Les émissions de CO2 d’ EDF diminuent

22 mai 2012

Dans un communiqué du 15 mai 2012, EDF annonce que son émission de CO2 a diminué de 11% sur l’année 2011.

Et d’environ -25% en France ! Ce qui place le rejet de CO2 d’EDF à 99,6 gCO2/kWh.

En passant sous la barre symbolique de 100 gCO2/kWh, EDF devient le premier des gros énergéticiens européens les moins émetteurs. Bien sûr, la principale explication tient à l’importance du parc nucléaire détenu par EDF.

Toutefois, la baisse est bien réelle, grâce à trois points :

  1. Une meilleure gestion des productions hydro-électriques.
  2. Le remplacement des centrales charbon par des centrales gaz.
  3. Le développement des énergies renouvelables.

EDF vise de diminuer ses émissions de CO2 de 30% d’ici 2020, sur toute son activité.


EDF et Alstom lancent l’éolien offshore français

6 avril 2012

Le gouvernement a dévoilé les résultats de l’appel d’offre pour les parcs éoliens offshore.

Le grand gagnant est le consortium EDF-Alstom qui obtient 3 des 5 parcs mis en jeu. Un parc a été obtenu par l’énergéticien espagnol Iberdrola, partenaire d’Areva, qui travaille aussi sur les côtes anglaises. Sur les 5 parcs initialement prévus, le 5ème n’a finalement pas été attribué, au grand dam du groupe GDF-Suez qui se retrouve hors-concours.

Ces parcs seront au large de La Turballe, Saint-Brieuc, Ouistreham et Fécamp, et devraient être rapidement composés d’environ 400 éoliennes. On estime l’investissement à hauteur de 7 milliards d’euros, et plus important la création concrète d’une filière française, accompagnée de 10.000 emplois industriels directs dans les régions Bretagne, Pays de la Loire et Normandie. Les retombées économiques locales comptaient pour 40% de la note pour obtenir l’appel d’offre, à égalité avec le prix de l’électricité futur.

Après une étude complète des fonds marins par les différents opérateurs, c’est 2 GW  de puissance qui seront installés dans un premier temps, pour un objectif affiché de 6 GW d’éolien offshore installé d’ici 2020. Actuellement, en comparaison, c’est une puissance de près 6,8 GW d’éolien terrestre qui est installée en France.

Petit rappel sur les éoliennes offshore : un avantage est leur taux de charge. Les vents en mer, plus forts que sur terre, permettent un taux de charge de l’éolienne d’environ 40%, contre 23% pour le terrestre. Cela signifie qu’à puissance installée égale, une éolienne offshore tournera à pleine puissance 1,7 fois plus que sa cousine (40/23).


Bilan électrique 2011 en France

5 février 2012

RTE a publié le 19 janvier dernier son bilan de l’électricité en France, qui montre de fortes économies en 2011, et une augmentation de l’exportation.

Le chiffre : -6,8% ! C’est l’économie de consommations des français en 2011 par rapport à 2010, soit 478,2 TWh. Cette diminution s’explique surtout par des conditions climatiques clémentes en 2011, une des années les plus chaudes depuis un siècle selon MétéoFrance. L’hiver étant très doux, les français ont peu consommé en chauffage électrique, et l’été ayant été assez mauvais, les climatisations ont aussi peu tiré sur les lignes.

Les énergies renouvelables (hors hydraulique) ont produit 25,6% de plus que l’année dernière. Ainsi l’éolien a produit 2,5% de l’énergie sur l’année (contre 1,9% en 2010) et la production photovoltaïque a triplée. Notons toutefois que le secteur du photovoltaïque aurait perdu 7000 emplois en 2011, suite essentiellement au moratoire de 2010 et au nouveau cadre de rachat.

Enfin, la France a retrouvé son statut d’exportateur d’électricité majeur en Europe. Ses exportations ont explosés de +89% par rapport à 2010 (55,7 TWh exporté). Bien sûr il y a la baisse de la consommation à l’intérieur et la grande disponibilité du parc électrique, mais c’est surtout l’arrêt soudain de 7 centrales nucléaires en Allemagne qui a gonflé nos exportations vers ce pays.


L’ Energie de Noël, exemple de Paris

25 décembre 2011

Les illuminations de Noël nécessitent en France une puissance d’environ 1300 MW. Soit la production d’un réacteur nucléaire.

Certaines villes agissent directement pour réduire leur consommation. La ville de Paris, par exemple, annonce avoir réduit cette source de consommation de 480.000 à 50.000 kWh en 5 ans, ce qui équivaut à la consommation d’énergie annuelle d’une dizaine de ménages parisiens. La décoration des Champs-Elysées, par exemple, innove complètement cette année, avec un design plus “moderne” (qui fait certainement plus de déçus que de satisfaits), et un système de guirlandes miroirs pour profiter encore plus de l’éclairage normal de l’avenue.

Le 3/4 de la consommation finale en France vient des ménages, l’autre quart des collectivités. Le développement des LED dans les décorations est un grand bien pour limiter cette consommation. Pensez-y !

Et Joyeux Noël !


Le gouvernement présente son programme d’action pour l’efficacité énergétique

21 décembre 2011

Vingt-sept propositions. Voilà ce qu’il ressort des études présentées par la Ministre de l’écologie et du développement durable, Nathalie Kosciusko-Morizet.

L’efficacité énergétique est un des trois pillers du développement énergétique moderne, avec le développement des énergies alternatives et la réduction des gaz à effet de serre. L’objectif est de diminuer d’ici 2020 la consommation électrique du pays d’au moins 20%. Ces propositions portent sur 4 tableaux :

  • Améliorer la compétitivité des entreprises
  • Réduire les consommations des ménages
  • Renforcer le rôle des pouvoirs publics
  • S’appuyer sur les technologies numériques

Dans l’ensemble, les propositions portent essentiellement sur des mesures d’incitations et d’aides financières pour les entreprises et collectivités investissant dans l’efficacité énergétique, un accès facilité aux aides pour les travaux de rénovation chez les particuliers, et une amélioration des moyens de sensibilisation citoyens. L’aide sociale pour les plus précaires n’est pas oubliée, le rôle de l’ADEME est renforcé, et le niveau de formation des professionnels de l’énergie revu à la hausse.

Certains outils de législation devraient apparaître également, avec par exemple l’interdiction des éclairages d’enseignes entre 1h et 6h du matin (suivant l’activité économique) et l’interdiction de l’éclairage extérieur et intérieur des bâtiments du tertiaire non-occupés la nuit. Ces mesures à elles seule devrait permettre d’économiser 2,7 TWh d’énergie par an, soit la consommation d’électricité (hors-chauffage) d’un million de ménages.

Voir l’ensemble du communiqué.


Accord PS-EELV : la place de l’énergie

20 novembre 2011

Après un court feuilleton, socialistes et écologiques se sont mis d’accord sur un certain nombre de convergence politique.

Il n’a pas été sujet uniquement d’écologie. Europe, finances, fiscalité, éducation… de nombreuses grandes lignes à suivre ont été signées d’un commun accord par les deux partis. Quid de la partie énergie et environnement ?

  • Loi cadre de transition énergétique à adopter dès 2013.
  • Encourager les filières d’avenir (éco-construction, agro-ressources…) et favoriser la création de 600.000 emplois verts.
  • Volonté de mettre en place une taxe carbone.
  • Plan national de réduction de la consommation énergétique (notamment rénovation énergétique des bâtiments).
  • Réduction de la part du nucléaire de 75 à 50% de la production électrique d’ici 2025.
  • Fermeture de 24 réacteurs nucléaires d’ici 2025 et arrêt immédiat de la centrale de Fessenheim. Aucun nouveau projet.
  • Point de désaccord ou en suspens : avenir du réacteur EPR de Flammanville, reconversion de la filière MOX, avenir du projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes à Nantes.

Là où les premiers points ont été signés sans réel soucis, les points difficiles ont été ceux touchant à la filière nucléaire. Un tel accord officialisant un arrêt obligatoire de 24 réacteurs nucléaires d’ici 2025 pose un certain problème d’éthique, car bien qu’il ne parait pas aberrant d’arrêter des réacteurs qui auront d’ici là plus de 40 ans d’âge, jouer la situation énergétique du pays sur un coup de dés politique, cela semble un peu limite. Il faudra être très efficace sur le développement de nouvelles sources et sur l’amélioration de l’efficacité énergétique du pays pour ne pas avoir à recourir aux énergies fossiles pour compenser la baisse de production.

L’avenir du réacteur EPR est complètement incertain : François Hollande, comme un certain nombre d’écologistes “modérés”, envisage mal d’arrêter un chantier qui a déjà englouti 4 milliards d’euros, à mi-chemin de sa mise en service. Une bien lourde facture mais rendue nécessaire pour ce qui doit être le réacteur le plus sécurisé et surveillé au monde.

Accord PS-EELV


Espace Eco-citoyens

17 septembre 2011

L’ADEME a mis en place un site d’information et de conseils pour agir de manière plus écologique dans son quotidien. Economies d’énergie et donc financières garanties.

A découvrir ici.


La première hydrolienne française

11 septembre 2011

EDF s’apprête à installer la première hydrolienne française au large de la Bretagne.

C’est un pas très important pour l’industrie marine et énergétique française : c’est le première fois qu’une éolienne à vocation industrielle va être installée en France, et même dans le monde. Bien que d’autres projets et prototypes existent ailleurs, comme en Ecosse ou au Canada par exemple.

Ce monstre de 16 mètres de diamètre, pour 21 mètres de hauteur et un poids de 1000 tonnes, est la première des quatre hydroliennes devant être installées dans le premier parc hydrolien d’EDF,  dans les Côtes-d’Armor. Elle a été conçu par l’irlandais OpenHydro et assemblée dans le bassin de la DCNS à Brest. Elle devrait alimenter avec ces consoeurs de 2 à 3000 foyers d’ici 2012.

Ce projet est à 100% européen, 70% français, 25% breton. Et même si cette technologie coûtera à EDF 12 fois plus chère que l’électricité nucléaire, ce coût est amené à baisser dans les années qui vont suivre avec la multiplication du nombre de projets dans le monde : Siemens et Alstom par exemple préparent eux-aussi leur propres hydroliennes.


Energie Thermique des Mers

1 juillet 2011

Un nouveau système de production d’énergie sort des cartons des bureaux d’études : point sur l’énergie thermique des mers.

Principe : la production d’énergie serait fait grâce à la différence de température entre deux profondeur dans les océans. Le principe est comme souvent en thermodynamique basée sur le cycle de Rankine (comme dans les pompes à chaleur), sauf que cette fois, l’objectif n’est pas d’obtenir du chaud ou du froid à partir d’électricité, mais d’utiliser l’eau chaude en surface et l’eau froide des profondeurs pour la création d’électricité.

Concrètement ce qui change par rapport à une pompe à chaleur, c’est que le circuit est inversé, et que l’on remplace un compresseur par une turbine. Le condenseur est traversée par une eau froide, qui capte sa chaleur et sert donc à liquéfier le fluide de travail (ammoniac par exemple). L’évaporateur est traversé par de l’eau chaude, qui donne de la chaleur et permet au fluide de se vaporiser. C’est sous cette forme que le fluide va être  détendu dans la turbine pour fournir de l’électricité.

L’inconvénient de ce système, sans compter les difficultés techniques pour la résistance à l’eau de mer, est que le faible écart de température rend difficile de développer de grandes puissances. C’est tout l’enjeu des recherches sur cette technologie, qui est toutefois intéressante par son énergie nette produite car, dans ce système, seule les trois pompes (fluide, eau chaude, eau froide) nécessite de l’énergie. Cette technologie serait la plus applicable dans les régions proches de l’équateur.

Seul quelques acteurs mondiaux se sont lancés dans ce type de centrale, dont la DCNS pour la France. Des accords ont été signés en 2009 pour la création de prototypes de centrales ETM à la Réunion, d’ici quelques années. Le but étant d’atteindre deux objectifs : prendre la tête du secteur dans cette nouvelle technologie, et aider à atteindre l’auto-suffisance énergétique pour l’île de la Réunion.


Investissements mondiaux 2010 dans les EnR

26 juin 2011

Une enquête fait le point sur les investissements dans les énergies renouvelables dans le monde, en forte progression.

243 milliards de dollars. Voici, selon l’agence Pew Charitable Trust, le montant des investissement mondiaux en 2010 pour le développement des Energies renouvelables. Soit 30% d’augmentation en moins d’un an ! En tête de ces investissement, la Chine avec ses 54,4 milliard dépensés représente 22% des investissements mondiaux. Viennent ensuite l’Allemagne (41,2 G$), les Etats-Unis (34 G$), l’Italie (13,9 G$) et le Brésil (7,6 G$). L’éolien représente la plus grosse part des investissements.

La France quand à elle arrive à la 9e place mondiale, et à la 4e place européenne, avec ses 4 milliards de dollars investis. C’est la première fois que la France atteint le Top 10 mondial, c’est une bonne nouvelle, mais cela montre aussi que l’on a encore beaucoup de marge. Les investissements français sont 10 fois moins importants que les investissements allemands, et ne représente que 0,15 % du PIB contre 1,4 % chez nos voisins. D’autant que ce rapport pointe du doigt le gouvernement français, qu’il accuse d’incohérences dans sa politique énergétique.


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