Enlève ta cravate !

17 février 2012

Le gouvernement du Chili incite les travailleurs à retirer leur cravate pour économiser de l’énergie.

La campagne d’information prête à sourire, mais elle est prise très au sérieux par les autorités chiliennes. Si les salariés voulaient bien retirer leurs cravate au travail, les bureaux auraient moins besoin de climatisation, ce qui générerait une économie d’électricité. Question sensible, car le Chili a souffert de deux black-out concernant la moitié de la population ces deux dernières années. Et la consommation ne cesse d’augmenter.

Le fait est que ce petit accessoire peut être assez désagréable pendant les journées chaudes, mais ce petit geste aurait-il un réel impact sur la consommation d’énergie ? Le gouvernement y croit, puisqu’ils estiment que l’économie engendrée pourrait atteindre 10 millions de dollars ! Des spots publicitaires gouvernementaux ont même été diffusés.

A quand le short au bureau ?


Bilan électrique 2011 en France

5 février 2012

RTE a publié le 19 janvier dernier son bilan de l’électricité en France, qui montre de fortes économies en 2011, et une augmentation de l’exportation.

Le chiffre : -6,8% ! C’est l’économie de consommations des français en 2011 par rapport à 2010, soit 478,2 TWh. Cette diminution s’explique surtout par des conditions climatiques clémentes en 2011, une des années les plus chaudes depuis un siècle selon MétéoFrance. L’hiver étant très doux, les français ont peu consommé en chauffage électrique, et l’été ayant été assez mauvais, les climatisations ont aussi peu tiré sur les lignes.

Les énergies renouvelables (hors hydraulique) ont produit 25,6% de plus que l’année dernière. Ainsi l’éolien a produit 2,5% de l’énergie sur l’année (contre 1,9% en 2010) et la production photovoltaïque a triplée. Notons toutefois que le secteur du photovoltaïque aurait perdu 7000 emplois en 2011, suite essentiellement au moratoire de 2010 et au nouveau cadre de rachat.

Enfin, la France a retrouvé son statut d’exportateur d’électricité majeur en Europe. Ses exportations ont explosés de +89% par rapport à 2010 (55,7 TWh exporté). Bien sûr il y a la baisse de la consommation à l’intérieur et la grande disponibilité du parc électrique, mais c’est surtout l’arrêt soudain de 7 centrales nucléaires en Allemagne qui a gonflé nos exportations vers ce pays.


Qatar 2022, ou la Coupe du monde de football énergivore

7 décembre 2010

Emmenez un des plus gros évênements sportifs de la planète au Moyen-Orient…

Vous y croyiez ? Eh bien la FIFA en a décidé ainsi : la Coupe du Monde 2022 de football aura lieu au Qatar.

Pourtant, ce n’était pas gagné. La FIFA avait déclaré qu’une compétition au Qatar, du fait de ses températures élevées (jusqu’à 60°C en été !) mettrait en danger la santé des joueurs, en activité intensive pendant un mois. Qu’à cela ne tienne, les stades seront climatisés !

Mirage au milieu du désert : catastrophe écologique. Argent et lobby sont visiblement parfaitement maitrîsé par le Qatar (nota : la participation dans le groupe soutien de Yann-Arthus Bertrand, réalisateur de l’exceptionnel film écologique Home, … elles sont où les valeurs contre l’épuisement des ressources ? ). Selon le président du comité de candidature Qatar 2022, le cheikh Mohammad Ben Hamad Al-Thani : « Tous les stades présentés dans notre dossier sont respectueux de l’environnement, par un recours à une technologie de pointe qui réduit à zéro les émissions de CO2 ».

Ben voyons, on demande à voir. Pensez simplement qu’un stade de la taille du Stade de France représente environ 3 millions de mètres cube à climatiser ! Et pour finir, le football n’est pas un sport national, les Stades présentés “seront” démontables pour être envoyés dans d’autres pays en développement, en Afrique.

Résultat du dernier match : FIFA  1 – 0  Developpement Durable.


Solarwall, avoir de l’air chaud simplement

17 octobre 2010

La technologie SolarWall utilise l’énergie solaire pour chauffer l’air alimentant la ventilation des grands bâtiments.

La simplicité du système rappelle un peu le principe du puit canadien, et bien c’est justement une entreprise canadienne, Conserval Engineering, qui est a développé SolarWall. Le principe : Un revêtement métalique microperforé est intallé en façade sud d’un grand bâtiment, à 30 cm du mur. L’air passe par les microperforations du revêtement, qui lui transmet alors sa chaleur accumulée par rayonnement. Les pertes thermiques du batîment de la façade sud ajoute même un surplus de chaleur au système. L’air réchauffé sera ensuite envoyé dans le système de ventilation.

Le principe est simple, déclinable en plusieurs versions, et joue toujours un rôle en été puisqu’il devient une couche d’isolation supplémentaire, en empêchant la rayonnement d’atteindre le mur exposé sud du bâtiment. L’air chaud produit en été sera simplement rejeté à l’extérieur cette fois. Cela fait 30 ans que cette technique a fait ses preuves Outre-Atlantique, mais de grands projets voient le jour en Europe. Le magasin Auchan Miskolc en Hongrie évalue à présent son retour sur investissement sur 4 à 5 ans plutôt que sur les 6 ou 7 prévus initialement. 

Conseval Engineering étudie à présent très sérieusement l’idée de combiner cette technologie au photovoltaïque. La chaleur dégagée par les cellules serait évacuée par ce système, ce qui permettrait en plus d’améliorer le bilan photovoltaïque, qui diminue avec l’augmentation de température.


Objectifs de la RT 2012

20 juillet 2010

La Réglementation Thermique 2012 promet une grande avancée dans le secteur du bâtiment.

La nouvelle réglementation RT 2012, sortie tout droit des cartons du Grenelle de l’Environnement, promet de grandes évolutions énergétiques dans le bâtiment. Et il en est temps : A lui tout seul, le bâtiment représente plus de 40% de la consommation d’énergie en France, représentant environ 2 tonnes de CO2 rejetées par habitant et par an. Par comparaison, c’est comme si chaque français avait fait 16 fois le trajet Paris-Marseille en voiture individuelle (rejet moyen d’une voiture en France : 160g/km).

La RT 2012 fixe notamment comme objectif une consommation maximum pour les nouveaux logements de 50 kWh/m²/an, la moyenne actuelle étant aux alentours de 260 kWh/m²/an ! Si on regarde la réglementation actuelle, il s’agit en fait de ne construire plus que des Bâtiments Basse Consommation (BBC). Et c’est tout à fait faisable, les méthodes sont nombreuses, connues et complémentaires :

  • Conception réfléchie dans la forme globale du bâtiment. (implantation et orientation).
  • Isolation performante du bâtiment (murs et vitrages), avec retour à l’isolation extérieure.
  • Ventilation améliorée, grâce notament à la VMC double flux.
  • Système de chauffage performant (Pompe à chaleur, chaudière bois, gaz à condensation).
  • Utilisation de matériaux renouvelables, de proximité.
  • Intégration des énergies renouvelables (le solaire thermique est devenu incontournable).

Bien entendu cela entraîne une augmentation du coût de construction, de l’ordre de 10 à 15%, mais à relativiser du fait de l’immense économie engendrée sur le long terme. La généralisation et la mise en place avancée de la RT2012 en 2011 aux bâtiments tertiaires et publics devraient aider à la baisse des prix.


La Pompe à Chaleur : comment ça marche ?

7 juillet 2010

Dans le volet “vulgarisons la thermodynamique” : faisons le point sur le fonctionnement d’une pompe à chaleur.

La pompe à chaleur “pompe” de l’énergie à un milieu froid (et donc le refroidit encore plus) et redonne cette énergie à un milieu chaud (et donc le réchauffe encore plus). Pour ce faire, on fait circuler un fluide frigorigène dans un circuit fermé, et on le fait changer de phase suivant le milieu avec lequel il est “en contact” (par un échangeur évidemment, ces fluides étant polluants, il ne faut pas les laisser sortir, d’ailleurs : Ne jetez pas vos frigos dans la nature !).

[...]

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Le Puits Provençal ou Canadien

8 octobre 2009

Comment ventiler une maison à température confortable, à moindre frais d’entretien ? Réponse, le puits canadien ou puits provençal.

A savoir : Grâce à sa grande inertie thermique [*], le sol reste à une température moyenne constante en profondeur. Dans nos régions, le sol reste ainsi à une température d’ environ 15°C, à 1.5 m de profondeur, et ceci en toute saison.

Ventiler, c’est renouveler l’air de la maison par de l’air extérieur. Or, en plein hiver, on rechigne à ouvrir la fenêtre, et on fait rechauffer l’air entrant par la ventilation. Le puits canadien, c’est un système de préchauffage naturel : l’air entre par des gaines de ventilation enterrées sur des dizaines de mètres. L’air est plus froid que le sol et se réchauffe ainsi avant de passer dans la VMC [*]. Du coup, on a moins à chauffer.

puit provençal

Etonnant de voir comment on peut économiser de l’énergie avec un système composé essentiellement de simples gaines. Le plus beau, c’est qu’en été, le système est inversé : l’air se refroidit grâce au sol. On parle ici de puits provençal, l’homologue du puits canadien.

Pour les prix, on estime les coûts de matériel de 150 à 300 € si vous êtes déjà équipé de VMC, auquel il faut ajouter les coûts de main-d’oeuvre. Il s’agit donc d’un moyen simple, peu coûteux, qui a depuis très longtemps fait ses preuves, et sobre en énergie.


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