Se chauffer avec un radiateur-ordinateur à Paris

16 septembre 2013

Une start-up parisienne propose d’installer des ordinateurs de calcul chez les particuliers.

On souligne régulièrement l’importance de récupérer la chaleur de l’activité humaine, et l’importance grandissante des TIC et autres matériels électronique dans la consommation globale d’électricité. Ainsi, les data-centers sont particulièrement visées par cette logique, en amenant la chaleur dégager pour chauffer bureaux, voire logements.

Q.Rad

La start-up Qarnot Computing, a imaginé la solution sous un tout nouvel angle : faire chauffer l’ordinateur de calcul directement chez l’utilisateur, pour récolter les données dans la foulée. Les utilisateurs, en faisant varier le thermostat, libèrent plus ou moins d’espace de calculs qu’utilise l’entreprise Qarnot, le tout connectée à une simple prise internet et à une prise d’alimentation. En voilà une solution simple et souple !

Selon son créateur, Paul Benoit, cette solution revient moins chère, à la fois pour l’entreprise qui y souscrit, car il n’y a pas à rentabiliser et entretenir les coûteuses data-centers classiques, et à la fois pour l’utilisateur, car Qarnot leur paye leur dépense de chauffage, logique car plus les habitants chauffent leurs locaux, plus il peut revendre des ressources disponibles. De plus, aucun soucis de sécurité, ces radiateurs ne stockant aucune données. Au final tout le monde s’y retrouve !

Une expérimentation grandeur nature a été lancée dans un HLM parisien, avec environ 300 radiateurs-ordinateurs Q.rad équipant une centaine de logements, qui verront donc leur facture d’électricité se réduire… à rien.

Une magnifique idée, ceci dit, l’entreprise Qarnot risque de manquer d’activité une fois l’hiver terminé…

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AdopteUneChaudière

13 janvier 2013

Votre monde est froid et vide ? Besoin d’une nouvelle chaudière ? Trouvez celle qui réchauffera votre coeur (et vos articulations, vos extrémités, etc).

Rencontrez la chaudière idéale !

Source et création


Le chauffage électrique disparaît des logements neufs

26 octobre 2012

Les chiffres sont impressionnants, depuis 2008, l’utilisation du chauffage électrique dans les logements neufs est passé de 70% à 20% !

La cause principale tient en la nouvelle réglementation thermique, la RT2012, résultant du grenelle de l’environnement, qui ne s’appliquera au logement qu’en janvier 2013. La réglementation thermique défavorise fortement l’électricité en tant que mode de chauffage sur le résultat final. Les constructeurs ont pris acte de cette législation et l’ont anticipé dans leurs projets.

Si l’électricité est si décriée dans le chauffage, c’est qu’elle avait pris ces derniers temps des proportions d’utilisation énormes (les 70%). Et c’est ce qui explique que chaque vague de froid entraîne une surconsommation en France à en faire exploser les lignes, obligeant EDF à pousser les centrales à énergies fossiles à fond et à importer de l’électricité des pays voisins.

Autres points défavorables pour utiliser l’électricité en chauffage :

  • Le mauvais rendement de la production et de son transport (faible par rapport aux autres modes de chauffage).
  • La facilité d’utilisation et le faible coût encourageait plutôt à surdimensionner les équipements de chauffage plutôt qu’à isoler les bâtiments.
  • L’électricité est considérée comme une énergie pure, particulièrement dégradée quand elle est utilisée en chauffage. (Ce que l’on définit sous le terme d’ « exergie » chez les énergéticiens).
  • L’électricité est demandée dans de nombreux postes où on n’a pas d’autres solutions de source (électroménagers, high-tech, et en partie transport), autant l’économiser là où on le peut.

Bien sûr, en contre-partie, l’électricité est l’énergie qui produit le moins de GES (gaz à effet de serre) en France. Cet argument a d’ailleurs été fortement utilisé par ses défenseurs qui accuse la loi d’un manque de flexibilité avec sa dernière réglementation. D’autant qu’à l’inverse, le chauffage au gaz explose !

Le chauffage électrique classique continue toutefois d’être utilisé, mais dans des bâtiments très bien isolés ou dans des régions où leur utilisation est ponctuelle et très réduite (dans le Sud-Est typiquement)


Bilan électrique 2011 en France

5 février 2012

RTE a publié le 19 janvier dernier son bilan de l’électricité en France, qui montre de fortes économies en 2011, et une augmentation de l’exportation.

Le chiffre : -6,8% ! C’est l’économie de consommations des français en 2011 par rapport à 2010, soit 478,2 TWh. Cette diminution s’explique surtout par des conditions climatiques clémentes en 2011, une des années les plus chaudes depuis un siècle selon MétéoFrance. L’hiver étant très doux, les français ont peu consommé en chauffage électrique, et l’été ayant été assez mauvais, les climatisations ont aussi peu tiré sur les lignes.

Les énergies renouvelables (hors hydraulique) ont produit 25,6% de plus que l’année dernière. Ainsi l’éolien a produit 2,5% de l’énergie sur l’année (contre 1,9% en 2010) et la production photovoltaïque a triplée. Notons toutefois que le secteur du photovoltaïque aurait perdu 7000 emplois en 2011, suite essentiellement au moratoire de 2010 et au nouveau cadre de rachat.

Enfin, la France a retrouvé son statut d’exportateur d’électricité majeur en Europe. Ses exportations ont explosés de +89% par rapport à 2010 (55,7 TWh exporté). Bien sûr il y a la baisse de la consommation à l’intérieur et la grande disponibilité du parc électrique, mais c’est surtout l’arrêt soudain de 7 centrales nucléaires en Allemagne qui a gonflé nos exportations vers ce pays.


Inventair : VMC double flux sans tuyaux

23 janvier 2012

Voici une technologie VMC double flux étonnante, une alternative sans tuyaux, idéal pour la rénovation.

Les VMC-DF (Ventilation Mécanique Contrôlée Double Flux) permettent de ventiler sa maison en limitant les pertes thermiques. Le système est composé de deux réseaux de ventilation, l’un aspire l’air neuf, l’autre extrait l’air vicié. Un échangeur permet de récupérer des calories à l’air chaud sortant pour le transmettre à l’air froid entrant. On limite ainsi les pertes thermiques dues au chauffage de l’air neuf.

Le problème de cette technologie est qu’elle peut être très coûteuse et complexe à mettre en place dans le cas d’une rénovation. Difficile d’installer un double réseau de ventilation complexe dans une maison non prévue pour ça à l’origine. Pour pallier à ça, une société allemande, a développé un système de VMC-DF sans tuyaux, renommé Inventair (ou Inventer) en France.

Le système est une bouche d’aération à deux cycles de 70 secondes. Dans un premier temps, la bouche extrait l’air vicié de la maison qui va transmettre son énergie à un accumulateur céramique situé dans le système. Au cycle suivant le système fera entrer l’air extérieur qui récupérera cette même énergie sur l’accumulateur. C’est aussi simple que cela. Il faut au moins un extracteur par pièce et tout les 20/30 m², et on recommande d’y mettre deux modèles, qui fonctionneront en alternance.

Le principal avantage de cette technologie est sa simplicité d’installation en rénovation, même s’il faut le réseau électrique et le lien avec le régulateur pour chaque modèle. Le coût de fonctionnement est limité, les premières versions annonçaient un coût de 16€/an pour une maison de 120 m², avec des rendements allant de 70 à 90%.

Le système a toutefois ses inconvénients : création de nouveaux ponts thermiques dans la paroi (= pertes de chaleur), pertes pour l’insonorisation extérieure, et un bruit de ventilation et de changement de cycle perceptible.

A noter que d’autres constructeurs proposent une technologie équivalente en France, tel Atlantic, sous le nom extracteur d’air DF individuel (ici).


Voyage à Fribourg (3/5)

27 mars 2011

Petit tour dans une ville européenne référence sur les questions énergétiques et environnementales.

Si vous vous promenez à Fribourg, vous allez vous vite vous rendre compte d’une chose : les panneaux solaires sont omniprésents, que ce soit du photovoltaïque ou du chauffe-eau solaire. Cette filière est largement développée dans cette partie de l’Allemagne, démocratisant le solaire. Toits, parkings, écoles, église… tout y passe!

Ici le solaire a tellement d’empreinte que certaines classes d’étudiants, spécialisées en énergétique, ont même la chance de travailler dans un bâtiment extérieur à l’école, le Solarturm, d’une structure insolite où chaque élément y est un projet d’étude.

Un autre objet de curiosité : une maison héliotropique, capable de tourner pour se mettre face ou dos au soleil. Cette maison est le défi d’un architecte, Rolf Disch (qui y habite depuis 1994), qui voulait montrer que l’on était capable de créer une maison productrice d’électricité avec les moyens de l’époque. Les panneaux solaires sur le toit, les circuits chauffe-eau autour de la maison et l’isolation ont bien permis de faire de ce bâtiment un bâtiment à énergie positive, produisant 5 fois plus que l’énergie qu’elle consomme.

[…]


Pic de consommation d’électricité

22 décembre 2010

94.200 MW : Nouveau record établi au niveau de la consommation d’électricité en France.

Etabli le mardi 14 décembre à 18h55, elle dépasse les 93.584 MW atteint le 11 février dernier.

Toujours prioritairement la faute au modèle de chauffage français, très axé chauffage électrique. Du coup, lors des périodes de grand froid, le réseau doit importé d’un coup beaucoup d’électrcité. RTE nous a donné ces chiffres intéressants : pour chaque degré de moins, c’est 2300 MW qu’il faut compter en plus, soit deux fois la consommation d’une ville comme Marseille.

Autre sujet, RTE s’inquiète toujours autant du cas de la Bretagne. Ne produisant que les 8% de ce qu’elle consomme, les périodes de grand froid génère en Bretagne une situation énergétiquement tendue, le risque étant le black-out total (pour préserver les lignes de consommation)