Transformer de l’air en pétrole

3 février 2013

Des ingénieurs britanniques ont trouvé un moyen de créer un carburant de synthèse à partir de l’air ambiant.

Air Fuel SynthesisL’opération effectuée par les ingénieurs de Air Fuel Synthesis consiste à capter, par réactions chimiques et par électrolyse, le CO2 et l’hydrogène contenu dans l’air, puis de recombiner les deux produits en méthanol, utilisable en temps que carburant. On fait ainsi coup double : on produit du carburant, en récupérant du CO2 de l’atmosphère, en quelque sorte en « recyclant » ce gaz à effet de serre.

En trois mois, ils ont été capable de produire… 5L de carburant. Air Fuel Synthesis envisage de construire une unité d’ici 2-3 ans capables de produire 1 tonne par jour, soit environ 7 barils de carburant. Une bien belle performance, même si, bien sûr, c’est peu comparé aux 80 millions de barils extraits chaque jour dans le monde.

L’inconvénient principal tient aussi au fait que l’opération demande de l’énergie (électricité pour l’électrolyse). Pour être intéressante il faudrait pouvoir combiner l’opération avec des énergies renouvelables.

Même si on est loin, voici le pas dans le rêve d’extraire un carburant de l’air ambiant, utilisable immédiatement.


Les émissions de CO2 d’ EDF diminuent

22 mai 2012

Dans un communiqué du 15 mai 2012, EDF annonce que son émission de CO2 a diminué de 11% sur l’année 2011.

Et d’environ -25% en France ! Ce qui place le rejet de CO2 d’EDF à 99,6 gCO2/kWh.

En passant sous la barre symbolique de 100 gCO2/kWh, EDF devient le premier des gros énergéticiens européens les moins émetteurs. Bien sûr, la principale explication tient à l’importance du parc nucléaire détenu par EDF.

Toutefois, la baisse est bien réelle, grâce à trois points :

  1. Une meilleure gestion des productions hydro-électriques.
  2. Le remplacement des centrales charbon par des centrales gaz.
  3. Le développement des énergies renouvelables.

EDF vise de diminuer ses émissions de CO2 de 30% d’ici 2020, sur toute son activité.


Les hydrates de méthane

25 février 2012

Les recherches accélèrent pour récupérer ces nouveaux hydrocarbures., qui représentent toutefois un danger important.

Les hydrates de méthane se forment dans certaines conditions spécifiques, coincées dans la glace, dans les régions arctiques ou dans les sédiments marins (à moins 500m). Potentiellement, les ressources des hydrates de méthane représentent deux fois les ressources de pétroles et de charbon réunies. Les hydrates de méthane sont probablement la dernière ressource d’hydrocarbure capables d’assurer, à ce rythme de consommation, notre avenir énergétique.

(voir le blog NaturenDanger)

Pour exploiter ce gaz, une nouvelle méthode est testée sous la houlette des ministères des énergies américains et japonais. Pour ne pas fragiliser les couches de glace, on injecte du CO2 en remplacement du méthane compris dedans, autrement dit en retirant du gaz, on stocke dans le même temps du CO2 nocif pour l’atmosphère : à la fois intéressant écologiquement et financièrement pour les plate-formes.

Toutefois, ce type d’exploitation nécessiterait un contrôle parfait pour éviter une fragilisation des sols, ou un rejet massif du méthane dans l’atmosphère (qui a un impact bien plus fort que le CO2 sur l’effet de serre). Si cela arrive, le naufrage d’un pétrolier passerait pour propre en comparaison.

Cette actualité montre surtout que l’augmentation du prix des hydrocarbures classiques, la peur du nucléaire, et l’augmentation toujours croissante des besoins autorisent à présent une recherche de ressources beaucoup plus chères à l’exploitation, et plus polluantes aussi.


Les émissions de GES ont bien diminuées en Europe

9 octobre 2010

L’Agence européenne pour l’environnement a publié ses derniers chiffres. En 2008, l’Europe a encore une fois et pour la cinquième année consécutives diminué ses émissions de gaz à effets de serre (GES). L’Europe des 15 a émis 6.9% de GES de moins qu’en 1990, et l’Europe des 27 a réduit de 2% ses émissions pour 2008, ce qui l’amène à 11% de moins que son niveau de 1990.

Après 5 ans de baisse, la tendance semble donc bien se confirmer, et les objectifs du protocole de Kyoto en la matière (8% de moins que le niveau de 1990 d’ici 2012) semblent finalement atteignables.


Objectifs de la RT 2012

20 juillet 2010

La Réglementation Thermique 2012 promet une grande avancée dans le secteur du bâtiment.

La nouvelle réglementation RT 2012, sortie tout droit des cartons du Grenelle de l’Environnement, promet de grandes évolutions énergétiques dans le bâtiment. Et il en est temps : A lui tout seul, le bâtiment représente plus de 40% de la consommation d’énergie en France, représentant environ 2 tonnes de CO2 rejetées par habitant et par an. Par comparaison, c’est comme si chaque français avait fait 16 fois le trajet Paris-Marseille en voiture individuelle (rejet moyen d’une voiture en France : 160g/km).

La RT 2012 fixe notamment comme objectif une consommation maximum pour les nouveaux logements de 50 kWh/m²/an, la moyenne actuelle étant aux alentours de 260 kWh/m²/an ! Si on regarde la réglementation actuelle, il s’agit en fait de ne construire plus que des Bâtiments Basse Consommation (BBC). Et c’est tout à fait faisable, les méthodes sont nombreuses, connues et complémentaires :

  • Conception réfléchie dans la forme globale du bâtiment. (implantation et orientation).
  • Isolation performante du bâtiment (murs et vitrages), avec retour à l’isolation extérieure.
  • Ventilation améliorée, grâce notament à la VMC double flux.
  • Système de chauffage performant (Pompe à chaleur, chaudière bois, gaz à condensation).
  • Utilisation de matériaux renouvelables, de proximité.
  • Intégration des énergies renouvelables (le solaire thermique est devenu incontournable).

Bien entendu cela entraîne une augmentation du coût de construction, de l’ordre de 10 à 15%, mais à relativiser du fait de l’immense économie engendrée sur le long terme. La généralisation et la mise en place avancée de la RT2012 en 2011 aux bâtiments tertiaires et publics devraient aider à la baisse des prix.


La Taxe Carbone (2/2)

8 mars 2010

… La Taxe Carbone suit un véritable parcours du combattant pour s’imposer en France.

 Le modèle suèdois : Instaurée en 1991 en Suède, la taxe carbone est rentrée dans les moeurs. Les émissions de CO2 y ont diminuées de 9% alors que la croissance a augmentée de presque 50%. Notons que la taxe carbone suèdoise diffère bien de la version française. Tout d’abord, aucune redistribution n’est appliquée, cette taxe est entièrement comprise dans la fiscalité suèdoise. Ensuite, la Suède, en 1991, a lancé une taxe à 27 € la tonne de CO2 (contre 17 € en France), et cette taxe  atteint aujourd’hui 108 € la tonne. Bien qu’assez perplexe après la présentation du possible modèle français, assez complexe, le gouvernement suèdois considère qu’il s’agit toutefois d’un bon début.

En France, on en pense quoi ? Difficile de savoir. Alors que nombreux sont les français admettant que les enjeux environnementaux ( et énergétiques ? je l’espère ) sont importants, ils sont souvent réticents à appliquer des mesures concrètes à ce sujet. Pourtant les aides multiples du gouvernement se développent pour améliorer l’efficacité énergétique du pays, n’est-il pas normal qu’un source financière aparaisse lorsque cela ne va pas dans le bon sens ?

Le grand argument des opposants politiques à cette taxe est : « Cette taxe est largement impopulaire ». Je me permets de poser une question, pensez-y objectivement : Vous avez déjà vu une taxe populaire ?

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Emissions de CO2, les pays se renvoient la responsabilité.

4 mars 2010

Probablement le point le plus délicat des négociations politiques : La responsabilité.

C’est probablement la principale raison du fiasco du sommet de Copenhague. Chaque pays se renvoie la responsabilité des émissions de CO2. Les différents points de vue :

  • Les Emissions globales. Quels sont les pays les plus émetteurs au monde ? En tête la Chine (21%) et les Etats-Unis (20%), devant la Russie (6%), L’Union Européenne représente environ 15% des émissions.
  • Les Emissions moyennes par habitant. Cette fois, on retrouve en tête le Qatar (60 t/hab/an). Les Etats-Unis (19 tonnes), l’Australie et le Canada (17 tonnes) sont loin devant la Chine et sa grande population (4 tonnes). Un européen en rejette environ 8 tonnes, un russe 11.
  • La contribution historique aux émissions. Les grands gagnants sont cette fois les Etats-Unis (30%) et l’Europe (27%). L’Australie ne représente ici que 1% des émissions.

Ainsi la Chine met en avant son importante population, l’Europe affiche des résultats globalement meilleurs actuellement par rapport à d’autres, l’Australie utilise sa faible participation historique aux rejets de CO2. 

Chacun y va de son point de vue et attend que les autres fassent quelque chose. Pourtant, il faudra bien que l’on sorte vite de cette impasse, et que l’on arrête ce jeu du « C’est ta faute, toi d’abord. ».