HydroQuest, le pari de la micro-hydroélectricité

8 janvier 2014

Basé à Grenoble, l’entreprise HydroQuest lancera cette année son produit pour récupérer l’électricité des cours d’eau.

L’hydroélectricité est le domaine récupérant l’énergie des cours d’eau. La « micro » vise les petits cours où l’utilisation d’un barrage complet n’est ni rentable, ni judicieux. Au premier lieu des inconvénient des barrages, on trouve en effet : le coût du Génie civil, la modification des courants, le blocage des passages de la faune, l’inondation de terres par la création d’un réservoir.

HydroquestLe projet HydroQuest est un bon exemple de l’avenir de ce secteur. Cette petite hydrolienne, se présente sous la forme de deux colonnes de turbines, à axes verticales. Modulable, elle est pensée pour une production à échelle industrielle, rapide à produire et facile à installer. Elle est facilement adaptable aux différentes situations : zones à profondeurs variables, positionnement en ligne ou éparpillée, différentes solutions d’ancrage.

Hydroquest et son équipe ont été primée de différents prix et son d’ors et déjà sélectionnées pour différents aménagement de fleuves et d’estuaires. L’entreprise a pour partenaires notamment Grenoble INP, EDF, et le CNRS.

L’année 2014 devrait être l’année 1 de son développement commercial. A noter que le potentiel mondial de l’hydroélectricité fluviale a été estimé à 3000 MW d’ici 2025.

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Potentiel européen sur les hydroliennes

1 novembre 2012

L’industrie hydrolienne se lance, la France vise la place de leader dans le secteur.

L’Etat l’a réaffirmé récemment, il soutiendra la filière afin que la France devienne une référence dans ce domaine. Les constructeurs, tels la DCNS et Alstom, les grands distributeurs, comme EDF ou GDF Suez, et d’autres acteurs plus locaux, telle la PME Sabella, se sont déjà lancés dans la course.

Mais la concurrence s’annonce rude. La Corée, l’Australie, le Canada, la Norvège sont sur les rails, mais c’est surtout le Royaume-Uni qui fait office du concurrent le plus sérieux. Il faut dire que le Royaume-Uni a déjà un certain retour sur expérience dans les énergies marines (voir article). De plus, en tant que grande île, son potentiel est le plus important d’Europe.

L’Europe dispose d’un potentiel de 15GW, capable donc de fournir de l’énergie à un pays comme la Suisse. La France possède 20% du potentiel européen, le Royaume-Uni a lui-seul capte 60% de ce potentiel.

(source)

Autant dire que les ambitions françaises se présentent comme un sacré défi, en particulier face à nos rivaux d’outre-Manche.


Le Royaume-Uni à l’assaut des mers

5 novembre 2011

Le Royaume-Uni s’imposerait comme le leader dans les énergies en mers.

L’histoire l’a montré, l’Angleterre a toujours été un exemple dans la maîtrise des mers. Après le leadership dans la marine, l’heure est à présent aux nouvelles énergies de se montrer.

D’ors et déjà, le Royaume-Uni est leader dans l’éolien offshore. Alors que l’Allemagne lance son deuxième parc en mer, le Royaume-Uni possède déjà 1,3 GW en puissance installée en 2010 (40% de la puissance mondiale) et devrait atteindre sans grandes difficultés les 4 GW de puissance installée d’ici deux ans, bien avant que la France en ait fini avec sa première tranche de 3 GW.

De plus, le soutien du pays aux énergies marines ne faiblit pas : de très nombreux prototypes sont depuis un moment en cours de tests, et des parcs marins devraient fleurir prochainement (une douzaine de projets ayant été validés rien qu’à l’été dernier). Une étude récente de l’organisation Carbon Trust conclut même qu’à ce rythme le Royaume-Uni pourrait concentrer le quart du marché d’ici 2050 dans les énergies marines. Trop optimiste ? En tout cas, pour le moment, 35 des 120 entreprises mondiales du secteur sont bien britanniques.

Le littoral ouest/nord-ouest de l’Europe est l’une des zones les plus avantagées au monde par son potentiel marémoteur. Le Royaume-Uni en a compris les avantages très tôt.


La première hydrolienne française

11 septembre 2011

EDF s’apprête à installer la première hydrolienne française au large de la Bretagne.

C’est un pas très important pour l’industrie marine et énergétique française : c’est le première fois qu’une éolienne à vocation industrielle va être installée en France, et même dans le monde. Bien que d’autres projets et prototypes existent ailleurs, comme en Ecosse ou au Canada par exemple.

Ce monstre de 16 mètres de diamètre, pour 21 mètres de hauteur et un poids de 1000 tonnes, est la première des quatre hydroliennes devant être installées dans le premier parc hydrolien d’EDF,  dans les Côtes-d’Armor. Elle a été conçu par l’irlandais OpenHydro et assemblée dans le bassin de la DCNS à Brest. Elle devrait alimenter avec ces consoeurs de 2 à 3000 foyers d’ici 2012.

Ce projet est à 100% européen, 70% français, 25% breton. Et même si cette technologie coûtera à EDF 12 fois plus chère que l’électricité nucléaire, ce coût est amené à baisser dans les années qui vont suivre avec la multiplication du nombre de projets dans le monde : Siemens et Alstom par exemple préparent eux-aussi leur propres hydroliennes.


Hydrolienne AK1000

12 novembre 2010

AK1000 est le nom du plus gros prototype d’hydrolienne à ce jour.

L'AK1000, en attente d'immersionAtlantis Ressources est à la tête de ce projet. Cette hydrolienne à double rotor atteint la taille de 22.5m de haut avec des pâles de 18m de diamètre. La plus grosse hydrolienne donc, bien qu’inférieur à leurs cousines terrestres, qui monte à une trentaine de mètres en moyenne avec des pâles de 15m.

Ce monstre de 1300 tonnes devrait produire 1 MW d’électricté ! Cela est sans commune mesure avec les éoliennes, car une grande éolienne de 2MW par exemple produit en fait 600kW (en moyenne) si l’on tient compte des fluctuations de l’intensité du vent. Immergée, il n’y a pas d’incertitude sur la vitesse des courants marins, qui restent constants.

Elle devrait être installé au large de îles Orcades, en Ecosse, d’ici août prochain.


Des cerfs-volants pour produire de l’énergie (3)

13 juin 2010

De plus en plus de projets pour la production d’énergie font la part belle aux cerf-volants.

Le cerf-volant n’est pas nouveau, l’idée de s’en servir pour produire de l’électricité l’est de moins en moins. Constat:  les vitesses de vent moyennes à 80m sont de 5 m/s, à 800m 7 m/s. Plus on met sa voile haut, plus ça souffle. Différents projet novateurs font ainsi la part belle à cette technique.

Plus inhabituel,  et abandonnant les voiles et hélices traditionnelles, le projet Mars (Magenn Air Power Rotor System) est un ballon gonflé à l’hélium comprenant plusieurs pâles et tournant sur lui-même. Le ballon se situerait entre 150 et 300m d’altitude. Remarque interessante, la force induite par la rotation (effet Magnus) aide encore à maintenir ce dispositif en l’air.

Et qui a dit que les cerfs-volants ne devaient fonctionner que dans les airs ? Certains parient sur son application dans les courant marins. La prise en compte du poids du système y est de plus beaucoup moins contraignant.

Ses dispositifs peuvent là aussi aller de la simple hélice se laissant aller au sens du courant jusqu’à, comme ses équivalent aériens, un grand réseau d’hélices, tel le projet Hydrowing immergé entre 25 et 150 m de profondeur.


Hydrolienne (2/2) : Les avantages

2 février 2009

 

Une hydrolienne ? Pourquoi faire ?

Pourquoi nous compliquerions-nous l’existence à installer des éoliennes sous la mer ? Nul besoin de préciser qu’une installation sous-marine est bien plus compliquée et coûteuse qu’une installation sur le plancher des vaches. Alors, les avantages ?

  • Ne défigure pas le paysage.
  • Courants constants et parfaitement prédictibles [*].
  • De nombreux sites d’exploitation potentiels.
  • Une Energie inépuisable.
  • Une puissance rendue plus importante.

Ce dernier point s’explique physiquement par le fait que la masse volumique de l’eau est environ 800 fois plus importante que celle de l’air, donc entraînant mieux les pâles de l’éolienne à vitesse bien moindre.

Décidement, l’hydrolienne mérite vraiment une place de choix dans le panel des énergies renouvelables.