Solar Impulse across America

8 mai 2013

Mission 2013 : Solar Impulse fait sa conquête des Etats-Unis.

Après avoir volé traversé la mer méditerranée l’an dernier, l’avion solaire, équipé de panneaux photovoltaïques, a pris le pari de traverser les Etats-Unis, d’ouest en Est. Solar Impulse a débuté à San Francisco et atteindra New York, après des haltes à Phoenix, Dallas, Saint Louis, et Washington.

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Année 2013, Solar Impulse à l’assaut de l’Amérique. Et pour 2015, un tour du monde ?

Site : Solar Impulse


L’uranium, une énergie « fossile »… et donc épuisable.

16 février 2013

L’uranium est assimilable à une énergie fossile : il ne se renouvelle pas. On l’oublie souvent, tout comme on oublie qu’il finira par y avoir épuisement des ressources nécessaire à la fission nucléaire. Ce qu’il faut savoir.

Il existe 3,3 millions de tonnes de réserves d’uranium prouvées et exploitable. L’uranium utilisé aujourd’hui provient pour les 2/3 de ces exploitations, les plus gros producteurs étant le Canada et l’Australie. Le tiers restant provenant de ressources secondaires, dont en premier lieu vient du déstockage nucléaire militaire des grandes puissances, Etats-Unis en tête.

réserve uraniumLa France exploitait aussi des mines, mais la dernière en date a fermé en 2001. C’est en revanche une entreprise française, AREVA, qui est le plus gros producteur au monde.

A quand le Peak Uranium ? A savoir le moment où la demande dépassera l’offre d’uranium ? Difficile de le savoir. Actuellement, on consomme 68.500 tonnes par an, pour une production de 53.700 tonnes. A ce rythme, on considère qu’il reste 70 à 90 ans de réserves mondiales, mais le Peak Uranium pourrait intervenir avant 2020. Et puisque le nucléaire se développe dans le monde, on peut imaginer être à sec d’ici 2050.

Ce point est intéressant au niveau de la politique énergétique à adopter sur le long terme : Etant donné qu’un réacteur à fission est prévue pour une durée de vie de 30 ans, il vaudrait mieux ne plus trop en construire prochainement.

Notons que le prolongement de cette ressource pourrait provenir, encore une fois, de la mer. On estime que 4 millions de tonnes existe dans les océans, mais il y est tellement dilué que le capter relève encore du parcours du combattant.


Un nouveau matériau pour récupérer l’énergie des gaz d’échappements

22 novembre 2012

Une équipe de l’université de Northwestern (US) a créé le matériau thermoélectrique le plus efficace jamais conçu.

Le matériau en question, mélange de tellurure de plomb et de strontium, affiche un rendement de 15 à 20% quand il s’agit de transformer la chaleur directement en électricité. Il s’agit du meilleur rendement jamais atteint par un matériau thermoélectrique, puisque les technologies existantes affiche un rendement moyen de 5%… Il fonctionnerait de manière optimale à 600°C, et serait stable et durable dans le temps.

Rappelons que 90% de l’énergie mondiale est créée à partir de l’énergie thermique, mais que le rendement moyen global est autour de 30-40 %, c’est plus de la moitié de l’énergie thermique que l’on ne parvient pas à récupérer au niveau mondial ! Une étude récente avait d’ailleurs calculé que cette perte se chiffrait au niveau européen à la somme astronomique de 500 milliards d’euros (article du 18/04/12). Autant dire que cette recherche d’efficacité énergétique est un enjeu particulièrement important.

Ici, la première application imaginée pour ce matériau est son utilisation dans les pots d’échappements, sujet sur lequel travaillent déjà les gros constructeurs automobiles. Mais gageons que les secteurs de production d’énergie vont s’y intéresser aussi.


Qui a tué la voiture électrique ?

17 septembre 2012

Petit zoom sur un documentaire diffusé en 2006, très instructif sur le parcours chaotique de la voiture électrique.

Il y a 100 ans, les voitures électriques étaient plus nombreuses que les voitures à essence. La technologie a donc un fort passé, mais pourtant, les constructeurs font beaucoup de prototypes, mais ne les mettent presque jamais sur le marché. Pourquoi son développement est-il si limité ?

La EV1 de General Motors, un petit bijou grand public développée dans les années 90, à un prix raisonnable, a été arrêté au bout de quelques années alors que la demande existait belle et bien.

Ce documentaire, pro-électrique, montre surtout que le développement de l’électrique a été freiné non pas par la technique, mais par les gouvernements, par les entreprises pétrolières, et surtout par les constructeurs eux-mêmes. Le combat était inégal :

  • Pas de réel marketing autour de l’électrique par les constructeurs
  • Suppression des législations portant sur le rejet de CO2 et la recherche d’efficacité énergétique
  • Aides fiscales très importantes sur les hummers (plus de 20L/100km)
  • Importante baisse volontaire du prix du pétrole par les membres de l’OPEP
  • Etc.

Ce documentaire a beau être militant, on en ressort quand même avec une impression de gâchis et de dégoût devant les choix politiques et commerciaux.


Apple s’engage dans l’énergie verte

3 juin 2012

Après avoir été pointé du doigt par Greenpeace pour la pollution due à ses activités, Apple réagit.

En avril dernier, Greenpeace avait fait un comparatif de 14 géants de l’informatique et de l’internet. Manque de transparence, origine des consommations d’énergie et investissement dans les énergies renouvelables étaient passés au crible dans cette étude (voir le communiqué).

Apple, Microsoft et Amazon avaient été particulièrement égratignés par ce rapport. En réaction, Apple vient d’annoncer que son  datacenter de Maiden (Caroline du nord), dédié à l’hébergement de l’ iCloud sera alimenté à 100% par des énergies renouvelables. Apple annonce que d’ici la fin de l’année, son site produira 60% d’énergie renouvelable et achètera les 40% restants à d’autres producteurs écologiques locaux.

Il faut savoir que les services informatiques représenteraient à présent 2% des rejets de CO2 mondiaux (loin de l’industrie et du transport bien entendu), mais ce chiffre évolue très rapidement.

Notons que le rapport a souligné les efforts de Google, de Facebook et de Yahoo dans le développement des énergies renouvelables et de leurs travaux sur l’efficacité énergétiques.


La Volt de GM prend des congés

19 mars 2012

General Motors a décidé de suspendre la production de sa vitrine technologique, la Volt.

Lancée en 2010, la Volt est une voiture électrique équipé d’une petit moteur thermique pour recharger sa batterie en cas de besoin. Ce type de véhicule est appelé hybride Plug-in. Avec cette caractéristique, elle affiche une consommation en cycle mixte de 1,2 L/100km. Sachant que la batterie seule tient le coup jusqu’à 60/70 kilomètres.

Or, General Motors a surestimé sa capacité de vente. Près de 6500 véhicules attendraient toujours preneurs dans les différents concessionnaires américains. Du coup, GM annonce un fermeture temporaire de son usine de production basé près de Détroit, le 19 mars prochain, le temps d’écouler les stocks. Le coût de la voiture (annoncée prochainement en Europe à 43.000€) et la concurrence a dû jouer.

Petit comble, la voiture a reçu en 2011 le titre d’ « automobile de l’année« . Comme quoi les récompenses ne font pas tout.


Débats sur le gaz de schiste (2/2)

20 juin 2011

[…] Parce que tout ça semblait trop beau, ce type d’extraction souffrent de très nombreux défauts, avec des conséquences très néfastes :

Inconvénients

  • Du fait des nombreux forages nécessaires, c’est de destruction du paysage que l’on parle ici.
  • Le début de la fracturation nécessite une explosion, ajouté à un passage forcé de l’eau, c’est tout une zone souterraine de fragilisée. On impute d’ailleurs à ces forages des séismes ayant eu lieu au Etats-Unis, dans des zones plutôt calmes habituellement.
  • Le liquide de fracturation n’est pas de l’eau pure. Des parlementaires américains ont dévoilé une liste de 29 produits toxiques dans ces liquides. Une bonne partie reste d’ailleurs dans le puits.
  • L’acheminement se fait à l’heure actuelle par camions, à cause du changement d’emplacement régulier. Autant dire une pollution supplémentaire, localement.
Enfin, pour terminer, c’est le caractère propre même du gaz de schiste qui est remis en cause. Une étude récente tendrait à prouver que ce gaz est finalement plus polluant que le charbon. En effet, même si la combustion du charbon rejette bien plus de CO2, le gaz est de base composé de méthane (CH4) qui impacte 20 fois plus l’effet de serre que le CO2 sur un siècle. Or, avec ce type d’exploitation, on estime que 3% du gaz est perdu dans la nature. C’est peu, mais assez pour annuler la caractère bénéfique du gaz sur le charbon.
Voir les problèmes dus à l’extraction des gaz de schistes.
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Conclusion
Il n’est plus question de parler du caractère écologique de l’extraction de gaz de schistes par fracturation hydraulique. A la vue des soucis qu’ont les américains avec cette méthode (de l’eau de robinet, polluée, est, en certains endroits devenue inflammable !), heureusement que la classe politique s’est réveillée assez rapidement. Seul un soucis d’indépendance énergétique pourrait justifier l’utilisation de cette technique d’extraction. Mais le prix à payer est inacceptable.