Dessaler l’eau de mer avec l’énergie solaire

28 mai 2012

L’Algérie se lance dans la production verte d’eau potable.

Présenté au forum Asie-Afrique sur l’énergie durable, le projet expérimental de la ferme solaire de Saida, en Algérie relance les orientations du pays dans la recherche d’énergies alternatives. Cette ferme s’inscrit dans le projet général SSB (Sahara Solar Breeder), développé en partenariat avec 6 universités et deux agences japonaises.

Le projet prévoit aussi la création d’un pôle technologique du photovoltaïque dans la région, qui entraînerait un développement économique et un développement de la recherche. A la clé, on compte aussi une nouvelle création d’emploi et de formations professionnelles de différents niveaux.

Cette ferme devrait alimenter dès 2015 une usine de désalinisation de l’eau de mer. Ce développement est donc essentiel dans un pays très dépendant aux énergies fossiles et en manque d’eau potable.


La première hydrolienne française

11 septembre 2011

EDF s’apprête à installer la première hydrolienne française au large de la Bretagne.

C’est un pas très important pour l’industrie marine et énergétique française : c’est le première fois qu’une éolienne à vocation industrielle va être installée en France, et même dans le monde. Bien que d’autres projets et prototypes existent ailleurs, comme en Ecosse ou au Canada par exemple.

Ce monstre de 16 mètres de diamètre, pour 21 mètres de hauteur et un poids de 1000 tonnes, est la première des quatre hydroliennes devant être installées dans le premier parc hydrolien d’EDF,  dans les Côtes-d’Armor. Elle a été conçu par l’irlandais OpenHydro et assemblée dans le bassin de la DCNS à Brest. Elle devrait alimenter avec ces consoeurs de 2 à 3000 foyers d’ici 2012.

Ce projet est à 100% européen, 70% français, 25% breton. Et même si cette technologie coûtera à EDF 12 fois plus chère que l’électricité nucléaire, ce coût est amené à baisser dans les années qui vont suivre avec la multiplication du nombre de projets dans le monde : Siemens et Alstom par exemple préparent eux-aussi leur propres hydroliennes.


Energie Thermique des Mers

1 juillet 2011

Un nouveau système de production d’énergie sort des cartons des bureaux d’études : point sur l’énergie thermique des mers.

Principe : la production d’énergie serait fait grâce à la différence de température entre deux profondeur dans les océans. Le principe est comme souvent en thermodynamique basée sur le cycle de Rankine (comme dans les pompes à chaleur), sauf que cette fois, l’objectif n’est pas d’obtenir du chaud ou du froid à partir d’électricité, mais d’utiliser l’eau chaude en surface et l’eau froide des profondeurs pour la création d’électricité.

Concrètement ce qui change par rapport à une pompe à chaleur, c’est que le circuit est inversé, et que l’on remplace un compresseur par une turbine. Le condenseur est traversée par une eau froide, qui capte sa chaleur et sert donc à liquéfier le fluide de travail (ammoniac par exemple). L’évaporateur est traversé par de l’eau chaude, qui donne de la chaleur et permet au fluide de se vaporiser. C’est sous cette forme que le fluide va être  détendu dans la turbine pour fournir de l’électricité.

L’inconvénient de ce système, sans compter les difficultés techniques pour la résistance à l’eau de mer, est que le faible écart de température rend difficile de développer de grandes puissances. C’est tout l’enjeu des recherches sur cette technologie, qui est toutefois intéressante par son énergie nette produite car, dans ce système, seule les trois pompes (fluide, eau chaude, eau froide) nécessite de l’énergie. Cette technologie serait la plus applicable dans les régions proches de l’équateur.

Seul quelques acteurs mondiaux se sont lancés dans ce type de centrale, dont la DCNS pour la France. Des accords ont été signés en 2009 pour la création de prototypes de centrales ETM à la Réunion, d’ici quelques années. Le but étant d’atteindre deux objectifs : prendre la tête du secteur dans cette nouvelle technologie, et aider à atteindre l’auto-suffisance énergétique pour l’île de la Réunion.


Première centrale photovoltaïque flottante d’Europe, dans le Vaucluse.

16 juin 2011

La première centrale photovoltaïque d’Europe devrait être française.

L’entreprise Ciel & Terre a déposé un permis de construire sur un plan d’eau de 50 hectares une barge de 40.000 modules photovoltaïques, dans le Vaucluse, près du village de Piolenc. D’un budget de 35 millions d’euros, cette centrale de 12 MW devrait pouvoir produire 16 GWh/an. Cela représente la consommation annuelle de 5 à 6000 foyers français.

Ce serait la première fois qu’une installation de ce type se fasse en Europe, c’est une alternative intéressante pour ne pas recouvrir de grandes surfaces de terres agricoles. La faune marine n’en sera que peu affectée, d’autant que les panneaux ne prendront que le centre du plan d’eau, un bassin de carrière en fin d’activité. Cela pourrait être le point de départ d’une généralisation à d’autres plans d’eau, tels les retenues de barrages.


La DCNS et la Russie exportent le nucléaire en mer

12 mai 2011

Le nucléaire s’exporte en mer : deux technologies différentes pour un accès facilité à l’énergie nucléaire.

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Tout d’abord, les unitaires modulaires de la DCNS, en relation avec AREVA, le CEA et EDF. Le leader français des technologies sous-marines prévoit ainsi des unités nommées FlexBlue, d’une centaine de mètres de long et de 15m de diamètre, capable de fournir entre 50 et 250 MW.
Ces unités d’environ 12000 tonnes seront ancrées sur de fonds sismiquement stables. Des ballast permettront les déplacements verticaux pour l’installation, le démantèlement et la maintenance, et des mini-submersibles permettront d’intervenir à tout moment dessus.

S’appuyant sur leurs connaissances dans le domaine des sous-marins à propulsion nucléaire, la DCNS peut ainsi assurer que l’eau de mer servant au refroidissement sera le seul élément rejeté en mer, sans contamination.

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La Russie a mis à flot son premier réacteur nucléaire flottant il y a un an : L’Akademik Lomonosov.

Ressemblant à un paquebot de 144m, cette barge est équipé de deux réacteurs nucléaires permettant de fournir une puissance de 70 MW. Elle est dépourvue de moteurs et doit donc être remorquée jusqu’à destination. La soixantaine de techniciens assurant le maintien de la centrale vivront sur la barge. La première unité devrait être exploitée pendant 38 ans. Cette technologie n’est pas une première, les Etats-Unis en avait exploité une de ce type entre 1968 et 1975, soutenant l’armée dans la région de canal de Panama.

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Ces deux technologies, de faible puissance par rapport à une centrale terrestre (entre 900MW et 1500MW), ont l’avantage de pouvoir être construites dans des centres dédiés, et d’être emportées sur place sans nécessiter de grands travaux d‘aménagement du terrain.
Elles pourraient répondre aux besoins en énergie de zones côtières isolés et de pays en développement à faible consommation. L’AIE estime que le marché du nucléaire de faible puissance pourrait représenter 200 unités dans les 20 prochaines années.


Sugar, l’avion hybride

7 mai 2011

La Nasa et Boeing, avec Sugar, imaginent les avions hybrides de demain.

Sugar (Subsonic Ultra Green Aircraft Research) est le nom du concept d’avion de ligne dévoilé par Boeing et la Nasa. Combinant batteries, moteurs à hélices électriques et une turbine à gaz, le Sugar se doterait d’une voilure très allongée qui permettrait à la fois d’augmenter la portance et de diminuer la distance de décollage.

Cet avion ligne pour 154 passagers volerait à Mach 0,8 sur 6500 km et pourraient réduire sa consommation de carburant de 70% et sa consommation totale d’énergie de 55%.

Ceci dit, pour le moment, il ne s’agit que d’un projet papier, aucun prototype n’est attendu avant une vingtaine d’année, faute de technologies suffisamment développé. Un simple rêve qui va se faire attendre longtemps.


Belles les éoliennes, débat au Mont Saint-Michel

23 avril 2011

Le débat de l’éolien est monopolisé entre les pros et les antis. Quand les uns donnent une argumentation technique, les suivants presque immédiatement la réfute. Les argumentaires des deux camps étant toujours orientés, et plus ou moins justifiés suivant les cas. Leur intermittence (avec l’impact sur le réseau que cela implique) et l’incompatibilité avec les périodes de grands froids sont souvent mis en avant.

Toutefois, il ne faut pas se leurrer, le débat de fond est en fait porté sur l’aspect esthétique des éoliennes. C’est sur ce sujet, subjectif, que les anti recrutent le plus de sympathisants, et entre autre pour éviter ces problèmes de voisinages que l’éolien aimerait s’exporter en mer.

Mais là encore, il y a toujours de la contestation : il y a quelques temps c’était sur l’installation d’éoliennes offshore au large du Mont Saint-Michel. Que la population locale se pose des questions de l’impact sur l’économie touristique du site est légitime, mais enfin : le parc prévu serait à… 19 km des côtes ! Je ne crois pas à un quelconque déclassement de l’UNESCO pour quelques centimètres d’éoliennes apparaissant au large.

Les débats sur l’éolien, c’est finalement toujours le même. Beau ou pas ? Et bien moi personnellement, quelques éoliennes, je trouve ça beau. Qui n’a pas son attention captée par une éolienne quand il passe devant ? Quand je vois une éolienne offshore, je ne pense pas “Mais que fait ce gros morceau d’acier au milieu du paysage aquatique côtier“, elle est plutôt un symbole d’exploitation propre, symbole de sérénité. C’est une vision du progrès dans sa partie noble : beau et respectueux.

En y repensant, je suis sûr que la population en 709 a du être tout aussi partagé lorsque le Mont Saint-Michel a été construit, polluant le paysage naturel. Tout comme devait l’être les parisiens pour conserver ou non la Tour Eiffel après l’exposition universelle de 1889.


Projets énergétiques aux Maghreb

23 février 2011

Les pays du Maghreb ont plusieurs projets de centrales énergétiques renouvelables. Voici quelques exemples :

Algérie. On y attend une soixantaine de projets pour atteindre 3.000 MW d’électricité renouvelable d’ici 2020. Elle a notamment developpé des partenariats avec les Emirats arabes unis prêt à investir dans divers projets.

Maroc. En vue, une nouvelle centrale solaire, à Ouarzazate, pour produire près de 500 MW de 2012 à 2015. Cela ferait parti d’un immense chantier de 5 centrales pour un total de 2.000 MW.

Tunisie. L’AIE (Agence Internationale de l’énergie) étudie la possibilité d’installer un parc éolien de 60 à 120 MW. Les relations avec l’Allemagne, piller du renouvelable, se sont beaucoup développées ces derniers temps.

Energie solaire et énergie éolienne ont leur place dans les pays du Maghreb. De beaux efforts, à condition toutefois que les évènements politiques actuels n’impactent pas ces initiatives…


Remise en service d’une station hydroélectrique en Ethiopie

3 février 2011

En Ethiopie, la station hydroélectrique Gilgel Gibe II a ré-ouvert, après 11 mois d’inactivité due à un effondrement géologique.

D’une puissance installé de 420 MW, la centrale a été appuyée par l’Italie qui a co-financé ce projet et les travaux de réhabilitation après l’accident ayant suivi son inauguration le 14 janvier 2010. Dans un pays encore très peu consommateur d’énergie, cette centrale représente près de 50% des besoins du pays.

Quatre autres projets sont à l’étude actuellement en Ethiopie pour augmenter la production énergétique, partageable avec plusieurs de ses voisins, comme le Soudan, le Kenya, ou Djibouti. L’ensemble est toujours soutenu par l’Italie, mais aussi par la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement.

Notons qu’une polémique existe sur un de ces projet, Gibe III, qui serait un immense barrage de 1800MW, aux conséquences “cataclysmiques” sur les populations et différentes tribus des vallées en contre-bas. Ces populations de 300.000 personnes vivant de la pêche et au gré des inondations annuelles qui leur permettent de cultiver leurs terres seraient ainsi menacées, la plupart étant pourtant à l’heure actuelle auto-suffisantes.


Qatar 2022, ou la Coupe du monde de football énergivore

7 décembre 2010

Emmenez un des plus gros évênements sportifs de la planète au Moyen-Orient…

Vous y croyiez ? Eh bien la FIFA en a décidé ainsi : la Coupe du Monde 2022 de football aura lieu au Qatar.

Pourtant, ce n’était pas gagné. La FIFA avait déclaré qu’une compétition au Qatar, du fait de ses températures élevées (jusqu’à 60°C en été !) mettrait en danger la santé des joueurs, en activité intensive pendant un mois. Qu’à cela ne tienne, les stades seront climatisés !

Mirage au milieu du désert : catastrophe écologique. Argent et lobby sont visiblement parfaitement maitrîsé par le Qatar (nota : la participation dans le groupe soutien de Yann-Arthus Bertrand, réalisateur de l’exceptionnel film écologique Home, … elles sont où les valeurs contre l’épuisement des ressources ? ). Selon le président du comité de candidature Qatar 2022, le cheikh Mohammad Ben Hamad Al-Thani : « Tous les stades présentés dans notre dossier sont respectueux de l’environnement, par un recours à une technologie de pointe qui réduit à zéro les émissions de CO2 ».

Ben voyons, on demande à voir. Pensez simplement qu’un stade de la taille du Stade de France représente environ 3 millions de mètres cube à climatiser ! Et pour finir, le football n’est pas un sport national, les Stades présentés “seront” démontables pour être envoyés dans d’autres pays en développement, en Afrique.

Résultat du dernier match : FIFA  1 – 0  Developpement Durable.


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