Hydrolienne AK1000

12 novembre 2010

AK1000 est le nom du plus gros prototype d’hydrolienne à ce jour.

L'AK1000, en attente d'immersionAtlantis Ressources est à la tête de ce projet. Cette hydrolienne à double rotor atteint la taille de 22.5m de haut avec des pâles de 18m de diamètre. La plus grosse hydrolienne donc, bien qu’inférieur à leurs cousines terrestres, qui monte à une trentaine de mètres en moyenne avec des pâles de 15m.

Ce monstre de 1300 tonnes devrait produire 1 MW d’électricté ! Cela est sans commune mesure avec les éoliennes, car une grande éolienne de 2MW par exemple produit en fait 600kW (en moyenne) si l’on tient compte des fluctuations de l’intensité du vent. Immergée, il n’y a pas d’incertitude sur la vitesse des courants marins, qui restent constants.

Elle devrait être installé au large de îles Orcades, en Ecosse, d’ici août prochain.

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Des cerfs-volants pour produire de l’énergie (3)

13 juin 2010

De plus en plus de projets pour la production d’énergie font la part belle aux cerf-volants.

Le cerf-volant n’est pas nouveau, l’idée de s’en servir pour produire de l’électricité l’est de moins en moins. Constat:  les vitesses de vent moyennes à 80m sont de 5 m/s, à 800m 7 m/s. Plus on met sa voile haut, plus ça souffle. Différents projet novateurs font ainsi la part belle à cette technique.

Plus inhabituel,  et abandonnant les voiles et hélices traditionnelles, le projet Mars (Magenn Air Power Rotor System) est un ballon gonflé à l’hélium comprenant plusieurs pâles et tournant sur lui-même. Le ballon se situerait entre 150 et 300m d’altitude. Remarque interessante, la force induite par la rotation (effet Magnus) aide encore à maintenir ce dispositif en l’air.

Et qui a dit que les cerfs-volants ne devaient fonctionner que dans les airs ? Certains parient sur son application dans les courant marins. La prise en compte du poids du système y est de plus beaucoup moins contraignant.

Ses dispositifs peuvent là aussi aller de la simple hélice se laissant aller au sens du courant jusqu’à, comme ses équivalent aériens, un grand réseau d’hélices, tel le projet Hydrowing immergé entre 25 et 150 m de profondeur.


La vis sans fin, pour une électricité propre.

28 février 2010

La vis sans fin est une excellente alternative aux barrages classiques sur les rivières.

Le domaine de la petite hydraulique, donc sur petits cours d’eau, se développe. Mais il existe alors un risque important d’affectation de l’environnement. A Dreisam en Allemagne, proche de la frontière française (Colmar), un système de microcentrale à vis sans fin a remplacé l’ancien mur de béton de 3m de haut.

Ce système, plutôt simple, a divers avantages. Citons les principaux :

  • Tout d’abord, la vis n’affecte pas la faune marine. Les poissons passent aisément sous la vis, celle-ci ne les broie pas.
  • Son entretien est facilité puisque la vis laisse passer bien plus de débris sans s’obstruer.
  • Elle n’affecte que peu les courants et fonctionne pour un débit d’eau largement variable.
  • Elle est relativement simple à installer.
  • De plus, son rendement est légèrement supérieur aux turbines et roues classiques.

A Dreisam, depuis cette installation, le lit de la rivière a été refait et à repris de belles couleurs. Une autre preuve que l’on peut obtenir de l’énergie proprement.


VIVACE : Récupérer l’ énergie des courants lents

7 février 2009

Une méthode pour l’énergie hydraulique des faibles courants : le VICACE.

Récuperer l’énergie hydraulique nécessitait jusqu’à présent d’avoir des courants assez forts. Grâce au professeur Michael Bernitas et son équipe de l’université du Michigan, cela pourrait être possible sur des faibles courants.

A l’inverse de nos barrages et autres hydroliennes, qui récupère de l’énergie par le biais de turbines, le VIVACE (Vortex Induced Vibration for Aquatic Clean Energy) utilise les tourbillons créés par les courants lorsqu’un objet est placé dans son écoulement. C’est la première fois que ces vibrations, qui n’ont toujours eu que des effets négatifs ou au mieux nuls, sont au coeur d’un projet.

Le principe : des cylindres horizontaux mobiles, placés entre deux portants verticaux, sont immergés face au courant et coulissent vers le haut/vers le bas (suivant le sens des tourbillons). C’est l’énergie cinétique créée que l’on récupère. Un cylindre seul est bien évidemment inintéressant. Mais l’équipe de recherche assurent qu’avec 33000 unités répartis sur 1.5 km², le Gigawatt est envisageable, la puissance d’un réacteur nucléaire.

Bien entendu, et au vu de la surface nécessaire, rivaliser avec le nucléaire n’est pas le but de cette technologie. Toutefois, chapeau bas à cette équipe qui veut mettre les tourbillons des courants à contribution.

Reportage vidéo, avec le professeur, des démonstrations, et des animations.


Hydrolienne (2/2) : Les avantages

2 février 2009

 

Une hydrolienne ? Pourquoi faire ?

Pourquoi nous compliquerions-nous l’existence à installer des éoliennes sous la mer ? Nul besoin de préciser qu’une installation sous-marine est bien plus compliquée et coûteuse qu’une installation sur le plancher des vaches. Alors, les avantages ?

  • Ne défigure pas le paysage.
  • Courants constants et parfaitement prédictibles [*].
  • De nombreux sites d’exploitation potentiels.
  • Une Energie inépuisable.
  • Une puissance rendue plus importante.

Ce dernier point s’explique physiquement par le fait que la masse volumique de l’eau est environ 800 fois plus importante que celle de l’air, donc entraînant mieux les pâles de l’éolienne à vitesse bien moindre.

Décidement, l’hydrolienne mérite vraiment une place de choix dans le panel des énergies renouvelables.


Hydrolienne (1/2) : Capter l’ énergie marémotrice

30 janvier 2009

L’ hydrolienne ou comment capter une source d’énergie renouvelable méconnue : l’énergie marémotrice.

Basés sur le même principe, Eoliennes et Hydroliennes sont des systèmes de turbines entraînées par le mouvement de pâles du au passage d’un fluide. Telle l’éolienne, une hydrolienne produit de l’électricité, mais grâce à l’énergie marémotrice [*], existante par deux courants d’eau différents : les courants marins ou celui dû aux marées.

Deux configurations technologiques pourraient être mise en oeuvre pour capter l’énergie marémotrice. Soit placer des turbines seules sous l’eau, de préférence non posée au fond, pour éviter ensablement ou autre, soit faire une véritable éolienne sous-marine, la fameuse hydrolienne.

Pour l’instant cette technologie est au stade des tests et des premiers prototypes. L’usine marémotrice de la Rance en France fait office de précurseur de la technique : sous forme de barrage, cela fait 40 ans que cette usine produit de l’électricité grâce aux courants de marées, avec une puissance de 240 MW ! En Norvège, une hydrolienne de 300kW existe depuis 2003. En Irlande du Nord, un record de 1,2 MW a été atteint pour une unique hydrolienne. Le reste est fait de projets, comme l’hydrolienne qui se situerait sous le Golden Bridge de San Fransisco, ou une usine marémotrice dans le Wando Hoenggan, voie navigable de Corée du Sud.