Les émissions de CO2 d’ EDF diminuent

22 mai 2012

Dans un communiqué du 15 mai 2012, EDF annonce que son émission de CO2 a diminué de 11% sur l’année 2011.

Et d’environ -25% en France ! Ce qui place le rejet de CO2 d’EDF à 99,6 gCO2/kWh.

En passant sous la barre symbolique de 100 gCO2/kWh, EDF devient le premier des gros énergéticiens européens les moins émetteurs. Bien sûr, la principale explication tient à l’importance du parc nucléaire détenu par EDF.

Toutefois, la baisse est bien réelle, grâce à trois points :

  1. Une meilleure gestion des productions hydro-électriques.
  2. Le remplacement des centrales charbon par des centrales gaz.
  3. Le développement des énergies renouvelables.

EDF vise de diminuer ses émissions de CO2 de 30% d’ici 2020, sur toute son activité.


Les hydrates de méthane

25 février 2012

Les recherches accélèrent pour récupérer ces nouveaux hydrocarbures., qui représentent toutefois un danger important.

Les hydrates de méthane se forment dans certaines conditions spécifiques, coincées dans la glace, dans les régions arctiques ou dans les sédiments marins (à moins 500m). Potentiellement, les ressources des hydrates de méthane représentent deux fois les ressources de pétroles et de charbon réunies. Les hydrates de méthane sont probablement la dernière ressource d’hydrocarbure capables d’assurer, à ce rythme de consommation, notre avenir énergétique.

(voir le blog NaturenDanger)

Pour exploiter ce gaz, une nouvelle méthode est testée sous la houlette des ministères des énergies américains et japonais. Pour ne pas fragiliser les couches de glace, on injecte du CO2 en remplacement du méthane compris dedans, autrement dit en retirant du gaz, on stocke dans le même temps du CO2 nocif pour l’atmosphère : à la fois intéressant écologiquement et financièrement pour les plate-formes.

Toutefois, ce type d’exploitation nécessiterait un contrôle parfait pour éviter une fragilisation des sols, ou un rejet massif du méthane dans l’atmosphère (qui a un impact bien plus fort que le CO2 sur l’effet de serre). Si cela arrive, le naufrage d’un pétrolier passerait pour propre en comparaison.

Cette actualité montre surtout que l’augmentation du prix des hydrocarbures classiques, la peur du nucléaire, et l’augmentation toujours croissante des besoins autorisent à présent une recherche de ressources beaucoup plus chères à l’exploitation, et plus polluantes aussi.


Les émissions de GES ont bien diminuées en Europe

9 octobre 2010

L’Agence européenne pour l’environnement a publié ses derniers chiffres. En 2008, l’Europe a encore une fois et pour la cinquième année consécutives diminué ses émissions de gaz à effets de serre (GES). L’Europe des 15 a émis 6.9% de GES de moins qu’en 1990, et l’Europe des 27 a réduit de 2% ses émissions pour 2008, ce qui l’amène à 11% de moins que son niveau de 1990.

Après 5 ans de baisse, la tendance semble donc bien se confirmer, et les objectifs du protocole de Kyoto en la matière (8% de moins que le niveau de 1990 d’ici 2012) semblent finalement atteignables.


Objectifs de la RT 2012

20 juillet 2010

La Réglementation Thermique 2012 promet une grande avancée dans le secteur du bâtiment.

La nouvelle réglementation RT 2012, sortie tout droit des cartons du Grenelle de l’Environnement, promet de grandes évolutions énergétiques dans le bâtiment. Et il en est temps : A lui tout seul, le bâtiment représente plus de 40% de la consommation d’énergie en France, représentant environ 2 tonnes de CO2 rejetées par habitant et par an. Par comparaison, c’est comme si chaque français avait fait 16 fois le trajet Paris-Marseille en voiture individuelle (rejet moyen d’une voiture en France : 160g/km).

La RT 2012 fixe notamment comme objectif une consommation maximum pour les nouveaux logements de 50 kWh/m²/an, la moyenne actuelle étant aux alentours de 260 kWh/m²/an ! Si on regarde la réglementation actuelle, il s’agit en fait de ne construire plus que des Bâtiments Basse Consommation (BBC). Et c’est tout à fait faisable, les méthodes sont nombreuses, connues et complémentaires :

  • Conception réfléchie dans la forme globale du bâtiment. (implantation et orientation).
  • Isolation performante du bâtiment (murs et vitrages), avec retour à l’isolation extérieure.
  • Ventilation améliorée, grâce notament à la VMC double flux.
  • Système de chauffage performant (Pompe à chaleur, chaudière bois, gaz à condensation).
  • Utilisation de matériaux renouvelables, de proximité.
  • Intégration des énergies renouvelables (le solaire thermique est devenu incontournable).

Bien entendu cela entraîne une augmentation du coût de construction, de l’ordre de 10 à 15%, mais à relativiser du fait de l’immense économie engendrée sur le long terme. La généralisation et la mise en place avancée de la RT2012 en 2011 aux bâtiments tertiaires et publics devraient aider à la baisse des prix.


La Taxe Carbone (2/2)

8 mars 2010

… La Taxe Carbone suit un véritable parcours du combattant pour s’imposer en France.

 Le modèle suèdois : Instaurée en 1991 en Suède, la taxe carbone est rentrée dans les moeurs. Les émissions de CO2 y ont diminuées de 9% alors que la croissance a augmentée de presque 50%. Notons que la taxe carbone suèdoise diffère bien de la version française. Tout d’abord, aucune redistribution n’est appliquée, cette taxe est entièrement comprise dans la fiscalité suèdoise. Ensuite, la Suède, en 1991, a lancé une taxe à 27 € la tonne de CO2 (contre 17 € en France), et cette taxe  atteint aujourd’hui 108 € la tonne. Bien qu’assez perplexe après la présentation du possible modèle français, assez complexe, le gouvernement suèdois considère qu’il s’agit toutefois d’un bon début.

En France, on en pense quoi ? Difficile de savoir. Alors que nombreux sont les français admettant que les enjeux environnementaux ( et énergétiques ? je l’espère ) sont importants, ils sont souvent réticents à appliquer des mesures concrètes à ce sujet. Pourtant les aides multiples du gouvernement se développent pour améliorer l’efficacité énergétique du pays, n’est-il pas normal qu’un source financière aparaisse lorsque cela ne va pas dans le bon sens ?

Le grand argument des opposants politiques à cette taxe est : “Cette taxe est largement impopulaire”. Je me permets de poser une question, pensez-y objectivement : Vous avez déjà vu une taxe populaire ?

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Emissions de CO2, les pays se renvoient la responsabilité.

4 mars 2010

Probablement le point le plus délicat des négociations politiques : La responsabilité.

C’est probablement la principale raison du fiasco du sommet de Copenhague. Chaque pays se renvoie la responsabilité des émissions de CO2. Les différents points de vue :

  • Les Emissions globales. Quels sont les pays les plus émetteurs au monde ? En tête la Chine (21%) et les Etats-Unis (20%), devant la Russie (6%), L’Union Européenne représente environ 15% des émissions.
  • Les Emissions moyennes par habitant. Cette fois, on retrouve en tête le Qatar (60 t/hab/an). Les Etats-Unis (19 tonnes), l’Australie et le Canada (17 tonnes) sont loin devant la Chine et sa grande population (4 tonnes). Un européen en rejette environ 8 tonnes, un russe 11.
  • La contribution historique aux émissions. Les grands gagnants sont cette fois les Etats-Unis (30%) et l’Europe (27%). L’Australie ne représente ici que 1% des émissions.

Ainsi la Chine met en avant son importante population, l’Europe affiche des résultats globalement meilleurs actuellement par rapport à d’autres, l’Australie utilise sa faible participation historique aux rejets de CO2. 

Chacun y va de son point de vue et attend que les autres fassent quelque chose. Pourtant, il faudra bien que l’on sorte vite de cette impasse, et que l’on arrête ce jeu du “C’est ta faute, toi d’abord.”.


La Taxe Carbone (1/2)

24 février 2010

Adoptée, rejetée par le Conseil Constitutionnel, la Taxe Carbone en France suit un parcours du combattant …

Actualité : La Taxe Carbone, mesure principale du dernier Grenelle de l’Environnement et mesure phare du programme vert de M.Sarkozy a du mal a sortir des cartons. Rejetée par le Conseil Constitutionnel à cause de sa non-application au domaine industriel, la taxe  carbone s’accroche.

Objectif de la taxe carbone : L’objectif de la taxe carbone est pourtant louable. En sanctionnant proportionnelement les plus gros émetteurs de CO2, cette taxe a pour but de diminuer le recours aux énergies fossiles, en poussant vers un changement technologique et vers une modification des habitudes de consommation.

Le problème industriel : Le premier projet évinçait nombre d’entreprises pour éviter d’handicaper des secteurs soumis à la concurrence internationale. Il faudrait en effet pour contrer cela une taxe carbone mondiale. A mon avis, ce serait le plus interessant, on prendrait ainsi en compte la distance producteur-consommateur économiquement. Cela devrait permettre le retour à une économie locale, plutôt que de gaspiller énormement d’énergie en carburant. Et d’ailleurs, sûr que les délocalisations seraient repensées. Mais bon, redescendons sur terre et revenons à notre taxe carbone nationale. Un autre moyen d’équilibrer la concurrence avec l’étranger serait d’installer des mesures douanières compensatrices, mais là encore l’OMC est stricte : cela passerait donc aussi par des négociations mondiales.

En parallèle, je trouve que cette taxe appliquée aux professionnels n’est pas exagérée, si l’on tient compte de la suppression probable de la taxe professionnelle. C’était une petite parenthèse, à mon niveau de simple citoyen, l’ensemble du système financier français ne peut que m’échapper.

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Breathing Earth

19 février 2010

Voilà un site très interessant, présentant une carte du monde animée et interactive.

La carte s’initialise au départ. A partir de là, vous observez les quantités de CO2 rejetées ainsi que l’évolution des naissances et des décès. A droite vous avez les statistiques à l’échelle du monde, à gauche celle du pays sur lequel se trouve votre souris. Vous voyez comment cela a évolué depuis votre connexion au site.

Cliquez sur l’image.


Palmarès des dirigeants européens les plus pollueurs en 2008

22 avril 2009

Le magazine Terra eco a réalisé un palmarès des principaux dirigeants pollueurs européens pour l’année 2008, uniquement sur la part du transport.

Sans oublier bien entendu que le pouvoir nécessite de beaucoup voyager et donc de polluer énormement, il était interessant de savoir ce que rejettait en transport les grands dirigeants européens. A ce jeu, les résultats sont en tête et dans l’ordre : Emissions CO2 politiques 2008

Chacun à ses particularités : Gordon Brown pollue beaucoup avec ses 120000 km vers l’étranger effectués en Boeing, Angela Merkel utilise indifferemment un A310 pour ses déplacements à l’extérieur ET en Allemagne, Nicolas Sarkozy a un bon rendement étant donné ses 325000 km parcourus (autant que Merkel et Brown réunis!) et José Luis Zapatero aurait pu faire une belle économie grâce à ses déplacements en hélicoptère, mais se “rattrape” avec son A310 (220 passagers en commercial).

Très mauvaise nouvelle ! L’Elysée a décidé d’acheter un A330 d’occasion pour effectuer de longs voyages sans escales, ce qui ferait passer les émissions de Nicolas Sarkozy pour un tel kilométrage de 7100 à 12500 tonnes équivalent CO2!! On n’avait pas besoin de ça.


SP95-E10 ?

18 avril 2009

Mais qu’est-ce que ce SP95-E10 ?

Officiellement mis en vente en France depuis le 1er avril 2009, le SP95-E10 est une nouvelle essence composé à 10% d’éthanol agréé (issu en France de la betterave ou du blé), contre 5% jusque là pour le sans-plomb classique. D’ici 2 ans, il devra être présent dans l’ensemble de l’UE. A ce jour en France, 13% des stations le proposerait, Total étant le principal distributeur.

Techniquement la consommation de carburant augmente légèrement, mais les avantages fiscaux sur l’éthanol sont tels (prix au litre plus faible) que les coûts à l’utilisation sont les mêmes . Au final moins de CO2 est rejeté.

Pourquoi pas plus de 10% d’éthanol? Pour une histoire de compatibilité avec 60% des véhicules essences roulant en France (savoir si votre véhicule est concerné). Pas de panique pour les autres, les SP95 et SP98 ne devraient pas être retirés des circuits avant que le trafic ne soit presque entièrement compatible.

Notons quelques soucis : le transport de ce carburant se fait actuellement par camions (pas d’installation actuellement adaptée, et le bilan carbone alors?), la mesure pour le biocarburant a beaucoup fait parler d’elle lors de l’augmentation du prix des céréales et l’Allemagne, soutien historique du projet, a suspendu sa mise en circulation pour incompatibilité avec 3 millions de ses véhicules.

Plus d’infos.


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