Les recherches françaises sur le gaz de schiste auront lieues… en Algérie.

Un accord devrait voir le jour pour permettre aux scientifiques français de faire de la recherche sur l’exploitation du gaz de schiste en Algérie.

Parmi le conclusions du voyage en Algérie de François Hollande et de son impressionnant cortège, voici une information qui était passée discrètement avant les vacances de Noël. C’est Laurent Fabius qui avait dévoilé cette information.

Fabius_BouteflikaOn sait le sujet sensible en France, sujet qui est probablement la ligne rouge à ne pas franchir pour le maintien de l’entente EELV-PS. Alors, bien que François Hollande ait assuré qu’il n’y aurait pas d’exploitation sous son quinquennat, il avait laissé tout de même entendre que la recherche d’une autre méthode d’exploitation pouvait être soutenue, afin de pouvoir un jour contourner la fracturation hydraulique et ses conséquences environnementale désastreuses (voir ici et).

Le pouvoir politique algérien a visiblement beaucoup moins de soucis à tester des méthodes sur son sol, qui pourront lui être profitables sans gros investissement si les recherches aboutissent. Il va sans dire que la population y ignore probablement plus les conséquences faute d’un débat aussi médiatique que celui ayant eu lieu en France… pour le moment en tout cas.

Rappelons que plusieurs études soutienne que le gisement français en gaz de schiste est un des plus important d’Europe. Dans le même temps, un rapport de la Commission européenne évoque une empreinte écologique pour son exploitation bien plus importante que pour le gaz naturel

Pour ne pas bousculer l’opinion, faisons ça chez le voisin. Quand la recherche se donne un petit air colonialiste.

Publicités

2 Responses to Les recherches françaises sur le gaz de schiste auront lieues… en Algérie.

  1. Eric dit :

    Comme d’autres, je trouve que vous condamnez le gaz de schiste trop rapidement. Le gaz est nettement préférable comme hydrocarbure par rapport au pétrole et au charbon. Il a des rendements beaucoup plus élevés et rejette moins de CO2. Et disposer de gaz français permettrait de limiter les tensions récurrentes avec la Russie notamment.

  2. Rémi Rubio dit :

    Il y a une nuance, je ne suis pas en soi contre les gaz de schiste directement, mais contre la méthode actuelle d’extraction, par fracturation hydraulique. Après, si une autre solution apparait, il s’agit d’une énergie qui peut avoir sa place dans un mix énergétique.
    Cet article était à vrai dire sujet plus à la politique qu’aux gaz eux-mêmes.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :