Acta Alga et le biocarburant des microalgues

17 juin 2013

La recherche sur le biocarburant continue, une jeune entreprise française, basée à Nantes, bat des records.

acta-alga

En développant une méthode 2 fois plus efficace que les meilleures méthodes actuelles de production, cette jeune entreprise française devient le symbole des progrès dans le domaine des biocarburants.

Rappelons que la première génération de carburant, la plus développée industriellement, est critiquée par son utilisation de sources comestibles, la deuxième génération passe par des résidus ou des plantes complètes, donc majoritairement non comestibles. La troisième génération ne concerne exclusivement que les méthodes basées sur les microalgues.

Jusque là, produire des biocarburants avec comme base les maïs, soja, colza ou tournesol, permet d’obtenir moins de 500 litres par hectare. Produire du biocarburant à partir de betteraves, cannes à sucre ou huile de palme, permet d’obtenir 6000 à 8000 litres par hectare. La méthode brevetée d’Acta Alga permet d’obtenir de 20.000 à 60.000 litres par hectare !

La méthode Acta Alga optimise la lumière reçue par les microalgues, une des trois composantes nécessaires à ce type de production, avec l’absorption de gaz carbonique et l’alimentation en nutriments.

Belle image du progrès accompli dans le domaine des biocarburants.

Notons que de nombreuses Start-up et PME françaises sont lancées dans ce secteur. Pour exemple, le groupe GEPEA (Génie des Procédés Environnement-Alimentaire), réunissant  l’Université de Nantes (CRTT Saint Nazaire, IUT de Carquefou et de la Roche sur Yon), ONIRIS et l’école des Mines de Nantes, prépare un démonstrateur de développement à échelle industrielle.


Lien entre l’énergie et le niveau de vie

12 mai 2013

Doit-on consommer toujours plus d’énergie pour mieux vivre ? Difficile de répondre à cette question. De plus, autant avoir une idée de la consommation d’énergie dans un pays n’est pas bien difficile (grâce au travail de l’AIE : Agence Internationale de l’Energie) autant juger de la qualité de vie est assez compliqué.

Le critère le plus communément admis pour comparer les pays selon leur niveau de vie est l’ IDH (Indice de Développement Humain), qui tient compte de trois paramètres :

  1. Indice d’instruction : Le taux d’alphabétisation et la durée de scolarisation.
  2. Indice sanitaire : L’espérance de vie à la naissance.
  3. Indice économique : Le PIB réel par habitant et à parité de pouvoir d’achat.

Bien que critiqué (cet indice ne tient pas compte du ressenti de bien-être de la population, ou de la répartition des richesses par exemple), nous utiliserons cet indice pour cet article (données 2011 calculées par le Programme des Nations Unis du développement).

En représentant, l’IDH en fonction de la consommation d’énergie par habitant (en tonnes équivalent pétrole), nous obtenons :

Niveau de vie et Energie

D’un point de vue globale, tout d’abord, on voit que la courbe a une tendance logarithmique : L’IDH monte rapidement avec les premières consommations d’énergie, et fini par atteindre un plafond. Théoriquement donc, on peut tout à fait atteindre un bon niveau de vie sans avoir besoin d’augmenter encore et encore la consommation d’énergie par habitant. La zone la plus efficace est la zone en haut à gauche, avec un bon IDH pour une consommation d’énergie raisonnée.

Si on doit faire une comparaison par continent, on s’aperçoit que :

  • Les pays européens sont globalement les plus efficaces.
  • Les pays asiatiques ont des situations très variées.
  • L’Amérique du Nord est très consommatrice avec un bon niveau de vie.
  • L’Amérique du Sud a une consommation d’énergie limitée pour des IDH très variable.
  • L’Afrique aurait bien besoin d »un peu d’énergie supplémentaire.

Dans le détail, on note certain points singulier : Certains pays comme l’Islande et le Qatar ont une consommation d’énergie particulièrement forte, étant donné les ressources naturelles dont ils disposent. Hong-Kong est le pays le plus efficace, le pays étant riche et particulièrement dense en population. L’Afrique du Sud, malgré que ce soit un des pays africain le plus consommateur en énergie, ne parvient pas à atteindre un bon niveau d’IDH.

Intéressant non ?


L’économie verte : source d’emploi pour 2013

24 janvier 2013

L’ADEME a fait ses comptes pour 2013 et annonce 310.000 emplois directs dans l’économie verte.

Elle s’attend ainsi à 220.000 emplois dans le domaine de l’efficacité énergétique et 90.000 dans les énergies renouvelables. On retrouve dans le détail :

  • 104.900 emplois dans le BTP (dans l’efficacité énergétique).
  • 85.000 dans les transports (collectifs notamment).
  • 18.000 dans le photovoltaïque.
  • 10.000 dans l’éolien.

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Un gros secteur d’emploi, mais qui assez inégal pris dans le détail. Au général, dans l’efficacité énergétique, on observe une hausse de 10% en deux ans. Mais pour les énergies renouvelables, il y a une petite chute, essentiellement due aux décisions politiques plus restrictive sur l’éolien et le photovoltaïque. Ce dernier en particulier ayant vu ses effectifs passer de 32.500 emplois à… 18.000, en deux ans.

On attend avec impatience les énergies marines, pour compléter ce classement d’ici quelques années.


Nouvelles du Solar Décathlon 2012

26 septembre 2012

La compétition du Solar Décathlon 2012 a démarré il y a quelques jours à Madrid.

Rappelons que dans ce concours, des équipes universitaires doivent créer un bâtiment de 70m² utilisant comme seule énergie l’énergie solaire. Les différentes équipes du mondes entier présentes sont départagées grâce à un barème reprenant 10 points spécifiques (voir article du 25/03).

[MAJ 01/10/2012 :]

Parmi tous les projets innovants qui ont été représenté, le projet français CANOPEA, gérée par la Team Rhones-Alpes, a terminé en tête du classement.

Leur projet représente un collectif de petits immeubles qui permettent entre autres, de profiter d’un étage vivable complet (avec vue à 360°), de profiter d’installations communes (avec une proximité de voisinage tolérable), de profiter d’espaces verts nombreux, et d’avoir un meilleur accès aux services de quartiers et de transports. Et tout cela même en plein centre urbain !

(Plus d’informations sur  le projet CANOPEA)


Solar Decathlon, édition 2014 à Versailles

25 mars 2012

Le Solar Décathlon est un concours dans lequel des équipes universitaires doivent créer un bâtiment de 70m² utilisant comme seule énergie l’énergie solaire.

Organisé depuis 2010 sur le sol européen, par le Département américain de l’énergie, ce concours se fait en alternance avec le Solar Decathlon USA. L’édition 2012 aura lieu en septembre en Espagne, tandis que la France a obtenu l’organisation de l’édition 2014, non loin de Versailles.

Chaque équipe est évaluée selon dix critères, avec les points répartis comme suit :

  1. Architecture : 120 points
  2. Ingénierie et construction : 80 points
  3. Efficacité énergétique : 100 points
  4. Bilan d’énergie électrique : 120 points
  5. Confort : 120 points
  6. Equipements et fonctionnement : 120 points
  7. Communication et sensibilisation du public : 80 points
  8. Industrialisation et viabilité du marché : 80 points
  9. Innovation : 80 points
  10. Durabilité : 100 points

Pour l’édition 2012 à Madrid, notons que la France y sera représentée par 2 équipes : la Team Aquitaine-Bordeaux-Campus et la Team Rhône-Alpes. Cette dernière réunissant des étudiants de l’ENSAG (école nationale supérieure d’architecture de Grenoble), de l’ENSAL (école nationale supérieure d’architecture de Lyon), et de Polytech Annecy-Chambéry.

Un concours universitaire de haute qualité, qui sert de vitrine technologique aux bâtiments propres.