Energie Thermique des Mers

1 juillet 2011

Un nouveau système de production d’énergie sort des cartons des bureaux d’études : point sur l’énergie thermique des mers.

Principe : la production d’énergie serait fait grâce à la différence de température entre deux profondeur dans les océans. Le principe est comme souvent en thermodynamique basée sur le cycle de Rankine (comme dans les pompes à chaleur), sauf que cette fois, l’objectif n’est pas d’obtenir du chaud ou du froid à partir d’électricité, mais d’utiliser l’eau chaude en surface et l’eau froide des profondeurs pour la création d’électricité.

Concrètement ce qui change par rapport à une pompe à chaleur, c’est que le circuit est inversé, et que l’on remplace un compresseur par une turbine. Le condenseur est traversée par une eau froide, qui capte sa chaleur et sert donc à liquéfier le fluide de travail (ammoniac par exemple). L’évaporateur est traversé par de l’eau chaude, qui donne de la chaleur et permet au fluide de se vaporiser. C’est sous cette forme que le fluide va être  détendu dans la turbine pour fournir de l’électricité.

L’inconvénient de ce système, sans compter les difficultés techniques pour la résistance à l’eau de mer, est que le faible écart de température rend difficile de développer de grandes puissances. C’est tout l’enjeu des recherches sur cette technologie, qui est toutefois intéressante par son énergie nette produite car, dans ce système, seule les trois pompes (fluide, eau chaude, eau froide) nécessite de l’énergie. Cette technologie serait la plus applicable dans les régions proches de l’équateur.

Seul quelques acteurs mondiaux se sont lancés dans ce type de centrale, dont la DCNS pour la France. Des accords ont été signés en 2009 pour la création de prototypes de centrales ETM à la Réunion, d’ici quelques années. Le but étant d’atteindre deux objectifs : prendre la tête du secteur dans cette nouvelle technologie, et aider à atteindre l’auto-suffisance énergétique pour l’île de la Réunion.

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Voyage à Fribourg (mot de la fin)

3 mai 2011

Petit tour dans une ville européenne référence sur les questions énergétiques et environnementales.

Freibourg est réellement une ville en avance sur son temps. En réduisant sa consommation énergétique et intégrant toutes les énergies alternatives, Freibourg est précurseur dans le domaine de la gestion énergétique par lequel nous devrons très probablement passer. Prenons des notes, cela serait utile.

Retrouvez les différents articles au sujet de Fribourg-en-Brisgau (Freiburg im Breisga) :

  1. Introduction – Histoire
  2. Transports – Eco-quartiers
  3. Panneaux solaires – Maison héliotropique
  4. Fréiamt – Biogaz
  5. Hydraulique – Intégration dans la ville

Ce voyage a été effectué avec le promo Thermique-Energétique 4ème année de l’école Polytech’Nantes, en février 2011. Merci à l’école et au département Thermique-Energétique pour leur soutien, à nos guides, et surtout à Malorie Cuquemelle, Magaly Lorcy et Ludivine Bonifay, qui ont lancé le projet et organisé ce voyage.

Promo des TE4, à notre retour, après 12h de car où nous avons passé la nuit.


Voyage à Fribourg (5/5)

28 avril 2011

Petit tour dans une ville européenne référence sur les questions énergétiques et environnementales.

La rivière proche, le Dreisam, est sertie de plusieurs centrales mini hydrauliques. Mais l’une d’elles est particulièrement intéressante et tend à se développer. Celle avec la vis d’Archimède (ou vis sans fin), déjà traité sur ce site, ici. Par rapport à un barrage classique à turbine, elle a besoin d’une vitesse d’eau trois fois moindre pour produire la même quantité d’énergie.

Pour conclure cette visite de Fribourg, il est intéressant de constater que l’action de la population a orienté les décisions politiques et marketing.

Le photovoltaïque est intégré partout en ville, on le sait. Ça va jusqu’au stade de foot du SC Freibourg (présent en Boundesliga) entièrement couvert de panneaux solaires (100.000 kWh/an), en passant par l’hôtel Victoria, hôtel de prestige alimenté en bois, en photovoltaïque et éoliennes, pour aller jusqu’au Aldi du quartier Vauban, qui est recouvert de panneaux solaires (mais orientés dans le mauvais sens !!, on ne peut pas avoir toujours tout bon).

[…]


Remise en service d’une station hydroélectrique en Ethiopie

3 février 2011

En Ethiopie, la station hydroélectrique Gilgel Gibe II a ré-ouvert, après 11 mois d’inactivité due à un effondrement géologique.

D’une puissance installé de 420 MW, la centrale a été appuyée par l’Italie qui a co-financé ce projet et les travaux de réhabilitation après l’accident ayant suivi son inauguration le 14 janvier 2010. Dans un pays encore très peu consommateur d’énergie, cette centrale représente près de 50% des besoins du pays.

Quatre autres projets sont à l’étude actuellement en Ethiopie pour augmenter la production énergétique, partageable avec plusieurs de ses voisins, comme le Soudan, le Kenya, ou Djibouti. L’ensemble est toujours soutenu par l’Italie, mais aussi par la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement.

Notons qu’une polémique existe sur un de ces projet, Gibe III, qui serait un immense barrage de 1800MW, aux conséquences « cataclysmiques » sur les populations et différentes tribus des vallées en contre-bas. Ces populations de 300.000 personnes vivant de la pêche et au gré des inondations annuelles qui leur permettent de cultiver leurs terres seraient ainsi menacées, la plupart étant pourtant à l’heure actuelle auto-suffisantes.


Hydrolienne AK1000

12 novembre 2010

AK1000 est le nom du plus gros prototype d’hydrolienne à ce jour.

L'AK1000, en attente d'immersionAtlantis Ressources est à la tête de ce projet. Cette hydrolienne à double rotor atteint la taille de 22.5m de haut avec des pâles de 18m de diamètre. La plus grosse hydrolienne donc, bien qu’inférieur à leurs cousines terrestres, qui monte à une trentaine de mètres en moyenne avec des pâles de 15m.

Ce monstre de 1300 tonnes devrait produire 1 MW d’électricté ! Cela est sans commune mesure avec les éoliennes, car une grande éolienne de 2MW par exemple produit en fait 600kW (en moyenne) si l’on tient compte des fluctuations de l’intensité du vent. Immergée, il n’y a pas d’incertitude sur la vitesse des courants marins, qui restent constants.

Elle devrait être installé au large de îles Orcades, en Ecosse, d’ici août prochain.


L’Energie électrique française en perte de vitesse

6 octobre 2010

Le solde des échanges d’électricité diminue de plus en plus pour la France.

Le solde d’énergie électrique correspond à la différence entre ce qu’un pays vend en électricité et ce qu’il en paye. Cela vient du fait que l’électricité est difficile à canaliser et donc en constante circulation suivant la demande. Historiquement, la France a toujours revendu plus d’électricité à l’étranger (Allemagne et Espagne en tête) qu’elle n’en rachetait. Or, depuis, ce solde ne cesse de diminuer. De 2,8 milliards d’euros en 2008, il est tombé à 0,4 milliard d’euros fin juin 2010.

Cette perte financière est d’autant plus dommage qu’elle est incompréhensible. Avec sa position centrale en Europe, sa science historique du nucléaire et son grand parc d’énergie hydroélectrique, la France peut encore compter sur de larges zones venteuses, un bon tiers du pays largement ensoleillé, et un potentiel d’énergie disponible sur la façade atlantique immense et quasiment inexploité. Sauf que voilà, notre nucléaire vieillit mal (la délaissement de la France pour l’étranger de la part d’EDF y a beaucoup joué), le photovoltaïque et les centrales au gaz souffrent de lourdeurs administratives (et technique), et aucun acteur éolien majeur n’existe actuellement en France.

La France parle beaucoup, mais le fait est qu’elle a pris beaucoup de retard. Où est l’accélérateur ?


La vis sans fin, pour une électricité propre.

28 février 2010

La vis sans fin est une excellente alternative aux barrages classiques sur les rivières.

Le domaine de la petite hydraulique, donc sur petits cours d’eau, se développe. Mais il existe alors un risque important d’affectation de l’environnement. A Dreisam en Allemagne, proche de la frontière française (Colmar), un système de microcentrale à vis sans fin a remplacé l’ancien mur de béton de 3m de haut.

Ce système, plutôt simple, a divers avantages. Citons les principaux :

  • Tout d’abord, la vis n’affecte pas la faune marine. Les poissons passent aisément sous la vis, celle-ci ne les broie pas.
  • Son entretien est facilité puisque la vis laisse passer bien plus de débris sans s’obstruer.
  • Elle n’affecte que peu les courants et fonctionne pour un débit d’eau largement variable.
  • Elle est relativement simple à installer.
  • De plus, son rendement est légèrement supérieur aux turbines et roues classiques.

A Dreisam, depuis cette installation, le lit de la rivière a été refait et à repris de belles couleurs. Une autre preuve que l’on peut obtenir de l’énergie proprement.