Transformer de l’air en pétrole

3 février 2013

Des ingénieurs britanniques ont trouvé un moyen de créer un carburant de synthèse à partir de l’air ambiant.

Air Fuel SynthesisL’opération effectuée par les ingénieurs de Air Fuel Synthesis consiste à capter, par réactions chimiques et par électrolyse, le CO2 et l’hydrogène contenu dans l’air, puis de recombiner les deux produits en méthanol, utilisable en temps que carburant. On fait ainsi coup double : on produit du carburant, en récupérant du CO2 de l’atmosphère, en quelque sorte en « recyclant » ce gaz à effet de serre.

En trois mois, ils ont été capable de produire… 5L de carburant. Air Fuel Synthesis envisage de construire une unité d’ici 2-3 ans capables de produire 1 tonne par jour, soit environ 7 barils de carburant. Une bien belle performance, même si, bien sûr, c’est peu comparé aux 80 millions de barils extraits chaque jour dans le monde.

L’inconvénient principal tient aussi au fait que l’opération demande de l’énergie (électricité pour l’électrolyse). Pour être intéressante il faudrait pouvoir combiner l’opération avec des énergies renouvelables.

Même si on est loin, voici le pas dans le rêve d’extraire un carburant de l’air ambiant, utilisable immédiatement.


Comment produire de l’ hydrogène ?

30 janvier 2012

L’hydrogène, une solution de carburant futur, se produit de trois manières globales.

Notons avant de démarrer que l’on produit actuellement 50 millions de tonnes d’hydrogène chaque année. Cela pourrait fournir seul 1,5% de la demande en énergie mondiale. Les méthodes pour le produire sont :

  1. La méthode du reformage. Il s’agit de casser les molécules d’hydrocarbures (tel le gaz) sous l’effet de la chaleur pour libérer de l’hydrogène. Actuellement 95% de l’hydrogène est produit de cette manière, mais étant produit avec des énergies fossiles, il émet beaucoup de GES. C’est d’autant plus dommage qu’au final il fournit moins d’énergie que si le gaz était utilisé directement.
  2. Par décomposition de l’eau. Il y a deux moyens pour dissocier la molécule : l’électrolyse, ou l’utilisation de cycles thermochimiques. La première méthode souffre pour le moment de rendements relativement mauvais coûte 3 à 4 fois plus cher que la méthode du reformage. La deuxième méthode elle nécessite des températures de fonctionnement de l’ordre de 1000°C. L’association aux centrales nucléaires ou aux technologies solaires pourrait être une solution.
  3. Production à partir de la biomasse. L’hydrogène est récupéré après gazéification et purification. Le gros avantage est son éco-bilan nul, mais les essais ne sont qu’à l’ordre du laboratoire pour le moment. La piste des algues rejetant naturellement de l’hydrogène en étant exposées à la lumière est très suivie.

Récemment, le CNRS, associé à AREVA et à la SCT (un des leaders mondiaux du métal-céramique), a développé une méthode de production de l’hydrogène qui se fait par électrolyse, sous pression (50-100 bars). Les températures atteintes sont bien plus basses (200°C) et permettant ainsi une utilisation de produits et technologies bon marché. Le rendement global est de plus augmenté et devrait dépasser les 80%.

Pour l’instant, aucune méthode n’offre de bons rendements, à prix compétitifs, et propres. Notons que l’hydrogène n’est pas à proprement parlé une source d’énergie, mais plutôt un vecteur d’énergie, fiable (très peu de pertes en chemin), d’une source (fossile, nucléaire, renouvelable) à son utilisation (pile à combustible). Il peut toutefois être considéré comme carburant propre, car en utilisation il ne rejette que de l’eau et peut être couplé avec les énergies renouvelables pour être produit.

Dossier du CEA sur les caractéristiques et enjeux de l’hydrogène.


Résultats Shell Eco Marathon 2011

28 mai 2011

Résultats de l’édition 2011. L’équipe de Polytech’Nantes, PolyJoule, s’est encore imposé dans sa catégorie.

Cette année encore l’équipe PolyJoule s’est imposé dans la catégorie Pile à combustible, en s’imposant avec 590 km/kWh, soit 5.136 km/litre. PolyJoule repousse cette année encore leur précédent record de 4896 km/litre. La belle histoire continue.

Cette année, c’est 187 équipes qui se sont présentées au Shell Eco Marathon Europe. Voici les vainqueurs dans les autres catégories :

  • TUGraz (Autriche) dans la catégorie Moteur électrique, avec 843 km/kWh. L’équipe établi aussi le record du rejet de CO2 minimum : 0,545 g/km.
  • Mecc-Sun (Politecnico di Milano – Italie) dans la catégorie Propulsion solaire : 1.108 km/kWh.
  • MicroJoule (La Joliverie – France), partenaire de PolyJoule, dans la catégorie Moteur à combustion interne (essence) : 3688 km/kWh
  • TIM INSA (Insa Toulouse – France), dans la catégorie Moteur à combustion interne (éthanol) : 2944 km/kWh
  • DTU Roadrunners (Technical University of Denmark), dans la catégorie UrbanConcept (véhicules d’apparence plus classique), avec leur moteur à combustion à l’éthanol : 509 km/litre.
  • ProTRon (Allemagne) a présenté le véhicule UrbanConcept le moins émetteur de CO2 : 2 g/km
Site de Polyjoule
Site du Shell Eco Marathon

Polyjoule au Shell Eco Marathon

8 mai 2010

 Le concours Shell Eco Marathon 2010 a vu l’équipe Polyjoule remporter la victoire. 

Le Shell éco marathon voit s'affronter des bolides de formes très variées.

Le concours Shell Eco Marathon est un concours international opposants élèves-ingénieurs et étudiants de niveau BTS, DUT et lycées professionnels. L’objectif est d’y faire rouler un véhicule consommant le moins possible de carburant sur une distance donnée. Cette compétition à deux rôles : encourager la recherche dans l’économie d’énergie liée au transport, et permettre à des étudiants d’élaborer un projet concret tourné vers l’avenir. 

Pour cette édition 2010, le grand vainqueur est l’équipe PolyJoule, l’équipe de l’école d’ingénieurs Polytech’Nantes, avec l’aide de leur partenaire Microjoule. Leur bolide atteint 4896 km avec une pile à combustible équivalente à UN litre de SP95

4896 km/L ! Le record du Shell Eco Marathon est explosé de 1000 km ! Un grand bravo à l’équipe ! 

Site de l’équipe Polyjoule. 


Une Ile solaire

6 janvier 2009

Des scientifiques travaillent sur un projet d’ île solaire, productrice d’électricité.

Cette île, artificielle, captera le rayonnement du soleil, soleil qu’elle pourra facilement suivre durant sa course journalière en tournant sur elle-même. De quoi faire un max de plein.

île solaireLe projet est mis au point par les scientifiques du CSEM (Centre Suisse d’Electronique et de Microtechnologie). L’île sera recouverte de concentrateurs de Fresnel, des miroirs plans réfléchissants les rayons solaires sur des tubes transportant de l’eau. C’est la vaporisation [*] de cette eau qui entrainera la turbine produisant l’électricité. L’idée circule d’utiliser cette électricité sur place pour la fabrication d’hydrogène.

Un premier prototype de 86m, terrestre, est en cours de fabrication aux Emirats Arabes Unis. La prochaine étape est de mettre à l’eau une île de 500m de diamètre pour observer sa résistance à vents et marées. L’île solaire a encore un peu de chemin avant de faire plouf.