RTE a publié le 19 janvier dernier son bilan de l’électricité en France, qui montre de fortes économies en 2011, et une augmentation de l’exportation.
Le chiffre : -6,8% ! C’est l’économie de consommations des français en 2011 par rapport à 2010, soit 478,2 TWh. Cette diminution s’explique surtout par des conditions climatiques clémentes en 2011, une des années les plus chaudes depuis un siècle selon MétéoFrance. L’hiver étant très doux, les français ont peu consommé en chauffage électrique, et l’été ayant été assez mauvais, les climatisations ont aussi peu tiré sur les lignes.
Les énergies renouvelables (hors hydraulique) ont produit 25,6% de plus que l’année dernière. Ainsi l’éolien a produit 2,5% de l’énergie sur l’année (contre 1,9% en 2010) et la production photovoltaïque a triplée. Notons toutefois que le secteur du photovoltaïque aurait perdu 7000 emplois en 2011, suite essentiellement au moratoire de 2010 et au nouveau cadre de rachat.
Enfin, la France a retrouvé son statut d’exportateur d’électricité majeur en Europe. Ses exportations ont explosés de +89% par rapport à 2010 (55,7 TWh exporté). Bien sûr il y a la baisse de la consommation à l’intérieur et la grande disponibilité du parc électrique, mais c’est surtout l’arrêt soudain de 7 centrales nucléaires en Allemagne qui a gonflé nos exportations vers ce pays.
Vingt-sept propositions. Voilà ce qu’il ressort des études présentées par la Ministre de l’écologie et du développement durable, Nathalie Kosciusko-Morizet.
L’efficacité énergétique est un des trois pillers du développement énergétique moderne, avec le développement des énergies alternatives et la réduction des gaz à effet de serre. L’objectif est de diminuer d’ici 2020 la consommation électrique du pays d’au moins 20%. Ces propositions portent sur 4 tableaux :
Améliorer la compétitivité des entreprises
Réduire les consommations des ménages
Renforcer le rôle des pouvoirs publics
S’appuyer sur les technologies numériques
Dans l’ensemble, les propositions portent essentiellement sur des mesures d’incitations et d’aides financières pour les entreprises et collectivités investissant dans l’efficacité énergétique, un accès facilité aux aides pour les travaux de rénovation chez les particuliers, et une amélioration des moyens de sensibilisation citoyens. L’aide sociale pour les plus précaires n’est pas oubliée, le rôle de l’ADEME est renforcé, et le niveau de formation des professionnels de l’énergie revu à la hausse.
Certains outils de législation devraient apparaître également, avec par exemple l’interdiction des éclairages d’enseignes entre 1h et 6h du matin (suivant l’activité économique) et l’interdiction de l’éclairage extérieur et intérieur des bâtiments du tertiaire non-occupés la nuit. Ces mesures à elles seule devrait permettre d’économiser 2,7 TWh d’énergie par an, soit la consommation d’électricité (hors-chauffage) d’un million de ménages.
La fin des ampoules à incandescence est en cours, il va falloir se tourner vers d’autres sources d’éclairage.
Alors, par quoi remplacer nos bientôt défuntes lampes à incandescence ? Fluocompactes? Halogènes? LED? Voici un petit tableau récapitulatif de leurs différentes caractéristiques.
Chacune de ces technologies est encore et toujours en cours d’optimisation, mais les premières versions sont déjà tout à fait capables de prendre le relais de nos ampoules à incandescence.
Rappelons l’objectif de cette révolution forcée : diminuer la consommation énergétique européenne. L’éclairage représenterait environ 10% de la consommation d’énergie totale. On estime que cette mesure pourrait permettre une économie d’énergie équivalente à la consommation de la Belgique.
La fin des ampoules à incandescence est en cours, il va falloir se tourner vers d’autres sources d’éclairage.
Lampes halogènes
Principe: Il s’agit d’une lampe à incandescence améliorée, le filament échauffe un gaz halogène (tel le brome ou l’iode) qui produit de la lumière. C’est en de nombreux points l’ampoule la plus proche de incandescence.
Consommation: 14 lumen/W
Prix: 4-5€
Durée de vie : 2 ans
Allumage: instantané
Utilisation recommandée : La lumière étant très naturelle, elle est très adaptée en cuisines et pour les salles de bain (pour que les légumes/fruits/viandes et le visage n’aient pas une couleur blafarde). De plus, puisque l’ampoule résiste bien aux allumages répétitifs, c’est la lampe la plus adaptée aux couloirs et zones de passage.
A savoir: La lampe halogène est la moins intéressante en terme d’économie d’énergie, elle est plus un choix par défaut là où les fluocompactes et les LED ne sont pas très adaptées. Il n’y a pas de filière de retraitement en fin de vie, des études ont montré qu’une filière de recyclage serait bien trop polluante : à jeter dans les ordures ménagères.
Lampes LED
Principe: La diode électro-luminescente (LED) est un matériau semi-conducteur qui émet de la lumière bleue quand il est traversé par un courant, un composé chimique à sa surface convertie cette lumière de la couleur souhaitée (blanche notamment).
Consommation: 50-80 lumen/W
Prix: 10-40€
Durée de vie : 10-25 ans
Allumage: instantané
Utilisation recommandée : De prix élevé et de qualité variable, la LED ne sert encore à l’heure actuelle que dans certaines niches, pour les particuliers. Elle est recommandée pour la lecture (n’éblouit pas), en extérieur (car non sensible au froid), pour les décorations et les veilleuses (allumage prolongé), et pour tout ce qui est lampe de poche.
A savoir: C’est la lampe la plus économe en énergie, et de grande durée de vie. Elle attend sa démocratisation. En attendant qu’un recyclage spécifique soit créé pour recycler le germanium, les lampes usagées seront à jeter dans les verres et métaux.
La fin des ampoules à incandescence est en cours, il va falloir se tourner vers d’autres sources d’éclairage.
La prochaine étape dans le retrait des ampoules à incandescence est la fin de la vente des ampoules de plus de 40W le 31 août prochain. L’arrêt total est prévu pour le 31 décembre 2012 pour toutes les autres catégories.
Trois technologies existent en remplacement : les lampes fluocompactes, les lampes halogènes, et les LED. Quelles sont les caractéristiques de chacune de ces technologies? Tâchons d’y répondre.
Pour comparer les lampes, oublions le Watt (qui ne correspondait qu’aux lampes à incandescence), et parlons Lumen (flux lumineux) car chaque technologie ne consomme pas la même quantité d’énergie pour une dose de lumière définie. A savoir aussi : une année de fonctionnement correspond pour les professionnels à 1000h d’utilisation, et les couleurs des lumières sont variables suivant la technologie et la température de chauffe.
Lampe Fluocompacte
Principe : Excités par un courant électrique, des atomes de mercure émettent des UV, qui seront ensuite convertis en lumière visible en traversant la paroi tapie de poudre fluorescente.
Consommation : 45-70 lumen/W Prix : 7-8€ Durée de vie : 5-10 ans Allumage : de 0,5 secondes à 2 min
Utilisation recommandée : Les salons et les chambres, avec une ambiance chaleureuse (c’est-à-dire avec une lampe 3000K), ou dans les plafonniers de bureau, garages ou ateliers en lumière froide (5000K).
A savoir : Le mercure est toxique, en cas de casse, aérez la pièce et quittez-la pendant 15 min. Épongez ensuite avec du papier absorbant. N’oubliez pas de recycler ! (les revendeurs doivent proposer la récupération des lampes usagées)
Le nucléaire s’exporte en mer : deux technologies différentes pour un accès facilité à l’énergie nucléaire.
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Tout d’abord, les unitaires modulaires de la DCNS, en relation avec AREVA, le CEA et EDF. Le leader français des technologies sous-marines prévoit ainsi des unités nommées FlexBlue, d’une centaine de mètres de long et de 15m de diamètre, capable de fournir entre 50 et 250 MW.
Ces unités d’environ 12000 tonnes seront ancrées sur de fonds sismiquement stables. Des ballast permettront les déplacements verticaux pour l’installation, le démantèlement et la maintenance, et des mini-submersibles permettront d’intervenir à tout moment dessus.
S’appuyant sur leurs connaissances dans le domaine des sous-marins à propulsion nucléaire, la DCNS peut ainsi assurer que l’eau de mer servant au refroidissement sera le seul élément rejeté en mer, sans contamination.
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La Russie a mis à flot son premier réacteur nucléaire flottant il y a un an : L’Akademik Lomonosov.
Ressemblant à un paquebot de 144m, cette barge est équipé de deux réacteurs nucléaires permettant de fournir une puissance de 70 MW. Elle est dépourvue de moteurs et doit donc être remorquée jusqu’à destination. La soixantaine de techniciens assurant le maintien de la centrale vivront sur la barge. La première unité devrait être exploitée pendant 38 ans. Cette technologie n’est pas une première, les Etats-Unis en avait exploité une de ce type entre 1968 et 1975, soutenant l’armée dans la région de canal de Panama.
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Ces deux technologies, de faible puissance par rapport à une centrale terrestre (entre 900MW et 1500MW), ont l’avantage de pouvoir être construites dans des centres dédiés, et d’être emportées sur place sans nécessiter de grands travaux d‘aménagement du terrain.
Elles pourraient répondre aux besoins en énergie de zones côtières isolés et de pays en développement à faible consommation. L’AIE estime que le marché du nucléaire de faible puissance pourrait représenter 200 unités dans les 20 prochaines années.
Petit tour dans une ville européenne référence sur les questions énergétiques et environnementales.
Une des premières fiertés de son développement urbain a été celui des transports dans la ville. Avec 5 lignes de tramway et 270 km de lignes de bus, les habitants utilisent bien moins leurs voitures : moins de la moitié d’entre eux en possèdent une. L’auto-partage est développé et les vélos circulent en nombre. D’ailleurs, devant la gare et le théâtre de la ville trône un garage à vélo immense de 1000 places, ainsi qu’un magasin de location.
Les deux quartiers références sont les éco-quartiers Rieselfield et Vauban(nom tiré d’anciennes casernes militaires françaises, abandonnées après la réunification de l’Allemagne). Dans ces quartiers, les bâtiments ont une consommation située entre 50 et 70 kWh/m²/an en moyenne (moyenne française : environ 250). Ici : la production d’électricité y est bien supérieure à la consommation.
De plus environ 30% des trajets sont effectuées à vélo, même si ils sont largement desservis par le tramway : avec des immeubles d’environ 4 étages, la population est assez concentrée (mais pas trop) rendant économiquement viable la construction des lignes de tramway jusque dans ces quartiers.
Voici la nouvelle étiquette énergie qui apparaîtra en Europe pour les appareils ménagers d’ici fin 2011.
On se souvient tous des étiquettes aux classes énergétique de A+ à G. On se souvient aussi ne plus avoir vu depuis très longtemps de frigo sous la catégorie A, grâce aux progrès réalisés : Il fallait revoir l’étiquetage.
Des nouveautés apparaissent : les consommations en eau et bien sûr en électricité seront cette fois exprimées par an (sur la base d’une famille de 4 personnes) et le niveau sonore sera là aussi explicité. D’autres infos tels le poids admis dans un lave-linge y seront aussi directement représentés.
La future étiquette classera les appareils de D à … A+++. Il aurait peut être été plus judicieux de ré-étalonner les catégories de A à G, mais les industriels ont jugé que rajouter des ‘+’ représentait mieux les progrès établis et que cela permettrait aux utilisateurs de conserver tous leurs repères. Limite comme justification : c’est probablement plus pour que les constructeurs ne voient pas certains de leur produits passer de A à D…
Au fait : les réfrigérateurs en-dessous de la classe A ne sont plus autorisés à la production en Europe. Du coup, c’est paradoxal, mais un frigo de classe A fait parti des appareils les moins performants !
En Ethiopie, la station hydroélectrique Gilgel Gibe II a ré-ouvert, après 11 mois d’inactivité due à un effondrement géologique.
D’une puissance installé de 420 MW, la centrale a été appuyée par l’Italie qui a co-financé ce projet et les travaux de réhabilitation après l’accident ayant suivi son inauguration le 14 janvier 2010. Dans un pays encore très peu consommateur d’énergie, cette centrale représente près de 50% des besoins du pays.
Quatre autres projets sont à l’étude actuellement en Ethiopie pour augmenter la production énergétique, partageable avec plusieurs de ses voisins, comme le Soudan, le Kenya, ou Djibouti. L’ensemble est toujours soutenu par l’Italie, mais aussi par la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement.
Notons qu’une polémique existe sur un de ces projet, Gibe III, qui serait un immense barrage de 1800MW, aux conséquences “cataclysmiques” sur les populations et différentes tribus des vallées en contre-bas. Ces populations de 300.000 personnes vivant de la pêche et au gré des inondations annuelles qui leur permettent de cultiver leurs terres seraient ainsi menacées, la plupart étant pourtant à l’heure actuelle auto-suffisantes.
94.200 MW : Nouveau record établi au niveau de la consommation d’électricité en France.
Etabli le mardi 14 décembre à 18h55, elle dépasse les 93.584 MW atteint le 11 février dernier.
Toujours prioritairement la faute au modèle de chauffage français, très axé chauffage électrique. Du coup, lors des périodes de grand froid, le réseau doit importé d’un coup beaucoup d’électrcité. RTE nous a donné ces chiffres intéressants : pour chaque degré de moins, c’est 2300 MW qu’il faut compter en plus, soit deux fois la consommation d’une ville comme Marseille.
Autre sujet, RTE s’inquiète toujours autant du cas de la Bretagne. Ne produisant que les 8% de ce qu’elle consomme, les périodes de grand froid génère en Bretagne une situation énergétiquement tendue, le risque étant le black-out total (pour préserver les lignes de consommation)