HQE : (2/2) Une fausse bonne référence

HQE, Haute Qualité Environnementale, gage de qualité ?

Le label HQE est donc délivrés si sont respectés certains critères portant sur l’environnement et le confort (voir HQE,cibles du label). L’obtention se fait sur un système de points délivrés sur le respect de chacune de ces cibles, dont le nombre de points varie de l’une à l’autre. Chacune de ces cibles est classé selon un ordre de priorité par les responsables des projet de construction. Or, là les ennuis commencent.

D’abord, il n’existe pas de valeurs réellement quantitatives pour juger le bon respect des cibles. La notation est assez subjective, et donc l’obtention des points assez douteuse.

Mais surtout, le principal problème est que, dans les faits, il suffit simplement que 3 des cibles fassent figures de modèle et que quelques autres soient plus performantes que le minimum demandé par la loi pour qu’un batîment soit déclaré HQE. Et là de suite, le label HQE fait beaucoup moins sérieux n’est-ce pas?

Imaginez : la qualité de l’eau est très bonne, le chantier est passé presque inaperçu aux yeux et oreilles des voisins et la maison s’accorde très bien avec les formes et couleurs du petit village où elle est située. Ajoutez-y quelques autres considérations sympatiques, comme un air sain et une efficace évacuation des eaux usées (chiche). Remuez le tout à feu doux. Laissez tiedir. Et voilà vous êtes à présent certifié Haute Qualité Environnementale! Plus qu’à ranger votre chaudière au fioul trentenaire, vos murs en papier et vos charpentes en bois amazonien.

Certes le label HQE est de bonne intention, mais difficile de la voir assurer la qualité de ses produits, trop peu de règles en assurant la validité. Il vaut mieux ne pas oublier, avant d’ouvrir plus grandement son porte-monnaie, de regarder un peu plus en détail les qualités de l’édifice, notamment les qualités de perfomance énergétique (HPE, THPE…) seuls reconnus par l’Etat.

3 réponses vers «HQE : (2/2) Une fausse bonne référence»

  1. xavier Essonne 91 dit :

    les normes sont souvent utiles pour créer de l’innovation et surtout pour imposer du protectionnisme.

  2. Rafale dit :

    Je pense que cette vision des choses est un peu exagérée.
    Tout d’abord je tiens à préciser que HQE n’est pas un label mais une démarche qui explique la marche à suivre afin de se voir attribué différents labels.
    Celle-ci est basée sur 14 critères. Il est vrai que sur ces 14 critères, tous ne sont pas pris en compte de la même façon :
    3 doivent être respectés à très haute performance
    4 doivent être performants
    7 doivent être au minimum acceptables
    (Voir http://www.hqe-autodesk.com)
    Je suis d’accord sur un point, ces mesures sont plutôt qualitatives que quantitatives.

    En revanche, lors de l’attribution des labels HPE, THPE et BBC, des mesures quantitatives sont établies.
    (Ces différents labels correspondent à différents seuil d’émission de CO2)

    Une fois ces précisions faites, la démarche HQE prend plus de sens.

  3. Rémi Rubio dit :

    Merci pour la précision, et permettez-moi de répondre. Oui effectivement ici il y a exagération. J’approuve tout-à-fait la démarche HQE, et fais entièrement confiance aux labels HPE aux autres. Le but était ici d’expliquer que le HQE ne doit pas être pris comme unique référence du fait de son caractère qualitatif et assez peu sûr. Donc merci pour avoir quelque peu freiné mes ardeurs, oui le terme HQE doit se développer car la démarche est bonne, mais n’hésitez pas à gratter un peu la surface, pour savoir comment a-t-il vraiment été établi.

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