Ecotaxe, qu’est-ce que c’est ?

8 décembre 2013

L’écotaxe, comme la taxe carbone en son temps, fait l’objet d’une fronde très hostile.

Pourtant, cette taxe, sur les rails depuis 2009, faisait l’objet à l’époque consensus parmi les acteurs politiques et sociaux. A croire qu’à la première difficulté, c’est les mesures en faveur du développement durable qui trinquent. Mais au fait qu’est-ce vraiment ? Le point en plusieurs questions :

  • Qui est concerné ?
  • Combien cela va rapporter ?
  • Pourquoi la fronde ?
  • Est-ce une exception en Europe ?
  • Quels sont ses avantages principaux ?

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Les énergies renouvelables dépasseraient le gaz pour la fourniture d’électricité d’ici 2016

9 septembre 2013

L’AIE (Agence Internationale de l’Energie) a fait une conférence à New York en juin 2013 concernant les énergies renouvelables. Une information a fait l’effet d’une bombe : En 2018, les énergies renouvelables devraient fournir 25% de l’électricité mondiale. Inattendue d’autant que l’AIE, depuis 5 ans, annonce un âge d’or du gaz.

Aujourd’hui, elle prévoit que les renouvelables supplanteront le gaz dans le bouquet électrique dès 2016.

Notons que les énergies renouvelables sont portées à l’échelle mondiale par l’hydraulique et l’éolien, et particulièrement par la Chine (voir graphiques).

Projection énergies renouvelables dans le monde AIE 2013

L’AIE en a profité pour annoncer que le développement des énergies renouvelables à travers le monde est en phase avec celui prévu dans le scénario « moins de 2°C » concernant le réchauffement climatique. A priori, une bonne nouvelle donc.

Projection énergies renouvelables AIE 2013

L’AIE trouve que certains signes sont particulièrement encourageants :

  • l’accélération de la croissance dans le monde,
  • la parité réseau sur certaines énergies dans différents endroits,
  • les débuts prometteurs des énergies marines.

Mais elle souligne aussi quelques difficultés :

  • le ralentissement des volontés politiques européennes,
  • les lourdeurs administratives,
  • la concurrence rude du charbon et du gaz de schiste américain,
  • et enfin le soutien aux énergies fossiles (aides 6 fois plus importantes que pour l’ensemble des énergies renouvelables).

Rapport de projection des énergies renouvelables pour 2018 – AIE.


« Et si on parlait énergie ? » – Bilan 2012

1 janvier 2013

L’éolien dans le monde et dans les gratte-ciels, les biocarburants en Europe, le Solarwall, la VMC2F Inventair : Voici les articles les plus consultés sur ce site en 2012.

  1. Bilan de l’éolien en 2011 (14/07/2012) : Sur fond de crise économique, le marché de l’éolien a ralenti mais poursuit toujours sa progression…
  2. La production européenne de biocarburants baisse alors que la demande augmente (02/01/2012) : Les producteurs européens de biocarburant font face à une forte concurrence, essentiellement venue d’Asie…
  3. Inventair :  VMC double flux sans tuyau (23/01/2012) : Voici une technologie VMC double flux étonnante, une alternative sans tuyaux, idéal pour la rénovation…
  4. Un gratte-ciel avec des éoliennes (16/05/2010) : Londres inaugure la Strata Tower, un gratte-ciel résidentiel comptant 3 éoliennes en son sommet…
  5. Solarwall, avoir de l’air chaud simplement (17/10/2010) : La technologie SolarWall utilise l’énergie solaire pour chauffer l’air alimentant la ventilation des grands bâtiments…

« Polytech Nantes », « éoliennes », et « biocarburants » forment le top 3 des recherches qui vous ont menés sur ce site en 2012.

Bonne année à tous !

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Un nouveau matériau pour récupérer l’énergie des gaz d’échappements

22 novembre 2012

Une équipe de l’université de Northwestern (US) a créé le matériau thermoélectrique le plus efficace jamais conçu.

Le matériau en question, mélange de tellurure de plomb et de strontium, affiche un rendement de 15 à 20% quand il s’agit de transformer la chaleur directement en électricité. Il s’agit du meilleur rendement jamais atteint par un matériau thermoélectrique, puisque les technologies existantes affiche un rendement moyen de 5%… Il fonctionnerait de manière optimale à 600°C, et serait stable et durable dans le temps.

Rappelons que 90% de l’énergie mondiale est créée à partir de l’énergie thermique, mais que le rendement moyen global est autour de 30-40 %, c’est plus de la moitié de l’énergie thermique que l’on ne parvient pas à récupérer au niveau mondial ! Une étude récente avait d’ailleurs calculé que cette perte se chiffrait au niveau européen à la somme astronomique de 500 milliards d’euros (article du 18/04/12). Autant dire que cette recherche d’efficacité énergétique est un enjeu particulièrement important.

Ici, la première application imaginée pour ce matériau est son utilisation dans les pots d’échappements, sujet sur lequel travaillent déjà les gros constructeurs automobiles. Mais gageons que les secteurs de production d’énergie vont s’y intéresser aussi.


Potentiel européen sur les hydroliennes

1 novembre 2012

L’industrie hydrolienne se lance, la France vise la place de leader dans le secteur.

L’Etat l’a réaffirmé récemment, il soutiendra la filière afin que la France devienne une référence dans ce domaine. Les constructeurs, tels la DCNS et Alstom, les grands distributeurs, comme EDF ou GDF Suez, et d’autres acteurs plus locaux, telle la PME Sabella, se sont déjà lancés dans la course.

Mais la concurrence s’annonce rude. La Corée, l’Australie, le Canada, la Norvège sont sur les rails, mais c’est surtout le Royaume-Uni qui fait office du concurrent le plus sérieux. Il faut dire que le Royaume-Uni a déjà un certain retour sur expérience dans les énergies marines (voir article). De plus, en tant que grande île, son potentiel est le plus important d’Europe.

L’Europe dispose d’un potentiel de 15GW, capable donc de fournir de l’énergie à un pays comme la Suisse. La France possède 20% du potentiel européen, le Royaume-Uni a lui-seul capte 60% de ce potentiel.

(source)

Autant dire que les ambitions françaises se présentent comme un sacré défi, en particulier face à nos rivaux d’outre-Manche.


Peut-on sauver le secteur automobile européen ?

7 août 2012

Le plan social de PSA a violemment rappelé à tous que la filière automobile, n’est plus dans son âge d’or. La prime à la casse et la mise en place du bonus-malus en 2007 avait permis d’atténuer cette réalité, mais n’a pas pu l’empêcher totalement. Les aides d’Etat se succèdent pour donner du souffle à la filière : Le secteur ne semble donc plus capable survivre de lui-même (voir les plans d’aides des dix dernières années).

Cela ne se cantonne toutefois pas à la France. Hormis les hautes-gammes allemandes, l’ensemble de l’Europe est aujourd’hui en surcapacité de production : Sergo Marchionne (l’administrateur de Fiat et président des associations de constructeurs européens) a ainsi appelé à diminuer la production européenne de 10% à 20% pour équilibrer les comptes de la filière, et donc à procéder à des fermetures d’usine et plans de licenciement.

Il plaide pour un plan global européen pour répartir les restructurations équitablement en Europe, car selon lui « les pays n’oseront rien faire individuellement ». On les comprend étant donné les conséquences sociales qui en découleraient.

Cette solution drastique n’est pas une nouveauté. C’est cette stratégie qui a permis à l’automobile américaine, dont General Motors fait parti, d’assainir ses finances et de se relancer, au prix malheureusement d’une crise sociale immense.

Le marché européen stagne et ralentit, le carburant est voué à se raréfier. L’ouverture des marchés asiatiques est bien entendu une aubaine pour les constructeurs, mais il est probable que la stratégie serait plutôt à l’ouverture d’usine sur places, pour des raisons évidentes de coûts de main-d’œuvre et de transport, ce qui ne redonnerait donc que peu de souffle aux usines européennes.

Alors, peut-on sauver l’industrie automobile ? La question se pose, d’autant que l’économie mondiale tourne autour de cette industrie. Pour information, en 2007, l’automobile employait 8,4 millions de personnes à travers le monde, et générait 2.000 milliards d’euros de CA, soit à peu près le PIB du Royaume-Uni.


Bilan de l’éolien en 2011

14 juillet 2012

Sur fond de crise économique, le marché de l’éolien a ralenti mais poursuit toujours sa progression.

En Chine, le plus gros marché au monde, 18000 MW ont été installé contre 19000 l’année précédente. Cela s’explique notamment par une volonté gouvernementale de mieux encadrer la croissance de leur marché. Les Etats-Unis ont eux installé 6810 MW (contre 5116 MW), le marché a repris des couleurs, mais on attend de savoir si le crédit d’impôt concernant l’énergie éolienne sera renouvellée fin 2012.

Du côté de l’UE, on comptabilise en 2011 environ 9,4 GW relié au réseau en 2011 (contre 9,9 en 2012, soit un ralentissement de 5,9%), portant la puissance installé dans l’UE à 94 GW, ce qui a tout de même permis d’augmenter en un an la capacité de production éolienne de 10% en Europe. Ce ralentissement s’explique par la crise économique et l’encadrement plus stricte dans les différents pays de l’UE, notamment en France, où le Grenelle II a eu un impact très négatif sur la filière.

En revanche ce qui se cache en Europe, c’est un décollage presque imminent de l’éolien offshore. Les phases de test arrivent à échéances, les marchés sont lancés, les fillières industrielles sont en phase de préparation et de coordination. Le Royaume-Uni est le plus actif, mais l’Allemagne arrive à grand pas, et la France lance ses industries. L’éolien offshore, représente ainsi 3,8GW installé pour l’année 2011 (+26%) et devrait atteindre une puissance installée au niveau européen de 9 GW d’ici 3 ans !

Au niveau de la production, l’éolien a fourni à l’Europe 172 TWh en 2011, contre 149 TWh lors de la décevante année 2010. Cela fait un taux de charge moyen de 22%. La production éolienne en Europe atteint ainsi 5% de la production d’énergie totale. Chaque européen a donc utilisé pour 373 kWh d’électricité éolienne par an, en moyenne (soit grossièrement l’équivalent de la consommation d’un frigo).