La Volt de GM prend des congés

19 mars 2012

General Motors a décidé de suspendre la production de sa vitrine technologique, la Volt.

Lancée en 2010, la Volt est une voiture électrique équipé d’une petit moteur thermique pour recharger sa batterie en cas de besoin. Ce type de véhicule est appelé hybride Plug-in. Avec cette caractéristique, elle affiche une consommation en cycle mixte de 1,2 L/100km. Sachant que la batterie seule tient le coup jusqu’à 60/70 kilomètres.

Or, General Motors a surestimé sa capacité de vente. Près de 6500 véhicules attendraient toujours preneurs dans les différents concessionnaires américains. Du coup, GM annonce un fermeture temporaire de son usine de production basé près de Détroit, le 19 mars prochain, le temps d’écouler les stocks. Le coût de la voiture (annoncée prochainement en Europe à 43.000€) et la concurrence a dû jouer.

Petit comble, la voiture a reçu en 2011 le titre d’ “automobile de l’année“. Comme quoi les récompenses ne font pas tout.


Débats sur le gaz de schiste (2/2)

20 juin 2011

[...] Parce que tout ça semblait trop beau, ce type d’extraction souffrent de très nombreux défauts, avec des conséquences très néfastes :

Inconvénients

  • Du fait des nombreux forages nécessaires, c’est de destruction du paysage que l’on parle ici.
  • Le début de la fracturation nécessite une explosion, ajouté à un passage forcé de l’eau, c’est tout une zone souterraine de fragilisée. On impute d’ailleurs à ces forages des séismes ayant eu lieu au Etats-Unis, dans des zones plutôt calmes habituellement.
  • Le liquide de fracturation n’est pas de l’eau pure. Des parlementaires américains ont dévoilé une liste de 29 produits toxiques dans ces liquides. Une bonne partie reste d’ailleurs dans le puits.
  • L’acheminement se fait à l’heure actuelle par camions, à cause du changement d’emplacement régulier. Autant dire une pollution supplémentaire, localement.
Enfin, pour terminer, c’est le caractère propre même du gaz de schiste qui est remis en cause. Une étude récente tendrait à prouver que ce gaz est finalement plus polluant que le charbon. En effet, même si la combustion du charbon rejette bien plus de CO2, le gaz est de base composé de méthane (CH4) qui impacte 20 fois plus l’effet de serre que le CO2 sur un siècle. Or, avec ce type d’exploitation, on estime que 3% du gaz est perdu dans la nature. C’est peu, mais assez pour annuler la caractère bénéfique du gaz sur le charbon.
Voir les problèmes dus à l’extraction des gaz de schistes.
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Conclusion
Il n’est plus question de parler du caractère écologique de l’extraction de gaz de schistes par fracturation hydraulique. A la vue des soucis qu’ont les américains avec cette méthode (de l’eau de robinet, polluée, est, en certains endroits devenue inflammable !), heureusement que la classe politique s’est réveillée assez rapidement. Seul un soucis d’indépendance énergétique pourrait justifier l’utilisation de cette technique d’extraction. Mais le prix à payer est inacceptable.

Débats sur le gaz de schiste (1/2)

10 juin 2011

L’exploitation des gisements de gaz de schiste est soumis à de forts débats en France. Au mois de mai, les députés ont voté l’interdiction de la fracturation hydraulique. Explications.

Le Gaz de Schiste
A l’inverse du gaz naturel conventionnel, où l’on a juste à forer le sol pour que le gaz remonte, le gaz de schiste est enfermé et disséminé dans des roches profondes (les schistes). Avec l’augmentation du prix de l’énergie, les tensions ponctuelles avec la Russie (gros fournisseur de gaz en Europe), les gaz de schistes avait besoin d’un méthode d’extraction efficace et rentable. C’est aujourd’hui le cas.

D’autant que le potentiel français est estimé à une centaine d’années de consommation nationale. D’un point de vue indépendance énergétique, c’est donc une option intéressante, et quatre permis d’exploitation ont été délivrée dans le sud du bassin parisien. Et à priori d’un point de vue écologique, le gaz est préférable au pétrole ou au charbon.

Fracturation hydraulique
La méthode a été développée au Etats-Unis depuis quelques années. Elle consiste à forer jusqu’aux couches de schistes, et de forcer des fractures dans la roche avec de l’eau. Cette fracturation libère le gaz, qui remonte en suivant le jet d’eau.

Au regard des petites quantités prélevées, ce procédé est tout de même assez long et nécessite de nombreux forages.

[...]


Sugar, l’avion hybride

7 mai 2011

La Nasa et Boeing, avec Sugar, imaginent les avions hybrides de demain.

Sugar (Subsonic Ultra Green Aircraft Research) est le nom du concept d’avion de ligne dévoilé par Boeing et la Nasa. Combinant batteries, moteurs à hélices électriques et une turbine à gaz, le Sugar se doterait d’une voilure très allongée qui permettrait à la fois d’augmenter la portance et de diminuer la distance de décollage.

Cet avion ligne pour 154 passagers volerait à Mach 0,8 sur 6500 km et pourraient réduire sa consommation de carburant de 70% et sa consommation totale d’énergie de 55%.

Ceci dit, pour le moment, il ne s’agit que d’un projet papier, aucun prototype n’est attendu avant une vingtaine d’année, faute de technologies suffisamment développé. Un simple rêve qui va se faire attendre longtemps.


Panneaux solaires à la Maison Blanche

16 septembre 2010

Un groupe de lobbyistes a lancé une pétition pour installer des panneaux solaires à la Maison Blanche.

Bien que cette idée n’est pas nouvelle, l’affaire a pris de l’ampleur depuis cet été. Les sociétés Sungevity et Free Hot water proposent respectivement une installation de panneaux photvoltaïques de 17,85 kWc et des chauffe-eau solaires répondant aux besoins de 4 personnes. Le tout offert, de toute manière cela ferait une excellente publicité pour ces entreprises. L’administration Obama n’a pas encore pris de décision à ce sujet, l’option d’un appel d’offre est étudié en lieu et place de ce don.

20/06/1979 : Jimmy Carter inaugure des panneaux solaires à la Maison Blanche.

Cela ne serait pas la première fois que des panneaux solaires aparaissent à la Maison Blanche. Jimmy Carter en avait fait installer en 1979, dans le cadre de son plan “Solar America“, dont l’objectif ultime était une énergie américaine 100% renouvelable en 2050. Ces mêmes panneaux ont été rétirés par Donald Reagan, soutenu par les entreprises pétrolières américaines, après son investiture en 1985.

Si l’énergie solaire revient à la Maison Blanche, nul doute que cela serait une formidable publicité pour le secteur renouvelable, dans un pays où la mutation énergétique va demander beaucoup d’efforts.


Frein dans la consommation énergétique américaine.

2 mai 2010

Coup d’oeil sur la consommation d’énergie fossile des Etats-Unis ces dernières années.

La chute ces dernières années de la consommation d’énergie fossile aux Etats-Unis est impressionante. 9% de baisse pour le pays le plus gaspilleur au monde.

A espérer que la relance de l’économie post-crise ne voit pas cette courbe remonter en flèche.


Emissions de CO2, les pays se renvoient la responsabilité.

4 mars 2010

Probablement le point le plus délicat des négociations politiques : La responsabilité.

C’est probablement la principale raison du fiasco du sommet de Copenhague. Chaque pays se renvoie la responsabilité des émissions de CO2. Les différents points de vue :

  • Les Emissions globales. Quels sont les pays les plus émetteurs au monde ? En tête la Chine (21%) et les Etats-Unis (20%), devant la Russie (6%), L’Union Européenne représente environ 15% des émissions.
  • Les Emissions moyennes par habitant. Cette fois, on retrouve en tête le Qatar (60 t/hab/an). Les Etats-Unis (19 tonnes), l’Australie et le Canada (17 tonnes) sont loin devant la Chine et sa grande population (4 tonnes). Un européen en rejette environ 8 tonnes, un russe 11.
  • La contribution historique aux émissions. Les grands gagnants sont cette fois les Etats-Unis (30%) et l’Europe (27%). L’Australie ne représente ici que 1% des émissions.

Ainsi la Chine met en avant son importante population, l’Europe affiche des résultats globalement meilleurs actuellement par rapport à d’autres, l’Australie utilise sa faible participation historique aux rejets de CO2. 

Chacun y va de son point de vue et attend que les autres fassent quelque chose. Pourtant, il faudra bien que l’on sorte vite de cette impasse, et que l’on arrête ce jeu du “C’est ta faute, toi d’abord.”.


General Motors dépose le bilan

2 juin 2009

General Motors, qui n’a su s’adapter à la nouvelle donne énergétique, s’est officiellement déclaré en faillite le lundi 1er mai.

GM logoCette fois, c’est fini. GM n’a pas pu se sortir de ces 82 milliards de dollards de dettes. C’est pourquoi l’entreprise s’est placée sous la protection de la loi américaine, et sera détenue à 60 % par le gouvernement fédéral.

C’était la chute annoncée d’un géant. Un géant de l’automobile qui n’a pas été en mesure de se renouveller pour affronter la fin du pétrole bon marché. Il y a à peine plus d’un an, GM était toujours le n°1 mondial de l’automobile (après 77 années à cette place), avant de céder sa couronne à Toyota, nouveau fleuron de l’automobile avec ses petites voitures, bien plus économes en énergie et en argent. Après 86 années en indice phare du Dow Jones (le plus vieil indice de la bourse de New-York), c’est une grande page de l’industrie fleurissante des Etats-Unis qui se tourne.

La restructuration à venir s’annonce draconienne. Onze sites à fermer, trois en chômage technique, suppression de 40% des points de vente, 24000 suppressions de poste. Un moindre mal pour éviter une hécatombe de l’économie nationale, mais toutefois le début de l’inconnu pour les salariés; des ouvriers bien portant, payés bien au-dessus de la moyenne, avec des avantages pour les familles, jusqu’à une assurance maladie prise en charge par le constructeur américain. Un symbole au pays de l’oncle Sam…


La fusion nucléaire reproduite par des lasers

31 mai 2009

Les conditions de fusion nucléaire retrouvées grâce aux lasers.

L’avantage des lasers est de pouvoir transporter sans presque aucune pertes ou modifications une très grande intensité au niveau d’un point précis. Avec une telle énergie déployée si précisement, on créé des conditions de pression et de température suffisante (mais toutefois infernales !) pour amorcer la fusion des éléments présents, fusion qui peut apporter 10 fois plus d’énergie que celle fournie par les lasers. Chambre sphérique du NIF

Le 10 mars dernier, le NIF (National Ignition Facility) ont fait tourner les faisceaux de leurs 192 lasers sur un cylindre d’un demi-millimètre de diamètre, lui-même placé dans une chambre sphérique de 10m de diamètre. Opération réalisée : les lasers se sont tous déclenchés en même temps (les 192 !) et ont permis d’atteindre une énergie phénoménale de 1.1 MJ. Le but de cette expérience est d’étudier le comportement de la matière, étape déterminante pour une conception d’un réacteur adapté à la fusion.

Les physiciens américains ont donc lancé les expériences de fusion véritable. Leurs homologues français du CEA devraient leur emboîter le pas prochainement en activant les 240 faisceaux du Laser MégaJoule (LMJ), dimensionné pour atteindre les 1.8 MJ !

Science&Technology, article du 30 mars 2009 à propos du NIF (en anglais)


Hydrolienne (1/2) : Capter l’ énergie marémotrice

30 janvier 2009

L’ hydrolienne ou comment capter une source d’énergie renouvelable méconnue : l’énergie marémotrice.

Basés sur le même principe, Eoliennes et Hydroliennes sont des systèmes de turbines entraînées par le mouvement de pâles du au passage d’un fluide. Telle l’éolienne, une hydrolienne produit de l’électricité, mais grâce à l’énergie marémotrice [*], existante par deux courants d’eau différents : les courants marins ou celui dû aux marées.

Deux configurations technologiques pourraient être mise en oeuvre pour capter l’énergie marémotrice. Soit placer des turbines seules sous l’eau, de préférence non posée au fond, pour éviter ensablement ou autre, soit faire une véritable éolienne sous-marine, la fameuse hydrolienne.

Pour l’instant cette technologie est au stade des tests et des premiers prototypes. L’usine marémotrice de la Rance en France fait office de précurseur de la technique : sous forme de barrage, cela fait 40 ans que cette usine produit de l’électricité grâce aux courants de marées, avec une puissance de 240 MW ! En Norvège, une hydrolienne de 300kW existe depuis 2003. En Irlande du Nord, un record de 1,2 MW a été atteint pour une unique hydrolienne. Le reste est fait de projets, comme l’hydrolienne qui se situerait sous le Golden Bridge de San Fransisco, ou une usine marémotrice dans le Wando Hoenggan, voie navigable de Corée du Sud.


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