Ecotaxe, qu’est-ce que c’est ?

8 décembre 2013

L’écotaxe, comme la taxe carbone en son temps, fait l’objet d’une fronde très hostile.

Pourtant, cette taxe, sur les rails depuis 2009, faisait l’objet à l’époque consensus parmi les acteurs politiques et sociaux. A croire qu’à la première difficulté, c’est les mesures en faveur du développement durable qui trinquent. Mais au fait qu’est-ce vraiment ? Le point en plusieurs questions :

  • Qui est concerné ?
  • Combien cela va rapporter ?
  • Pourquoi la fronde ?
  • Est-ce une exception en Europe ?
  • Quels sont ses avantages principaux ?

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Mesures sur l’énergie des dix candidats à la présidentielle 2012

8 avril 2012

A deux semaines du premier tour, petit bilan sur les positions des candidats à propos de l’énergie, bien que ce sujet soit largement occulté dans la campagne 2012.

Globalement, hormis Sarkozy, les candidats sont pour un meilleur contrôle national des énergies. Beaucoup proposent une tarification des prix des énergies, certains le ferait de manière radicale avec une nationalisation des énergéticiens français. Ensuite, la majorité sont pour un « soutien accru » aux énergies renouvelables, mais peu rentrent dans les détails.

Nathalie Arthaud. Aucun commentaire, visiblement, l’énergie, soit ce n’est pas la priorité, soit c’est un sujet mal maitrisé.

Philippe Poutou. Un avis : sortie du nucléaire dans 10 ans. Étrangement, c’est le plus radical des anti-nucléaires (et oui, même devant Eva Joly).

Jacques Cheminade. Un vrai OVNI : il ne parle que du nucléaire, mais il en parle beaucoup. Seule solution d’avenir selon lui, il souhaite par contre remplacer les systèmes de fission actuels par des méthodes moins dangereuses (méconnues, mais théoriquement valables). Il veut aussi trouver un moyen d’utiliser les déchets, et développer des propulseurs spatiaux nucléaires (ça laisse rêveur).

Jean-Luc Mélenchon. Il se bat surtout pour que l’énergie soit un enjeu public, en abolissant l’obligation de libre-concurrence dans ce domaine. Personnellement pour l’arrêt du nucléaire, il tient à un référendum national avant toute décision.

Dupont-Aignan. En plus de son soutien au nucléaire, le plus marquant est sa volonté de nationaliser EDF-GDF, et de réquisitionner Total (ses termes). Il est, avec Hollande et Le Pen, partisan d’un blocage du prix de l’essence. Mesure qui fait peu pédagogique, étant donné qu’une mesure pareille ne pourra être éternelle : la reprise des cours normaux finira par être encore plus douloureuse. C’est finalement le candidat le plus conservateur sur ce sujet.

François Hollande. Hormis la poursuite de l’EPR, le reste vient des négociations avec les Verts : comme l’arrêt de Feissenheim, ou passer de 75% à 50% de nucléaire d’ici 2025. Il y a une volonté, mais 2025 ça laisse de la marge : il n’a pas d’avis tranché sur le nucléaire, ce qui n’est pas forcément plus mal.

Bayrou. En fidèle centriste, il propose un plus gros projet européen et une meilleure coordination, et n’a pas d’avis tranché sur le nucléaire, comme Hollande. Il souhaite conserver le nucléaire, en tout cas, à court terme. Il veut un débat à ce sujet après les élections.

Nicolas Sarkozy. Soutien accru au développement nucléaire et passage à 23% de renouvelables d’ici 2020 : le candidat sortant suit la feuille de route du second Grenelle de l’environnement.

Marine Le Pen. A part la nationalisation des services de l’énergie, elle envisage une sortie du nucléaire… un jour, à long terme. Elle veut passer à 10 à 15% d’énergies renouvelables… un jour. Visiblement, elle ne connait rien au sujet, et aurait mieux fait de s’abstenir (comme l’a fait Arthaud). En effet : 15% d’énergies renouvelables ? Ça tombe bien : on y est déjà !

Eva Joly. Ça va être compliqué de faire un point concis dans son cas, car la transition énergétique, c’est son domaine. En gros, 3 dates : [2020] 40% de nucléaire, 40% de renouvelables, [2032] 0% de nucléaire, [2050] 100% de renouvelables. Niveau durées, l’ensemble parait très réfléchi et réalisable. Je me demande juste comment on compensera en 2032-2050… Pour les plus curieux, j’invite à aller sur le site dédié d’EELV sur l’énergie.

Mon avis personnel dans ce domaine : Le développement des énergies renouvelables ? Pour. L’arrêt du nucléaire? Pourquoi pas, mais improbable avant au moins 40 ans si jamais, et si d’ici là on développe d’autres systèmes de centrales nucléaires alternatives, tant mieux. Blocage du prix de l’essence ? Contre, il faudra bien affronter la vérité un jour. Renforcer le contrôle national de l’énergie et limiter la concurrence ? Sécurisant. Arrêt de Feissenhem ? Oui. Arrêt de l’EPR ? Non, on y a déjà mis assez de milliards d’euros, autant le finir. Et sinon, sujet non abordé ici : priorité à la réduction des consommations !

Note : Le Monde a mis en ligne un comparateur de programme bien fait qui permet de comparer les mesures annoncées des différents candidats dans un certain nombre de domaines. A voir ici.


Accord PS-EELV : la place de l’énergie

20 novembre 2011

Après un court feuilleton, socialistes et écologiques se sont mis d’accord sur un certain nombre de convergence politique.

Il n’a pas été sujet uniquement d’écologie. Europe, finances, fiscalité, éducation… de nombreuses grandes lignes à suivre ont été signées d’un commun accord par les deux partis. Quid de la partie énergie et environnement ?

  • Loi cadre de transition énergétique à adopter dès 2013.
  • Encourager les filières d’avenir (éco-construction, agro-ressources…) et favoriser la création de 600.000 emplois verts.
  • Volonté de mettre en place une taxe carbone.
  • Plan national de réduction de la consommation énergétique (notamment rénovation énergétique des bâtiments).
  • Réduction de la part du nucléaire de 75 à 50% de la production électrique d’ici 2025.
  • Fermeture de 24 réacteurs nucléaires d’ici 2025 et arrêt immédiat de la centrale de Fessenheim. Aucun nouveau projet.
  • Point de désaccord ou en suspens : avenir du réacteur EPR de Flammanville, reconversion de la filière MOX, avenir du projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes à Nantes.

Là où les premiers points ont été signés sans réel soucis, les points difficiles ont été ceux touchant à la filière nucléaire. Un tel accord officialisant un arrêt obligatoire de 24 réacteurs nucléaires d’ici 2025 pose un certain problème d’éthique, car bien qu’il ne parait pas aberrant d’arrêter des réacteurs qui auront d’ici là plus de 40 ans d’âge, jouer la situation énergétique du pays sur un coup de dés politique, cela semble un peu limite. Il faudra être très efficace sur le développement de nouvelles sources et sur l’amélioration de l’efficacité énergétique du pays pour ne pas avoir à recourir aux énergies fossiles pour compenser la baisse de production.

L’avenir du réacteur EPR est complètement incertain : François Hollande, comme un certain nombre d’écologistes « modérés », envisage mal d’arrêter un chantier qui a déjà englouti 4 milliards d’euros, à mi-chemin de sa mise en service. Une bien lourde facture mais rendue nécessaire pour ce qui doit être le réacteur le plus sécurisé et surveillé au monde.

Accord PS-EELV


Espace Eco-citoyens

17 septembre 2011

L’ADEME a mis en place un site d’information et de conseils pour agir de manière plus écologique dans son quotidien. Economies d’énergie et donc financières garanties.

A découvrir ici.


Voyage à Fribourg (3/5)

27 mars 2011

Petit tour dans une ville européenne référence sur les questions énergétiques et environnementales.

Si vous vous promenez à Fribourg, vous allez vous vite vous rendre compte d’une chose : les panneaux solaires sont omniprésents, que ce soit du photovoltaïque ou du chauffe-eau solaire. Cette filière est largement développée dans cette partie de l’Allemagne, démocratisant le solaire. Toits, parkings, écoles, église… tout y passe!

Ici le solaire a tellement d’empreinte que certaines classes d’étudiants, spécialisées en énergétique, ont même la chance de travailler dans un bâtiment extérieur à l’école, le Solarturm, d’une structure insolite où chaque élément y est un projet d’étude.

Un autre objet de curiosité : une maison héliotropique, capable de tourner pour se mettre face ou dos au soleil. Cette maison est le défi d’un architecte, Rolf Disch (qui y habite depuis 1994), qui voulait montrer que l’on était capable de créer une maison productrice d’électricité avec les moyens de l’époque. Les panneaux solaires sur le toit, les circuits chauffe-eau autour de la maison et l’isolation ont bien permis de faire de ce bâtiment un bâtiment à énergie positive, produisant 5 fois plus que l’énergie qu’elle consomme.

[…]


Une ligne électrique enterrée franco-espagnole

13 février 2011

Siemens va installer deux lignes hautes tension enterrées entre la France et l’Espagne.

Les associations écologistes avaient beaucoup protesté il y a quelques temps pour la sauvegarde du paysage pyrénéen, ils ont été entendu. Siemens a reçu son premier acompte sur les 700 M€ concernant l’installation des deux lignes HVDC (High-voltage direct current) reliant Perpignan à Figueras.

Chacune de ces lignes en courant continu sera de 1000MW avec une tension de +/- 320 kV. Elles seront longues de 65 km et devraient être prêtes pour 2013. Pour des lignes enterrées, on est à la limite des connaissances technologique actuelles.


Qatar 2022, ou la Coupe du monde de football énergivore

7 décembre 2010

Emmenez un des plus gros évênements sportifs de la planète au Moyen-Orient…

Vous y croyiez ? Eh bien la FIFA en a décidé ainsi : la Coupe du Monde 2022 de football aura lieu au Qatar.

Pourtant, ce n’était pas gagné. La FIFA avait déclaré qu’une compétition au Qatar, du fait de ses températures élevées (jusqu’à 60°C en été !) mettrait en danger la santé des joueurs, en activité intensive pendant un mois. Qu’à cela ne tienne, les stades seront climatisés !

Mirage au milieu du désert : catastrophe écologique. Argent et lobby sont visiblement parfaitement maitrîsé par le Qatar (nota : la participation dans le groupe soutien de Yann-Arthus Bertrand, réalisateur de l’exceptionnel film écologique Home, … elles sont où les valeurs contre l’épuisement des ressources ? ). Selon le président du comité de candidature Qatar 2022, le cheikh Mohammad Ben Hamad Al-Thani : « Tous les stades présentés dans notre dossier sont respectueux de l’environnement, par un recours à une technologie de pointe qui réduit à zéro les émissions de CO2 ».

Ben voyons, on demande à voir. Pensez simplement qu’un stade de la taille du Stade de France représente environ 3 millions de mètres cube à climatiser ! Et pour finir, le football n’est pas un sport national, les Stades présentés « seront » démontables pour être envoyés dans d’autres pays en développement, en Afrique.

Résultat du dernier match : FIFA  1 – 0  Developpement Durable.