HQE, Haute Qualité Environnementale, gage de qualité ?
Le label HQE est donc délivrés si sont respectés certains critères portant sur l’environnement et le confort (voir HQE,cibles du label). L’obtention se fait sur un système de points délivrés sur le respect de chacune de ces cibles, dont le nombre de points varie de l’une à l’autre. Chacune de ces cibles est classé selon un ordre de priorité par les responsables des projet de construction. Or, là les ennuis commencent.
D’abord, il n’existe pas de valeurs réellement quantitatives pour juger le bon respect des cibles. La notation est assez subjective, et donc l’obtention des points assez douteuse.
Mais surtout, le principal problème est que, dans les faits, il suffit simplement que 3 des cibles fassent figures de modèle et que quelques autres soient plus performantes que le minimum demandé par la loi pour qu’un batîment soit déclaré HQE. Et là de suite, le label HQE fait beaucoup moins sérieux n’est-ce pas?
Imaginez : la qualité de l’eau est très bonne, le chantier est passé presque inaperçu aux yeux et oreilles des voisins et la maison s’accorde très bien avec les formes et couleurs du petit village où elle est située. Ajoutez-y quelques autres considérations sympatiques, comme un air sain et une efficace évacuation des eaux usées (chiche). Remuez le tout à feu doux. Laissez tiedir. Et voilà vous êtes à présent certifié Haute Qualité Environnementale! Plus qu’à ranger votre chaudière au fioul trentenaire, vos murs en papier et vos charpentes en bois amazonien.
Certes le label HQE est de bonne intention, mais difficile de la voir assurer la qualité de ses produits, trop peu de règles en assurant la validité. Il vaut mieux ne pas oublier, avant d’ouvrir plus grandement son porte-monnaie, de regarder un peu plus en détail les qualités de l’édifice, notamment les qualités de perfomance énergétique (HPE, THPE…) seuls reconnus par l’Etat.