Peut-on sauver le secteur automobile européen ?

7 août 2012

Le plan social de PSA a violemment rappelé à tous que la filière automobile, n’est plus dans son âge d’or. La prime à la casse et la mise en place du bonus-malus en 2007 avait permis d’atténuer cette réalité, mais n’a pas pu l’empêcher totalement. Les aides d’Etat se succèdent pour donner du souffle à la filière : Le secteur ne semble donc plus capable survivre de lui-même (voir les plans d’aides des dix dernières années).

Cela ne se cantonne toutefois pas à la France. Hormis les hautes-gammes allemandes, l’ensemble de l’Europe est aujourd’hui en surcapacité de production : Sergo Marchionne (l’administrateur de Fiat et président des associations de constructeurs européens) a ainsi appelé à diminuer la production européenne de 10% à 20% pour équilibrer les comptes de la filière, et donc à procéder à des fermetures d’usine et plans de licenciement.

Il plaide pour un plan global européen pour répartir les restructurations équitablement en Europe, car selon lui « les pays n’oseront rien faire individuellement ». On les comprend étant donné les conséquences sociales qui en découleraient.

Cette solution drastique n’est pas une nouveauté. C’est cette stratégie qui a permis à l’automobile américaine, dont General Motors fait parti, d’assainir ses finances et de se relancer, au prix malheureusement d’une crise sociale immense.

Le marché européen stagne et ralentit, le carburant est voué à se raréfier. L’ouverture des marchés asiatiques est bien entendu une aubaine pour les constructeurs, mais il est probable que la stratégie serait plutôt à l’ouverture d’usine sur places, pour des raisons évidentes de coûts de main-d’œuvre et de transport, ce qui ne redonnerait donc que peu de souffle aux usines européennes.

Alors, peut-on sauver l’industrie automobile ? La question se pose, d’autant que l’économie mondiale tourne autour de cette industrie. Pour information, en 2007, l’automobile employait 8,4 millions de personnes à travers le monde, et générait 2.000 milliards d’euros de CA, soit à peu près le PIB du Royaume-Uni.


Frein dans la consommation énergétique américaine.

2 mai 2010

Coup d’oeil sur la consommation d’énergie fossile des Etats-Unis ces dernières années.

La chute ces dernières années de la consommation d’énergie fossile aux Etats-Unis est impressionante. 9% de baisse pour le pays le plus gaspilleur au monde.

A espérer que la relance de l’économie post-crise ne voit pas cette courbe remonter en flèche.


General Motors dépose le bilan

2 juin 2009

General Motors, qui n’a su s’adapter à la nouvelle donne énergétique, s’est officiellement déclaré en faillite le lundi 1er mai.

GM logoCette fois, c’est fini. GM n’a pas pu se sortir de ces 82 milliards de dollards de dettes. C’est pourquoi l’entreprise s’est placée sous la protection de la loi américaine, et sera détenue à 60 % par le gouvernement fédéral.

C’était la chute annoncée d’un géant. Un géant de l’automobile qui n’a pas été en mesure de se renouveller pour affronter la fin du pétrole bon marché. Il y a à peine plus d’un an, GM était toujours le n°1 mondial de l’automobile (après 77 années à cette place), avant de céder sa couronne à Toyota, nouveau fleuron de l’automobile avec ses petites voitures, bien plus économes en énergie et en argent. Après 86 années en indice phare du Dow Jones (le plus vieil indice de la bourse de New-York), c’est une grande page de l’industrie fleurissante des Etats-Unis qui se tourne.

La restructuration à venir s’annonce draconienne. Onze sites à fermer, trois en chômage technique, suppression de 40% des points de vente, 24000 suppressions de poste. Un moindre mal pour éviter une hécatombe de l’économie nationale, mais toutefois le début de l’inconnu pour les salariés; des ouvriers bien portant, payés bien au-dessus de la moyenne, avec des avantages pour les familles, jusqu’à une assurance maladie prise en charge par le constructeur américain. Un symbole au pays de l’oncle Sam…


Baisse des consommations, merci la crise !

19 mai 2009

Après la diminution de déchets ces derniers mois, voilà la demande en électricité qui diminue, avant celle probable en pétrole.

Voilà un effet -relativement- inattendu de la crise : on consomme et on pollue moins.

Il y a quelque mois, l’ORDIF (Observatoire des Déchets d’ Ile-De-France) a annoncé 15 à 20 % de déchets en moins collectés dans la région depuis le début de la crise.

 Au mois d’Avril, la demande en électricité française a diminuée de 10 % (-4.8 TWh d’électricité) par rapport à Avril 2008. Notons toutefois que cela s’équilibre avec les premiers mois de l’année où la demande a atteint des records, à cause de l’hiver rigoureux.

Quand aux prévisions pour le pétrole en 2009, l’Opep comme l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) prédisent tout deux une baisse, respectivement, de 1.8% et de 3% de la demande.

La crise a donc été de loin le phénomène le plus efficace pour ralentir notre consommation, et donc ses dégâts sur l’environnement. Bien sûr il n’y a pas de quoi se réjouir totalement. Quoiqu’il en soit, ça montre que l’objectif de réduction de la consommation est faisable. Après sommes-nous franchement obligés de stopper l’économie mondiale pour cela ?Crise et écologie