Prix Nobel de Physique 2014 pour les LED

11 octobre 2014

Les diodes électroluminescentes (LED), et en particulier celles qui émettent dans le bleu, viennent d’être récompensées par le prix Nobel de physique 2014, pour trois chercheurs : Isamu Akasaki et Hiroshi Amano (Nagoya, Japon) et Shuji Nakamura (Santa Barbara, Californie).

LED nobel 2014

Au début des années 1990, les deux premiers ont été les premiers à obtenir, à partir de composants semi-conducteurs, une lumière bleue d’une grande intensité et stable dans le temps, là où elles étaient rouges et vertes depuis 1962. Nakamura a lui réussi à industrialiser le procédé pour pouvoir les produire en série.

LED bleuesL’apport des trois chercheurs a donc été de permettre d’obtenir des lampes à basse consommation, qui sont nettement moins consommatrices en énergie que les lampes à incandescence, et possède une durée de vie bien meilleure (voir article de 2011).

L’académie suédoise souligne dans son communiqué : “Le 20e siècle a été éclairé par les ampoules à incandescence, le 21e siècle sera éclairé par les lampes à LED”. L’éclairage consomme 20% de l’énergie mondiale, l’institut de physique de Londres a estimé récemment que cette technologie pourrait faire baisser cette valeur à 4%.

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Dessaler l’eau de mer avec l’énergie solaire

28 mai 2012

L’Algérie se lance dans la production verte d’eau potable.

Présenté au forum Asie-Afrique sur l’énergie durable, le projet expérimental de la ferme solaire de Saida, en Algérie relance les orientations du pays dans la recherche d’énergies alternatives. Cette ferme s’inscrit dans le projet général SSB (Sahara Solar Breeder), développé en partenariat avec 6 universités et deux agences japonaises.

Le projet prévoit aussi la création d’un pôle technologique du photovoltaïque dans la région, qui entraînerait un développement économique et un développement de la recherche. A la clé, on compte aussi une nouvelle création d’emploi et de formations professionnelles de différents niveaux.

Cette ferme devrait alimenter dès 2015 une usine de désalinisation de l’eau de mer. Ce développement est donc essentiel dans un pays très dépendant aux énergies fossiles et en manque d’eau potable.


Le Japon sans nucléaire

1 avril 2012

Depuis le lundi 26 mars 2011, il ne reste au Japon plus qu’un seul réacteur nucléaire en fonctionnement.

Le dernier réacteur encore en activité est sur l’île d’Hokkaïdo (nord), l’énergéticien Tepco n’a quand à lui plus aucune centrale sous son contrôle encore en activité. Cela est dû à un immense chantier de maintenance et de test, voire de rénovation lancé à l’échelle national. Et d’ici un mois environ, le dernier réacteur s’arrêtera de nouveau.

Les japonais réalisent à présent ce qu’il en coûte de se passer du nucléaire, le pays produit 30% d’électricité en moins. Mais dans un grand effort, les japonais ont réussi dans le même temps à réduire leur consommation de 18%. Néon commerciaux éteints, climatiseurs à l’arrêt, et tant d’autres actions d’économies individuelles ou collectives permettent ce résultat. De gros efforts et beaucoup moins de superflu, mais qui n’empêchera toutefois pas le prix de l’électricité de grimper.

Un retour au nucléaire va s’avérer plus compliqué. Même une fois les centrales sécurisées, les négociations s’avéreront âpres pour les ré-ouvrir : 80% des japonais souhaiteraient que leur pays sortent bientôt du nucléaire. Le gouvernement prend les devants et a lancé des pistes de réformes pour encourager la conversion aux renouvelables (dont à la géothermie, étrangement sous-exploitée dans un pays qui a pourtant un fort potentiel).

L’électro-choc de Fukushima a fait prendre conscience du problème énergétique au Japon, et à présent les japonais sont prêt à faire d’immenses efforts pour se passer du nucléaire. En revanche, pour compenser la perte restante, les japonais importent beaucoup de pétrole et de gaz supplémentaires, gonflant ainsi les rejets de CO2.

Est-ce l’exemple à suivre en France ? Il faudrait s’y mettre d’une manière beaucoup plus agressive : rappelons-le, c’est environ 80% de notre électricité qui est d’origine nucléaire. Pour se passer du nucléaire totalement, il faudrait au moins fournir le double des efforts que s’impose le Japon en terme d’économie d’énergie. En effet, les japonais arrivent à économiser une puissance de 30GW alors que nous possédons une puissance nucléaire de 63GW.

Faisable, oui, mais avec du temps et des efforts.


Les hydrates de méthane

25 février 2012

Les recherches accélèrent pour récupérer ces nouveaux hydrocarbures., qui représentent toutefois un danger important.

Les hydrates de méthane se forment dans certaines conditions spécifiques, coincées dans la glace, dans les régions arctiques ou dans les sédiments marins (à moins 500m). Potentiellement, les ressources des hydrates de méthane représentent deux fois les ressources de pétroles et de charbon réunies. Les hydrates de méthane sont probablement la dernière ressource d’hydrocarbure capables d’assurer, à ce rythme de consommation, notre avenir énergétique.

(voir le blog NaturenDanger)

Pour exploiter ce gaz, une nouvelle méthode est testée sous la houlette des ministères des énergies américains et japonais. Pour ne pas fragiliser les couches de glace, on injecte du CO2 en remplacement du méthane compris dedans, autrement dit en retirant du gaz, on stocke dans le même temps du CO2 nocif pour l’atmosphère : à la fois intéressant écologiquement et financièrement pour les plate-formes.

Toutefois, ce type d’exploitation nécessiterait un contrôle parfait pour éviter une fragilisation des sols, ou un rejet massif du méthane dans l’atmosphère (qui a un impact bien plus fort que le CO2 sur l’effet de serre). Si cela arrive, le naufrage d’un pétrolier passerait pour propre en comparaison.

Cette actualité montre surtout que l’augmentation du prix des hydrocarbures classiques, la peur du nucléaire, et l’augmentation toujours croissante des besoins autorisent à présent une recherche de ressources beaucoup plus chères à l’exploitation, et plus polluantes aussi.


Eolienne à lentille

27 octobre 2011

Un nouveau type d’éolienne permettrait de multiplier la puissance récupérable par les vents.

C’est une nouvelle de grande importance dans le monde de l’éolien : des chercheurs de l’université de Kyushu aux Japon présente un nouveau type d’éolienne, capable de produire de 2 à 3 fois plus d’énergie qu’une éolienne standard à diamètre équivalent.

Le nouveau prototype est équipé d’un anneau (la « lentille ») autour des pâles, qui permet de modifier les courants en extérieur pour créer une dépression derrière l’éolienne. En augmentant ainsi la différence de pression, on attire les vents. Bilan : une vitesse de passage plus importante, et donc une plus grande puissance récupérée.

Voilà réellement une avancée très importante pour l’éolien, sans surcoût économique important. Plusieurs prototypes sont en cours de tests, et un projet de parc flottant fait surface au Japon. Il faut vite que cette technologie apparaisse sur le marché européen, pour profiter au plus vite de ces éoliennes à fort rendement.

VIDEO


L’accident de Fukushima

8 avril 2011

Qu’est-ce qui a entraîné la catastrophe de Fukushima ?

Tout d’abord, il faut savoir que les réacteurs ont très bien résisté au séisme qui a secoué le Japon. Les réacteurs, arrêtés, étaient toujours refroidis par des groupes électrogènes indépendants. C’est malheureusement le tsunami qui est venu bouleverser toute cette situation, fragilisant la structure et mettant HS ces mêmes groupes électrogènes. Les explosions qui ont suivit sont dues à des dégagement d’hydrogène par réaction entre la vapeur d’eau et les barres de combustible.

Était-il pertinent que le Japon investisse dans le nucléaire étant donné sa position géographique instable ? En fait, plus que pertinente, cette option semblait inévitable. Avec une immense population sur un petit territoire exploitable, sa densité de population est de 337hab/km², contre 97hab/km² pour la France. Le pays étant très développé, le nucléaire était la seule alternative niveau puissance et concentration. C’est tout le drame du Japon…

Seule bonne nouvelle (si on peut dire): l’accident reste pour l’instant inférieur à celui de Tchernobyl, qui fonctionnait à plein pot lors de la catastrophe, au moins cette fois l’erreur humaine n’est plus en cause.

Cette situation pourrait-elle arriver en France? Il serait illusoire de dire que nous sommes à l’abri de tout danger. Mais nos centrales sont, en théorie, régulièrement contrôlées pour vérifier leur résistance à des séismes deux fois plus puissants que ne le prévoit le terrain, et le risque de raz-de-marée est exclu. De quoi se rassurer quelques peu.

Toutes nos pensées vont au Japon et ses travailleurs héroïques qui luttent d’arrache-pied pour empêcher la situation d’empirer.


Nouveau matériau aluminium-résine-aluminium

21 juin 2010

 Kobe Steel, une grande firme japonaise du secteur des matériaux et des machines industrielles, a annoncé la création d’un nouveau matériau aux propriétés intéressantes.

C’est à l’exposition Automotive Engineering Exposition de Yokohama que Kobe Steel a présenté son nouveau matériau composé de deux couches d’aluminium séparées d’une couche de résine. Isolant thermiquement, ce matériau à l’avantage d’être aussi résistant que l’acier, tout en était 5 fois plus léger. Et si la soudure n’est pas possible avec, des techniques de collage devraient être à même de travailler correctement le matériau.

Rappelons que la masse des ensembles mécaniques est déterminant pour la consommation d’énergie nécessaire. C’est pourquoi il devrait intéresser fortement les secteurs de l’automobile et de l’aéronautique. Kobe Steel espère le vendre à un prix inférieur à l’aluminium classique.