie) dans certains endroit isolés.

Glasswing

Tout en continuant à produire de l’énergie, ce panneau, équipé de deux couches de verre, transmet et contrôle directement la lumière par les LED intégrées (configuration personnalisable). Ce panneau protège ainsi de l’ensoleillement tout transmettant l’éclairage nécessaire, suivant les besoins.

En somme, c’est comme les petites lampes de jardins solaires, à un niveau supérieur.

Et tant qu’à parler d’amener la lumière dans des endroits difficiles, je vous présente une initiative simple et originale, qui a été développée aux Philippines : le bouteille solaire.

Vive la créativité.


L’ Energie de Noël, exemple de Paris

25 décembre 2011

Les illuminations de Noël nécessitent en France une puissance d’environ 1300 MW. Soit la production d’un réacteur nucléaire.

Certaines villes agissent directement pour réduire leur consommation. La ville de Paris, par exemple, annonce avoir réduit cette source de consommation de 480.000 à 50.000 kWh en 5 ans, ce qui équivaut à la consommation d’énergie annuelle d’une dizaine de ménages parisiens. La décoration des Champs-Elysées, par exemple, innove complètement cette année, avec un design plus « moderne » (qui fait certainement plus de déçus que de satisfaits), et un système de guirlandes miroirs pour profiter encore plus de l’éclairage normal de l’avenue.

Le 3/4 de la consommation finale en France vient des ménages, l’autre quart des collectivités. Le développement des LED dans les décorations est un grand bien pour limiter cette consommation. Pensez-y !

Et Joyeux Noël !


Quelle lampe choisir ? (2) : les halogènes et les LED

27 mai 2011

La fin des ampoules à incandescence est en cours, il va falloir se tourner vers d’autres sources d’éclairage.

Lampes halogènes

Principe : Il s’agit d’une lampe à incandescence améliorée, le filament échauffe un gaz halogène (tel le brome ou l’iode) qui produit de la lumière. C’est en de nombreux points l’ampoule la plus proche de incandescence.

Efficacité lumineuse : 14 lumen/W

Prix : 4-5€

Durée de vie : 2 ans

Allumage : instantané

Utilisation recommandée : La lumière étant très naturelle, elle est très adaptée en cuisines et pour les salles de bain (pour que les légumes/fruits/viandes et le visage n’aient pas une couleur blafarde). De plus, puisque l’ampoule résiste bien aux allumages répétitifs, c’est la lampe la plus adaptée aux couloirs et zones de passage.

A savoir : La lampe halogène est la moins intéressante en terme d’économie d’énergie, elle est plus un choix par défaut là où les fluocompactes et les LED ne sont pas très adaptées. Il n’y a pas de filière de retraitement en fin de vie, des études ont montré qu’une filière de recyclage serait bien trop polluante : à jeter dans les ordures ménagères.

Lampes LED

Principe : La diode électro-luminescente (LED) est un matériau semi-conducteur qui émet de la lumière bleue quand il est traversé par un courant, un composé chimique à sa surface convertie cette lumière de la couleur souhaitée (blanche notamment).

Efficacité lumineuse : 50-80 lumen/W

Prix : 10-40€

Durée de vie : 10-25 ans

Allumage : instantané

Utilisation recommandée : De prix élevé et de qualité variable, la LED ne sert encore à l’heure actuelle que dans certaines niches, pour les particuliers. Elle est recommandée pour la lecture (n’éblouit pas), en extérieur (car non sensible au froid), pour les décorations et les veilleuses (allumage prolongé), et pour tout ce qui est lampe de poche.

A savoir : C’est la lampe la plus économe en énergie, et de grande durée de vie. Elle attend sa démocratisation. En attendant qu’un recyclage spécifique soit créé pour recycler le germanium, les lampes usagées seront à jeter dans les verres et métaux.


Quelle lampe choisir ? (1) : les lampes fluocompactes

23 mai 2011

La fin des ampoules à incandescence est en cours, il va falloir se tourner vers d’autres sources d’éclairage.

La prochaine étape dans le retrait des ampoules à incandescence est la fin de la vente des ampoules de plus de 40W le 31 août prochain. L’arrêt total est prévu pour le 31 décembre 2012 pour toutes les autres catégories.

Trois technologies existent en remplacement : les lampes fluocompactes, les lampes halogènes, et les LED. Quelles sont les caractéristiques de chacune de ces technologies? Tâchons d’y répondre.

Pour comparer les lampes, oublions le Watt (qui ne correspondait qu’aux lampes à incandescence), et parlons Lumen (flux lumineux) car chaque technologie ne consomme pas la même quantité d’énergie pour une dose de lumière définie. A savoir aussi : une année de fonctionnement correspond pour les professionnels à 1000h d’utilisation, et les couleurs des lumières sont variables suivant la technologie et la température de chauffe.

Lampe Fluocompacte

Principe : Excités par un courant électrique, des atomes de mercure émettent des UV, qui seront ensuite convertis en lumière visible en traversant la paroi tapie de poudre fluorescente.

Efficacité lumineuse : 45-70 lumen/W
Prix : 7-8€
Durée de vie : 5-10 ans
Allumage : de 0,5 secondes à 2 min

Utilisation recommandée : Les salons et les chambres, avec une ambiance chaleureuse (c’est-à-dire avec une lampe 3000K), ou dans les plafonniers de bureau, garages ou ateliers en lumière froide (5000K).

A savoir : Le mercure est toxique, en cas de casse, aérez la pièce et quittez-la pendant 15 min. Épongez ensuite avec du papier absorbant. N’oubliez pas de recycler ! (les revendeurs doivent proposer la récupération des lampes usagées)