HydroQuest, le pari de la micro-hydroélectricité

8 janvier 2014

Basé à Grenoble, l’entreprise HydroQuest lancera cette année son produit pour récupérer l’électricité des cours d’eau.

L’hydroélectricité est le domaine récupérant l’énergie des cours d’eau. La « micro » vise les petits cours où l’utilisation d’un barrage complet n’est ni rentable, ni judicieux. Au premier lieu des inconvénient des barrages, on trouve en effet : le coût du Génie civil, la modification des courants, le blocage des passages de la faune, l’inondation de terres par la création d’un réservoir.

HydroquestLe projet HydroQuest est un bon exemple de l’avenir de ce secteur. Cette petite hydrolienne, se présente sous la forme de deux colonnes de turbines, à axes verticales. Modulable, elle est pensée pour une production à échelle industrielle, rapide à produire et facile à installer. Elle est facilement adaptable aux différentes situations : zones à profondeurs variables, positionnement en ligne ou éparpillée, différentes solutions d’ancrage.

Hydroquest et son équipe ont été primée de différents prix et son d’ors et déjà sélectionnées pour différents aménagement de fleuves et d’estuaires. L’entreprise a pour partenaires notamment Grenoble INP, EDF, et le CNRS.

L’année 2014 devrait être l’année 1 de son développement commercial. A noter que le potentiel mondial de l’hydroélectricité fluviale a été estimé à 3000 MW d’ici 2025.


« Et si on parlait Energie ? » – Bilan 2013

1 janvier 2014

Voici les articles les plus consultés sur ce site en 2013.

  1. Bilan de l’éolien en 2011 (14/07/2012) : Sur fond de crise économique, le marché de l’éolien a ralenti mais poursuit toujours sa progression…
  2. Inventair :  VMC double flux sans tuyau (23/01/2012) : Voici une technologie VMC double flux étonnante, une alternative sans tuyaux, idéal pour la rénovation…
  3. Le Diesel Français (2/3) : Une industrie forte, mais un carburant décrié (09/02/2013) : Grâce au développement du diesel en France, l’utilisation du gazole a décollé, ce qui pose à présent un problème sanitaire conséquent…
  4. Les Transformations de l’ Energie (08/06/2013) : Energies thermique, électrique, chimique, nucléaire… Comment l’énergie passe d’un état à un autre ?
  5. Pompe à chaleur, comment ça marche ? (07/07/2010) : Vulgarisons la thermodynamique, comment fonctionne une pompe à chaleur ?

Deux termes en particuliers ont été utilisé dans vos recherches cette année : l’ « éolienne » et le « moteur diesel »

Bonne année à tous !

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Investissements d’avenir verts en 2013

13 juillet 2013

investissements d'avenir

Le gouvernement Ayrault a présenté un nouveau plan d’investissement, le développement durable n’est pas oublié.

Le nouveau plan d’investissements, de 12 milliards, qui s’ajoute au 35 milliards du Grand Emprunt lancé en 2010, se réparti comme suit :

  • 3,65 milliard pour la recherche et l’université
  • 2,3 milliard pour la transition énergétique (comprenant la rénovation thermique)
  • 1,7 milliard pour les projets industriels durables
  • 1,5 milliard pour les technologies industrielles de défense
  • 1,3 milliard pour l’aéronautique et l’espace
  • 0,6 milliard pour l’économie numérique
  • 0,55 milliard pour la jeunesse, la formation, et la modernisation de l’Etat
  • 0,4 milliard pour la santé

Cela fait donc au moins 4 milliard consacré d’assez près au développement durable, et un peu plus s’il y a une condition d’ « éco-conditionnalité » dans les autres financement, terme vague employé par le premier ministre dans son allocution.

Le gouvernement était attendu au tournant, surtout après le limogeage de la deuxième ministre de l’environnement et l’énergie, les déclarations sur le gaz de schiste d’Arnaud Montebourg, et d’une manière générale, l’intérêt limité du couple Hollande-Ayrault pour le sujet.

Le groupe EELV admet qu’il s’agit d’un signal positif, et rappelle que le prochain grand rendez-vous déterminant pour la crédibilité du gouvernement sur ce sujet, sera celui de la mise en place d’une fiscalité écologique, qui est programmé pour septembre.


Fracturation hydraulique : la géothermie n’est pas le gaz de schiste !

25 juin 2013

Les pro-gaz de schistes argumente que la géothermie utilise la méthode de fracturation et dénonce une hypocrisie générale. Mais l’argument ne tient pas.

Que ce soit en géothermie ou pour l’exploitation des gaz de schistes, le but est bien de fracturer la roche (soit pour en retirer du gaz, soit pour y faire passer un fluide caloporteur). L’argument a permis aux défenseurs de cette exploitation d’aller devant le Conseil d’Etat, jugeant d’une rupture d’égalité, puisque la méthode serait la même. Les anti-gaz de schistes s’appuie sur des études géologiques pour montrer que les méthodes diffèrent bien :

  1. Les roches ciblées ne sont pas les mêmes, du côté des hydrocarbures, il faut 500 à 800 bars de pression pour fracturer les roches sédimentaires contenant du méthane. Pour la géothermie, 100 à 300 bars suffisent à percer des roches magmatiques possédant déjà des traces de failles.
  2. Le nombre de puits nécessaire n’a pas de commune mesure. Une exploitation de gaz de schiste nécessite de refaire des puits tous les 2 kilomètres (à chaque fois qu’une réserve s’assèche). En géothermie, quelques puits séparés de quelques dizaines de mètres suffisent.
  3. Le liquide injecté n’a pas la même finalité. L’eau injectée pour les hydrocarbures, contenant divers produits toxiques, se perd régulièrement dans la roche. En géothermie, il s’agit d’une boucle souterraine fermée, et la fracturation initiale ne contient presque que de l’eau douce.
  4. Quand aux risques en sous-sol, la différence est palpable. Selon les études, le risque principal de l’exploitation d’hydrocarbures est la contamination des sols et des nappes phréatiques, la géothermie, plus profonde, entraîne en revanche des risque sismiques, négligeables dans le cas du gaz de schiste.

Fracturation hydraulique

Les deux méthodes n’ont pas les mêmes effets et impacts. Parmi le forcing actuel, notamment des industriels, pour exploiter les gaz de schistes en France, cette argument ne tient donc pas.

Articles de Juin 2011 :  Débat sur le gaz de schistes (partie 1 et partie 2)


Acta Alga et le biocarburant des microalgues

17 juin 2013

La recherche sur le biocarburant continue, une jeune entreprise française, basée à Nantes, bat des records.

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En développant une méthode 2 fois plus efficace que les meilleures méthodes actuelles de production, cette jeune entreprise française devient le symbole des progrès dans le domaine des biocarburants.

Rappelons que la première génération de carburant, la plus développée industriellement, est critiquée par son utilisation de sources comestibles, la deuxième génération passe par des résidus ou des plantes complètes, donc majoritairement non comestibles. La troisième génération ne concerne exclusivement que les méthodes basées sur les microalgues.

Jusque là, produire des biocarburants avec comme base les maïs, soja, colza ou tournesol, permet d’obtenir moins de 500 litres par hectare. Produire du biocarburant à partir de betteraves, cannes à sucre ou huile de palme, permet d’obtenir 6000 à 8000 litres par hectare. La méthode brevetée d’Acta Alga permet d’obtenir de 20.000 à 60.000 litres par hectare !

La méthode Acta Alga optimise la lumière reçue par les microalgues, une des trois composantes nécessaires à ce type de production, avec l’absorption de gaz carbonique et l’alimentation en nutriments.

Belle image du progrès accompli dans le domaine des biocarburants.

Notons que de nombreuses Start-up et PME françaises sont lancées dans ce secteur. Pour exemple, le groupe GEPEA (Génie des Procédés Environnement-Alimentaire), réunissant  l’Université de Nantes (CRTT Saint Nazaire, IUT de Carquefou et de la Roche sur Yon), ONIRIS et l’école des Mines de Nantes, prépare un démonstrateur de développement à échelle industrielle.


Glasswing, le panneau photovoltaïque français

14 avril 2013

Une petite entreprise française est à l’origine du premier panneau photovoltaïque éclairant.

SNAsolar est une SCOP (société coopérative et participative), basée en Normandie, qui a mis au point un panneau photovoltaïque équipé de LED, pour s’en servir directement comme éclairage. Cette innovation permettrait de gérer facilement la lumière (et un peu d’énergie) dans certains endroit isolés.

Glasswing

Tout en continuant à produire de l’énergie, ce panneau, équipé de deux couches de verre, transmet et contrôle directement la lumière par les LED intégrées (configuration personnalisable). Ce panneau protège ainsi de l’ensoleillement tout transmettant l’éclairage nécessaire, suivant les besoins.

En somme, c’est comme les petites lampes de jardins solaires, à un niveau supérieur.

Et tant qu’à parler d’amener la lumière dans des endroits difficiles, je vous présente une initiative simple et originale, qui a été développée aux Philippines : le bouteille solaire.

Vive la créativité.


Sources des réseaux de chaleur

8 avril 2013

Les réseaux de chaleur représentent le moyen optimal d’utiliser l’énergie thermique d’énergies renouvelables telles la géothermie et la biomasse. Développés en France à partir des années 50 dans certaines grandes agglomérations (Paris, Grenoble, Strasbourg), l’intérêt pour ce type de réseaux continue d’augmenter en France, comme ailleurs.

Réseau de chaleur Paris L’association AMORCE (association pour la gestion des déchets, de l’énergie, et des réseaux de chaleur) conclue dans une de ces études qu’un réseau alimenté aux énergies renouvelables ou aux énergies de récupération (ENRR) est actuellement la solution « la plus compétitive ».

Cette déclaration mérite bien sûr un peu de recul étant donné le but de l’association, sachant que les coûts peuvent varier énormément d’une configuration à l’autre. Mais dans l’ensemble tout le monde s’y accorde, et cela s’est vu dans les objectifs du Grenelle en 2007 : l’objectif fixé est la multiplication par 3 du nombre de logements raccordés à des réseaux de chaleur d’ici 2020, avec 75% d’entre eux alimentés par les ENRR.

Grenelle-objectif réseaux

A l’heure actuelle, la France dispose d’environ 450 réseaux (chaleur + froid), étendus sur 3.300 km, répartis sur 350 villes, et fournissant environ 6 % de la chaleur consommée dans le résidentiel et dans le tertiaire. En revanche, seuls 2% des logements sont alimentés par les ENRR.

Quelles sont les sources possibles pour les réseaux de chaleur ?

  1. Les Chaudières centrales dédiées au réseaux.
  2. Les Centrales de productions électriques thermiques. On utilise ici la cogénération pour produire à la fois de l’électricité et de la chaleur.
  3. Les Data-centers. En informatique, l’un des problèmes principaux est la bonne évacuation de la chaleur générée par les équipements. La chaleur est là, plus qu’à l’utiliser.
  4. Les Centrales nucléaires. Le potentiel thermique en France est énorme, et inexploité. Pourtant, avec la cogénération et en acceptant une légère baisse de la production électrique d’ordre nucléaire, on pourrait augmenter de manière considérable le rendement global d’une centrale nucléaire.
  5. Tout un ensemble de procédés fournissant de la chaleur en énergie fatale, industries ou incinérateurs de déchets.

Y a du choix !