HydroQuest, le pari de la micro-hydroélectricité

8 janvier 2014

Basé à Grenoble, l’entreprise HydroQuest lancera cette année son produit pour récupérer l’électricité des cours d’eau.

L’hydroélectricité est le domaine récupérant l’énergie des cours d’eau. La « micro » vise les petits cours où l’utilisation d’un barrage complet n’est ni rentable, ni judicieux. Au premier lieu des inconvénient des barrages, on trouve en effet : le coût du Génie civil, la modification des courants, le blocage des passages de la faune, l’inondation de terres par la création d’un réservoir.

HydroquestLe projet HydroQuest est un bon exemple de l’avenir de ce secteur. Cette petite hydrolienne, se présente sous la forme de deux colonnes de turbines, à axes verticales. Modulable, elle est pensée pour une production à échelle industrielle, rapide à produire et facile à installer. Elle est facilement adaptable aux différentes situations : zones à profondeurs variables, positionnement en ligne ou éparpillée, différentes solutions d’ancrage.

Hydroquest et son équipe ont été primée de différents prix et son d’ors et déjà sélectionnées pour différents aménagement de fleuves et d’estuaires. L’entreprise a pour partenaires notamment Grenoble INP, EDF, et le CNRS.

L’année 2014 devrait être l’année 1 de son développement commercial. A noter que le potentiel mondial de l’hydroélectricité fluviale a été estimé à 3000 MW d’ici 2025.

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Gaspillage de chaleur en Europe : 500 milliards d’euros.

18 avril 2012

Une étude a chiffré l’énergie  sous forme de chaleur non exploitée.

Equipements industriels, centrales énergétiques, serveurs informatiques, incinérateurs de déchets… Tous ces équipements ont un point commun : ils émettent beaucoup de chaleur, alors que ce n’est pas leur but premier.

Il est tout à fait possible de valoriser cette énergie en desservant des réseaux communs de chaleur, dans les habitats, surtout quand on sait que le chauffage représente environ 37% des besoins énergétiques. Hélas, la majorité des installations à l’heure actuelle se contente de rejeter cette chaleur « aux petits oiseaux », faute aussi à un désintérêt général pour la question.

Jusque là on ne faisait qu’observer cet état de fait, à présent, on l’a chiffré. Une étude européenne, lancé par EuroHeat & Power et le réseau Via Sèva, une association qui promeut les réseaux de froid et de chaleur, nous donne enfin des chiffres. Le résultat est sans appel : La chaleur non récupérée représente un gâchis énergétique équivalent à 500 milliards d’euros !

Cela signifie un gâchis de 1000 euros par européen, et représente à l’heure actuelle environ 8 années de facture d’énergie en France. Espérons que ce chiffre donnera enfin à réfléchir.


Sarkozy pousse l’éolien offshore français

29 janvier 2011

Le 25 janvier, Nicolas Sarkozy a lancé la voie de l’éolien offshore français.

C’est un appel d’offre pour la première tranche d’éolien offshore en France que Nicolas Sarkozy a lancé le 25 janvier aux chantiers STX de Saint-Nazaire. Un appel d’offre de taille : 3.000 MW (!) soit environ 2% de la consommation énergétique électrique du pays. Cinq zones ont été sélectionnées : Le Tréport, Fécamp, Courseulles-sur-Mer, Saint-Brieuc et Saint-Nazaire.

Du coup, le président de la république a incité STX à investir dans le secteur: «Notre objectif est de faire émerger une filière nationale performante, pour construire ces moyens de production et également se projeter à l’export. Les éoliennes off-shore, c’est pour vous!»

Une joie pour les professionnels du secteur, mais aussi pour ceux du monde de l’énergie, de l’automobile, de la chaudronnerie, des fondations, des câbles et matériaux électriques ou encore de l’aéronautique, qui ont les moyens de re-mobiliser leur activité industrielle.

En investissant dans la création des mâts, des fondations sous-marines et dans les bateaux d’installations, STX espère ainsi stabiliser son activité, tout en conservant la fabrication de bateaux comme son activité principale; elle qui a été auréolée de bonnes nouvelles récemment avec notamment la signature de la lettre d’intention de commande de 4 porte-hélicoptères par la Russie, après un feuilleton de plusieurs mois.

Notons que ce ne serait pas la première fois qu’un grand de l’ingénierie marine suivrait la voie du renouvelable, telle DCNS, experte dans l’armement naval, qui a depuis plusieurs années investi dans les énergies marines.